‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 141 sur 177 · Voyez, sur cette question, les travaux suivants · texte numérisé non relu

Voyez, sur cette question, les travaux suivants

De Bary. — Archiv. fur exp, Path. und Pharm., t. XX. p. 243, 1885. MiNKOwsKi. — Miltheil. aus d. KUnik su Kônigsberg, Laipzig, p. 148-173, 1888. Kast. — Action anlispptique du suc gastrique, Hambou <y, 1889. RUMMO et Ferranini. — fîi/brma medica, 1889.

Straus et Wurtz. — Action du suc gastrique sur quelques microbes pathogènes, Arch. de méd. expérimentale et d'anat. path., p. 370, 1889.

7. Les résultats contradictoires de Falk {Virchow's Arch.y t. XCIII) et de Wesener (Beitràge %ur Lehre von der Fûtterung's Tuberculose, Fribourg, 1885) ont été obtenus à Taide d*un suc gastrique arlinciel, ce qui leur enlève leur plus grande valeur.

8. LocKARDT-GiLLESPiE. — Joumal ofPathology and Bacteriology, février 1893.

9. Perroncito. — Do la transmission du charbon par les voies digeslives, Archives italiennes de biologie, 1884.

10. llOMMEL. — Correspondemblatl fur die Schwei%er Aer%le, 1884.

11. KiESSLiNC. -" D'^r Baclérium coli commune, Hygienische Rundschau AS9d.

KuRLOW et Wagner*, dans leurs expériences avec du liquide extrait de l'estomac, concluent que le suc gastrique est un puissant microbicide. Les microbes avec spores échappent seuls à son action.

Le pouvoir bactéricide existe aussi dans le suc gastrique normal de Tenfant.

Ceci explique comment Imbagh' a pu nourrir des veaux, sans inconvénients, avec du lait de vaches tuberculeuses; comment Bol- LiNGER a vu vingt enfants demeurer bien portants quoique nourris avec du lait provenant d'animaux tubeiculeux; enfin pourquoi Galleverdin' a pu absorber pendant près d'un an du lait de vache tuberculeuse sans éprouver le moindre accident.

Mais si l'organisme est affaibli, si l'acidité de la sécrétion gastrique est diminuée par une cause générale ou locale, les microbes pathogènes peuvent se développer en toute liberté; l'estomac devient la porte d'entrée d'états infectieux ; les germes morbides gagnent l'intestin avec toute leur virulence. Le r61e pathogène des dyspepsies ou mieux de certaines dyspepsies dans la tuberculose et dans la fièvre typhoïde esttrop connu pour que je m'y arrête et je me contenterai de vous donner ma statistique personnelle qui porte sur 227 tuberculeux chez lesquels les troubles dyspeptiques ont précédé 93 fois Tapparilion des premiers symptômes de la tuberculose, soit dans 41 p. 100 des cas. Et je me demande si l'indéniable action du surmenage sur la genèse de la fièvre typhoïde n'agit pas, en partie du moins, par le trouble qu'il apporte dans les fonctions gastriques et la sécrétion du liquide bactéricide. Ces considérations s'appliquent au choléra et à la plupart des maladies infectieuses.

Cette longue exposition était nécessaire pour vous montrer l'incertitude qui règne encore dans la science au sujet des agents des fermentations intra-stomacales. Aucun de ces agents ne jouit de propriétés spécifiques. Tel micro-organime existant dans un estomac où se produisent des fermentations déterminées manquera dans un autre cas où les mêmes fermentations ont lieu. Ainsi l'acide lactique et l'acide butyrique, dus le plus souvent aux

1. Kuiaow et Wagner. — Centralblatt fUr die Bakt, und Parant, 1890.

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