‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 139 sur 177 · GOODSIR. — Edinburg med, and scient. Journal · texte numérisé non relu

GOODSIR. — Edinburg med, and scient. Journal

2. Prerichs. — Ueber sarcina ventriciili, Archiv. fur Anat. und Physiol., 1874.

3. Falkenbeim. — Ueber sarcina, Archiv, fur experimentelle Pathologie und Pharmacologie, 1885.

4. Oppler. — Mûnchener medicinische Wochenschrift, n* 29, 1894. — /d., Zur Kennt- Dis de» Magcnii^altes bei Gtircinoma Vcnlriculi, Deutsche medicinische Wochenschrift, n* 5, 1895.

5. H. EuRET. — Ueber die diagnostische Bedeulung der Magengâhrungen, Mittheilungen aus den Gremgebieten der Medicin und Chirurgie, t. III, fasc. 5, 1898.

6. A. COYON. — Contribution à l'étude de lu sarcina venlriculi, Comptes rendus de la Société de biologie, 16 déc. 1899.

7. F. RiEGEL. — • Erkrankungen des Magens. p. 173, Vienne, 1891).

8. H. EuRET. — Ueber das Verhâltniss der Sarcincn zu der Magcngâhrung, Miithei" lungen aus den Gremgebieten der Medicin und Chirurgie, t. Il, fasc. 5.

j^ De Bart^ détermine les espèces microbiennes sur

duférenuiniorobM 10 cstomacs malades ou sains. Il trouve des sarcines,

des levures, des champignons filamenteui,

l'oïdium albicans, le mucedo mucor, le leptothrix buc-

calis, puis diverses bactéries, Tamylobacter, le subtilis, le

geniculatus.

Yignal' trouve dans la cavité buccale 19 micro-organismes, parmi lesquels le bacille de la pomme de terre et le bacillus coli commune.

MiNKOwsKi' trouve dans des estomacs riches en HCl les champignons de la levure et, dans un estomac sans HCl, le ferment butyrique et de nombreux bacilles ou cocci capables de provoquer des phénomènes de putréfaction.

Abelous^ a décrit 16 espèces microbiennes dans l'estomac. Plusieurs d'entre elles ont été rencontrées dans les fèces et dans l'estomac d'un homme tué en pleine digestion. Cultivées dans les divers milieux nutritifs, elles se montrent extrêmement résistantes à un suc gastrique arliûciel d'une acidité de 1,7 p. 100. La durée de cette résistance dépasse de beaucoup la durée moyenne de la digestion stomacale. Enfin dix de ces microbes sont des anaérobies facultatifs \

Hais ce qui est particulièrement intéressant, c'est que tous ces microbes exercent in vitro une action plus ou moins énergique sur une ou plusieurs matières alimentaires. Ainsi cette activité se traduit par la formation de peptones, de glucose et d'alcool, et par l'apparition de produits d'une transformation plus avancée, tels que leucine, bases ammoniacales, indol, scatol, acides gras, etc. La transformation est d'autant plus rapide qu'on additionne l'essai de carbonate de chaux qui neutralise les acides au fur et à mesure de leur formation et modère leurs effets empêchants sur les fermentations microbiennes. Comme la décomposition des aliments par les microbes n'est pas très rapide, qu'il faut dix jours pour saccharifier 10 grammes d'amidon, trois jours pour intervertir 20 grammes de sucre de

1. DkBary. — Archiv fur experimentelle Pathologie und Pharmëcologie, t. XX, 1886.

2. ViGNÀL. — Microbes de la bouche et des matières fécales, Archives de physiologie, p. 286495, 1887.

3. MiNKOWSKi. — MiWieilungen aus der medicinischen Klinik »u Kônig^ferg, Leipzig,

4. Abelous. — La doctrine microbienne et la physiologie du tulie digestif, Thèse de Montpellier^ 1888, et Soc. de biologie, 9 février 188J. — Sur les 16 bactéries d*AtELOUS, 7 sont connues : 1* S nrcinaveDtriculi;â* Bacillus pyocyaneu8;3* Bacterian (actis urogenes d'Ëscherich; 4* Bacillus subtilis; 5* Bacillus mycoïdes; 6* Bacillus amylobacler; 7°Vibrio rugula. 9 autres espèces, non encore décrites, comprennent un coccus et huit bacilles.

5. Voyez aussi : GapîTait et Moran. — Itecherches sur les micro-organismes deTeàlomac. Soc. de biologie, janvier 1889.

canne, dix jours pour digérer 50 grammes de fibrine, il est fort probable que l'intestin est le véritable théâtre de l'activité des microbes et qu'ils doivent prendre une grande part aux divers phénomènes qui caractérisent la digestion intestinale.

Mac-NaoghtS dans un cas où il y avait des éructations d'un gaz inflammable, isole deux variétés de levure, saccharomyces ellipsoîdeus et rosaceus, une petite bactérie donnant des colonies jaunes brillantes et deux longs bacilles droits dont l'un, renfermant de S à 4 spores, était le générateur des gaz inflammables.

Lesage^ montre que Thyperchlorhydrie peut coïncider avec la présence de nombreux micro-organismes et que le coli-bacille est très fréquent dans les cas où la sécrétion est ralentie.

