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Wagner. — Archives de physiologie, im[\i:i

LES l'DOCÉDÉS D'EXPLOHATION DE L'ESTOMAC

Le do&agpe aoidimétrique de G. Topfer. — Les modifioationa d'Albert Robin et Bournigault. — MalérieL et réactifs. — La prentière opéifiLion et les valeurs qu'elle fournit. — La deuxième et la troisième opéraiioQ. — L'évaluation des acides de fermentation.

u Û99AV Parmi ces procédés relativement rapides» je me

flcidiiDétriqiie guis arrêté d'abord d'abord à celui de G. Topfer* qui coDsisle en trois titrages acidimélriques, chaque dosage ayant un indicateur coloré spécial : la phénolphtaléine pour Tacidité totale; le sulfo-alizarinate de soude pour THCI libro + les acides de fermentation; enfm le diméthylamidoasEobonzoI pour THCl libre. Le point délicat de ce procédé réside dans 1c virage des indicateurs. L'alizarine a un virage incertain et trop prolongé pour qu'on saisisse la teinte précise à laquelle on doit s'arrêter. Quant au diméthylamidoazobenzol, il n'est pas seulement influencé par l'HCl libre, mais aussi par les acides organiques, ce qui rend la fm de la réaction très difficile à saisir.

En outre, THCl libre combiné et les acides de fermentation sont dosiîs par différence, et comme la valeur de l'HCl libre, directement d4^liTniinée à l'aide du diméthylamidoazobenzol, n'est pas très exacte» toutes les causes d'erreur se somment sur le chiffre des acides de fermentation.

LeimodifiMiioiii ^^^^ obvier à ces inconvénients qui rendraient le

d'A.bert Robin vi fioumlgaolt.

dA bert Robin procédé inapplicable, j'ai, tout en gardant le principe

des indicateurs différents de G. Tôpfer, institué, avec Taide de mon chef de laboratoire Bournigault, un procédé un peu plus compliqué, il est vrai, mais toujours rapide, et dans lequel le dosage direct des acides de fermentation donne la possibilité de contrôler les résultats des indications de l'acidimétrie. Ce procédé est une combinaison de ceux de G. Tôpfer, de LmossiER et de Hehner et Sêemann.

Pour bien vous faire comprendre ce procédé, il est indispensable de se I iippeler que, si dans un mélange d'acides divei's, on verse len- Lemenl une solution alcaline, les acides se saturent suivant leur

1. C. TtiPFER. — £inc Mclhodc fiir tilrimctrische Hcstimmong der liauptsâchlidislen- Factorrn der MagenacidiUit, Zeitschrifl fur physiologische Cheime, fasc. 1, t. XIX, 1891.

LK DOSAGE DES FACTEURS DE l/AClDi'IÉ 53

énei^ie, Tacide le plus actirse saturant le premier et Tacide le moins •nctif le dernier. Or le chyme contient quatre acides divers : THCi libre, les acides organiques (tactique, acétique, butyrique, etc.), mCl combiné aux matières albuminoîdes et, enfin, les phosphates acides qui n'existent habituellement qu'en quantité trop minime pour prendre une part sérieuse dans Tacidité totale, mais dont il est pourtant nécessaire de tenir compte dans certains cas.

L'HCI libre, étant le plus énergique de ces acides, est saturé le premier; puis viennent les acides de fermentation; enfin THCl eu combinaisons organiques.

Ceci posé, la technique du procédé est facile à comprendre.

Matériel Le matériel nécessaire se compose :

et réactifs. jo j)^ petits vcrrcs de Bohême très minces; d'une

pipette jaugée à 5 centimètres cubes et divisée en 1/10 de cent, cubes; d'une burette de Mohr également divisée en 1/10 de cent. cube.

^ Des réactifs indlcateui*s suivants :

a) — Une solution de 2 grammes de phénolphtaléine dans 100 grammes d'alcool.

b) — Une solution de 1 gramme d'hématoxyline dans 100 grammes d'alcool.

c) — Le réactif de Linossier dont voici la formule :

Diméthylamidoazobeniol O^^ 25

Phénolphtaléine 2 grammes

Alcoolà90o 100 —

8* D^une solution de soude caustique titrée de façon que 1 centimètre cube sature exactement 0^,005 d'HCI, la saturation étant faite en présence de la phénolphtaléine comme indicateur ^ et le terme de la réaction étant indiqué par la teinte rouge franc qu'une nouvelle goutte de solution de soude ne fait plus changer.

4* Une solution d'HCI titrée de manière que O'^'jOOS d'HGi saturent exactement 1 centimètre cube de la solution de soude.

