‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 133 sur 177 · F. Riegel. — Die Erkrankungen des Magens, Vienne · texte numérisé non relu

F. Riegel. — Die Erkrankungen des Magens, Vienne

5. J. Troller. — Zur Pcpsinfrage bei Achylia gastrica, Archiv fur Verdauungskrankheiten, i V, p. 151,1899.

6. LiNOssiER. — Revue critique sur les maladies de restomac, Archives générales de médecine, mai 1889.

7. BouRGET. — Des altérations chimiques du suc gastrique, Revue médicale de la Suisse romandCy 20 déc. 1888. — Sur 287 analyses faites ctiez 63 malades, dont 16 atteints de cancer de l'estomac, il n*y a qu*un seul cas où Tauteur ait vu la pepsine avoir uu eflet utile.

digestion. L. GeorgesS opérant sur 92 liquides extraits de restomac dont 87 ne possédaient aucun pouvoir digestif, déclare que Taddition de pepsine n'a jamais donné de résultat favorable et que, dans 12 cas entre autres, elle a même entravé la digestion. Werther^ est d'avis que de grandes doses de pepsine diminuent le pouvoir digestif du suc gastrique normal.

A cet argument concernant l'inutilité de la pepsine dans les digestions artificielles, j'oppose les conclusions inverses auxquelles m'a conduit l'observation de malades traités avec la pepsine. Que celle-ci soit inutile dans les digestions de laboratoire, c'est possible; mais, quand la digestion se passe dans Teslomac, il n'en est plus de même. Dans la dyspepsie infantile, par exemple, l'acide lactique donne des résultats bien différents, suivant qu'on lui associe ou non la pepsine. De même, dans les dyspepsies hypersthéniques avec grande hypei\hlorIiydrie, alors que la quantité d'HCI n'est plus en rapport avec la quantité de pepsine sécrétée dans Testomac et inhibe l'action de celle-ci, il ne sera pas indifférent pour le malade de lui apporter un renfort de pepsine. J. Effront^ a démontré qu'il y a une dose optime d'HCI, et celle qui aide le mieux l'action de la pepsine varie suivant diverses influences, en particulier suivant Télat de division des matières albuminoïdes. Ainsi cette dose optime d'HCI, qui est de 3 p. 100 pour les cubes de blanc d'œuf coagulé, descend à 2 p. 100 pour la fibrine, à 1,5 p. 100 pour l'albumine coagulée, divisée et passée au tamis un.

Enfin, dans les gastrites chroniques, dans l'anadénie (Ewald) ou dans l'achylie gastrique par lésions de la muqueuse, alors qu'on n'a plus l'espérance de réveiller par des médicaments appropriés les fonctions de l'organe, il faut se servir de l'estomac pour y faire de véri^ tables digestions artificielles. J'ai souvent employé l'HCl seul, et je n'ai jamais réussi aussi bien que dans les cas où la pepsine lui était associée.

Voilà un mode d'expérimentation qui répond aux arguments de Heidenhain et à ceux de Georges et de Bourget. Le rôle de la pepsine en thérapeutique n'est donc pas aussi terminé que le pensent nos contemporains puisque la clinique nous fournit déjà les trois indications ci-dessus.

Nous ne nous donnerons pas la peine de réfuter les autres arguments qui ont été proposés contre la pepsine. Il nous suffira de les énumérer pour que vous jugiez de leur inanité.

1. L. Georges. — Quelques expériences propres à «îrlairer sur la thérapeutique de la dyspepsie gastrique, Archives de médecine, expcnmeniaky p. 88, 1889.

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