Ki)HN% élève de F. Riegèl, isole et cultive le saccharomyces cerevisiœ, le pénicillium glaucum, l'oïdium lactis et de nombreuses bactéries articulées, et reproduit au laboratoire des feimentations avec production de gaz.

Strauss ^ élève d'EwAU), puis Schlesinger et Kauffmakn^ font une revue complète des travaux antérieurs. Le premier étudie plus spécialement les propriétés de la levure et de certaines bactéries filiformes ; il montre que, lorsque les fermentations gazeuses sont intenses, la levure est très abondante, et il fait de l'insuffisance motrice la condition essentielle de toute fermentation. Le second décrit un nouveau bacille lactique qu'il aurait trouvé dans 19 cas sur 20 de carcinome stomacal et auquel il attribue une valeur diagnostique.Oppler^ et fioAS émettent la même assertion. Mais Rosenheim et Richter' s'élèvent contre cette manière de voir; pour eux, il n'y a pas de bactérie spécialement dévolue à la fermentation lactique, pas plus qu'aux fermentations gazeuses. Stern^ confirme, etC. Sternberg^ apporte aussi un cas où le bacille long soi-disant caractéristique

i. Màc-Nàught. — British medicalJournal, 1890, ei DeuUche Medicinische Wochenschrift, 1893.

t. Lesage. — Contribution i Fétude da bacteriumcoli commune, Comptes rendus de la Société de biologie, 1892.

3. KChn. — ZeiCschrifl fur fUinische Medicin, 1892, et Deutsche med. Wocheiischrift, n- 49-50, 1892, et n- 15, 1893.

4. H. Strauss. — Ueber Magengâhrungcn und deren diagnoslischc Bedeutung, Zeitschrift fur klinische Medicin, t. XXVH, 1895.

5. J. Kauffmann. — Beitragc zur Bactériologie der MagengShningen, Berliner klinische ^'ochenschrift, 11 février 1895.

6. Opplër. — Zur Kenntniss des Mageninhaltes bci Carcinoma ventriculi, Deutsche medicinische Wochen schrift, n* 5, 1895.

7. RosKMHBiM et RiCHTBR. — Ueber Milchsaiirebildung im Magen, Zeitschrifl fur klinische Médian, t. XXVIII, fasc. 5 et 6, 1895.

8. Stkam. — Nach^iveis und dingnoitische Bedeutung der Milchsaure im Magensafl» FitrUchritte der Medicin, n* 15. 180G

9. C. Sternberg. — Zur Verwerlhbarkcit der Boas'chcn Milchsniirc Bacillen fiir die Diagnote des Magencarcinomc, AU. Wiener med, Zeitung, 2i août lô'J'J.

iZî LES DYSPEPSIES

existait dans Testomac d'un malade qui succomba à une hernie incarcérée.

LocKARDT*GiLLESPi£ ^ décrit 18 espèces de micro-organismes qui, pour la plupart, résistent assez bien à l'HCl.

H. Ehret trouve de la levure associée à des sarcines, à des cocci, à des bactéries courtes et à des bactéries longues, type Kaupfmann-Sghlesinger, dans 59 p. 100 des cas. On rencontre rarement de la levure isolée. L'HCl n'apporte aucun obstacle aux fermentations.

RMt BoAS% chez dix malades dont l'estomac contenait

des miorobet de Thydrogène sulfuré, a trouvé une grande quantité

dans la prodootton , , ** , . i . . ■

de iv^irogène de levurcs, dc sarcines, de champignons, de

■""'^' cryptogames, sans pouvoir déterminer quel était

l'agent de cette fermentation spéciale. Plus tard', il insiste sur

la présence d'H^S dans des ectasies bénignes et déclare que, quand

Tacide lactique existe, on ne trouve pas d'H'S et réciproquement.

Zawadski* constate l'H'S dans quatre cas d'insuffisance motrice, mais il ne peut en découvrir l'agent.

Strauss^ pense que, dans un cas qu'il a observé, le coli-bacille a été l'agent actif de la production d'H*S.

Daubera trouve dans tous les estomacs des bactéries qui, sous certaines conditions, peuvent fournir de Yhydrogène sulfuré. Chez 0 sujets, il a rencontré 41 espèces différentes de bactéries dont 27 étaient capables de donner plus ou moins d'hydrogène sulfuré tandis que 14 seulement n'en fournissaient aucune trace. La formation d'H^S dans l'estomac n'est donc fonction d'aucun microbe particulier.

U rôle digestif Cc u'OSt paS tOUt. YiGNAL, AbELOUS, LeSAGE OUt

des microbes, jjiontré que les microbes de l'estomac agissaient sur les matières albuminoîdes et pouvaient dissoudre l'albumine, la fibrine, la caséine. Duglaux' semble penser que la moitié environ de la diges- 4ion estattribuable à des interventions microbiennes.

1. LocKAiiDT-GiLLESPiE. — The bacterift of the slomach. Journal of Pathology and Bacteriology, février i893.

â. Boas. — Ueber dus Vorkomtnen von SchwefelwasserstoflTifnMagen, DeuUche meditinhche Wochetiêchrift, n» 49, 1892.

3. Boas. — Ueber Schwefelwassersloffbildung bei Magenkrankheiten, Centralblatt fur innere Medidn^ n» 3, 1895.

l. Zawadski. — SchwefeiwasserstoflT ira crweiterten Magen, Gentralb\aii fur innere Medicin, n» 50, 189i.

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