‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 20 sur 177 · Boas. — Centralblatt fur klin. Medicin, n · texte numérisé non relu

Boas. — Centralblatt fur klin. Medicin, n

KosslcrS de F.-A. Hoffmann', de Jolles', de Mierzynski*, etc., et je ne cite encore que les principaux. Chacun de ces procédés a dontié lieu à tant de discussions qu'aucun d'eux n'a pu s'imposer à la majorité des médecins et n'est guère défendu et employé que par son proriKilcur et par son entourage immédiat. Ces procédés dits exacis n'ont, en réalité, que l'apparence de l'exactitude et, cela étant, ils ne vaudront jamais dans la pratique les procédés rapides et simples, puisque en demandant plus de temps, ils ne comportent pas plus de précision.

Je ne saurais vous^^e^lS^Gxisir A^^AmijIeure preuve que ce qui s'est passe à Lyon au i^fi^rès-é«o4>89Î. ^I^aVëm y proposa d'adopter, comme seule méthjbde d'examen du chiml¥i™p stomacal, le procédé de Winter; mais il aWbêraTl^if^nietOïes avànlages, il n'est parvenu à convaincre personne My comme l'a dit^GtÉKAnn^ tous ont trouve periilLUx d'adopter oHii^^fiq/^lVUgg^éthode qui, examen fait, paraissait tout aussi incertaine que les précédentes méthodes cliimif(ues d'examen du processus de la digestion stomacale. L'un des eoeHicients importants de ce procédé, qui représente le chlorure de sodium formé par l'usure de THCI organique pendant la digestion et qui ;serait le témoin du travail accompli, a été très spi rituel lemem dénommé par Bourget le coefficient du boulanger, parce qu'il dépend, pour une grande part, de hf plus ou moins grande quantité de sel que le boulanger a introduite dans le pain qui va servir au repas d'épreuve.

L[NDssiER^ dans la même discussion, a montré combien THCl libre deWiiNTER différait de celui de Mintz, de Hoffmann, etc. , de sorte qu'on exprime par des chiffres comparables des valeurs qui défient toute conipaiaison, puisque, pour Winter, l'HCI libre est celui qui se volatilise à 100'; pour Mïntz, c'est celui qui réagit sur le réactif de Gûnsbotirg; pour Hoffmann, c'est celui qui intervertit dans certaines conditions le sucre de canne ou décompose l'acétate de méthyle, etc.

Bouvëret', qui s'est livré à une étude comparative très soignée, conclut ainsi : a En somme, le procédé de Hayem et Winter ne répond pas au but proposé; il ne permet pas la distinction rigoureuse de rilCI libre et de l'HGl combiné. Il ne donne avec une exactitude suffi-

1. KossLER. — ZeiUchrift fur pliysiologische C hernie, p. 9i, t. XVII. 1 HuhfMANN. — Centralbîatt fur Idinische Medicin, n* 46, 188i), a. Jom.es. — Wiener medicinische Wochenschrift, n* 22, 189i.

4. MiEKZYNSKi. — Centrulblall fiir innere MediciUy n** 46, 1804.

5. {;ij.SARD. — Le Procès du chiniisme stomacal devant le Congrès de Lyon eu 1894, tyon médical, 17 février 1895.

ti. LnnssiER. — Valeur clinique du chimisme stomacal, Congrès de Lyon, 1894. 7. FlouvERET. — Traité des maladies de l'estomac, p. 92, Paris, 18U3.

santé que THCl lolal. Le procédé est long et compliqué. Même en supprimant Tune des capsules, il nécessite deux évaporations et deux calcinations. »

Martius et LCttke', Riegel et d'autres encore contestent que THCl libre puisse être dosé par le procédé de Winter lequel admet que cet HCI est complètement éliminé d'une solution aqueuse par l'évaporation prolongée à 100*. Ils ont constaté, comme Bouyerbt et comme je Tai fait moi-même, qu'une partie de THCl libre est retenue par les matières albuminoïdes en solution.

Wagner* de son côté, en dosant comparativement THCI libre par le procédé de Winter et par celui de Mintz dans des mélanges arti-r ficiels contenant ou non de l'albumine et des peptones, a trouvé que, dans les solutions privées d^albuminoîdes, le procédé de Winter donnait des valeurs d'HGl libre supérieures à celles révélées par le procédé de Mintz, tandis que, dans les solutions contenant des albu* minoïdes, le procédé de Mintz donnait des chiffres plus élevés que celui de Winter.

Enfin, pour certains liquides gastriques, la cnlorhydrie (HCI libre -|- HCI organique) obtenue avec ce procédé est supérieure à Tacidité totale, même quand ces liquides renferment qualitative* ment des acides organiques. Nous avons trouvé avec Bournigault qu'il existe dans ces liquides des combinaisons neutres de THCI avec des bases ammoniacales, de sorte que cet HCI perdu pour l'acidité totale serait dosé comme HGl organique et viendrait augmenter la chlorhydrie.

Ce que je viens de vous dire à propos du procédé de Winter peut s'appliquer, avec des arguments différents, à la plupart des procédés classiques d'analyse du contenu stomacal. Aucun ne résiste à la critique, parce qu'aucun ne donne de résultats scrupuleusement exact5.

Alors une conclusion s'impose : puisque les procédés longs et compliqués ne sont pas plus précis que les procédés simples, qu'il n'existe pas dans la science de méthode d'analyse qui revendique pour elle la certitude, à quoi bon les employer? N'est-il pas préférable de recourir aux procédés rapides, puisqu'ils ne valent pas moins, et de ne leur demander alors que ce qu'ils peuvent donner, c'est-à-dire des termes de comparaison.

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