5* Une solution d'acide sulfurique titrée de façon que 1 centi* mètre cube sature exactement 1 centimètre cube de la solution titrée de soude.

la vtwAktt Dans un premier verre on introduit 5 cent, cubes

opération. j^ liquide gastrique préalablement filtré, puis on

ajoute deux gouttes de la solution c (phénolphtaléine-diméthyl-

amidoazobenzoi). S'il ya de l'HCl libre, l'essai prend une magnifique

U LES PROCÉDÉS D'EXPLORATIOiN DE L'ESTOMAC

couleur rougfe groseille. A Taide de la burette de Mohr, on verse alore goutte a goutte la solution titrée de soude, jusqu'à ce que disparaisse celte Leinle groseille. Mais, ici, deux cas peuvent se présenter. Si le liquide ne renrerme pas d*acides organiques, le virage est franc et la teinte rouge groseille fait aussitôt place à la teinte initiale jaune d'or de rindicâteur. S'il y a des acides organiques, le rouge groseille se transforme en un ronge orangé qui ne vire lui-même au jaune d'or que quand ces acides organiques sont saturés\

Donc, si l'on note le nombre de divisions de la burette au moment du virage rouge orangé puis au moment du virage jaune d'or,on obtient deu^ chiffres qui représentent : le premier, l'HCl libre ; le second, les acides de l'ermentatiou. Supposons, pour bien fixer les idées, qu'on ait employé l'^,5 de la solution titrée de soude pour arriver au virage rouge orangé, il y aura 1«%50 d'HCl libre par litre de liquide stomacal et, s'i! a fallu ensuite 0^,5 de la même solution pour amener le virage Jaune d*or, il y aura 0«%50 d'acides organiques exprimés en HCl.

Quand on a noté le nombre de divisions de la burette nécessaires pour amener le virage jaune d'or, on continue à ajouter goutte à goutte la solution titrée de soude jusqu'à ce que le liquide vire au rouge franc de la phénolphlaléine qu'une goutte de soude en plus ne fait plus» varier. Ce dernier virage indique que tous les acides sont saturés, et le nombre de cent, cubes employés de la solution titrée de soude indique l'acidité totale du chyme. Supposons que l'on ait dû employer 3 centimètres cubes : si, de ce chiffre, on f^lrnnolie le nombre de divisions correspondant à l'HCl libre et aux acides organiques, soit 2 centimètres cubes, il reste une acidité de 1 centimètre cube, imputable à THCl organique combiné aux albumines et, pour une très minime proportion, aux phosphates acides.

Cette opération unique, rapide, préliminaire nous ^umitr' donne déjà une idée de la manière dont sont répartis ^"oiV^flU^*" ^^^ termes de l'acidité gastrique. Soit, pour l'exemple choisi :

Acidité totale (A) 3 grammes en UGl

lia libre (H) 1»% 50 —

HCl combiné aux matières albuminoïdes

et acidité des phosphates (C + P). . . 1 gramme —

Acides de fermentation (F) 09% 50 —

1. LiNO.vsiEA conseille d'opérer non pas sur le liquide gastrique filtré, mais sur le cli^me Lui^nii^jne qu'on agite avec une baguette de verre pour le rendre plus homogène. Il tiBt bien ditficîle alors de saisir nettement les virages.

Dans la pratique, et surtout quand on ne dispose que d'une minime quantité de liquide stomacal, on peut se contenter de cette unique et simple recherche, ainsi que le conseille Linossier' à qui Ton doit d^ avoir imaginé le mélange des deux indicateurs (diméthylamidoazobenzol et phénolphlaléine). Hais il ne Tant pas se dissimuler que l'appréciation des virages demande une certaine habitude et que le dosage des acides de fermentation, ainsi pratiqué, est souvent incertain, surtout dans les liquides qui ne contiennent pas d*HCl libre.

udenzièiiie H est douc Utile de procéder à des opérations de

•pôrauon. contrôle.

Pour cela , on introduit dans un deuxième verre 5 cent, cubes du liquide gastrique qu'on additionne de deux gouttes de la solution d'hématoxyline, qui devient jaune au contact de riICl libre et des acides organiques. Cet indicateur, qui n'est pas influencé par les combinaisons albuminoïdes de l'HCI, vire au bleu des que sont saturés l'HCI libre et les acides de fermentation. On ajoute donc, goutte à goutte, la solution titrée de soude jusqu'à l'apparition de la première teinte neutre franche et sans aller jusqu'à la teinte bleue que ne modifie plus l'addition d'une nouvelle goutte de la solution titrée de soude. Le nombre de divisions ainsi obtenu, soit 2 cent, cubes par exemple, retranché de l'acidité totale déterminée dans la première opération :

donnera le chiffre de l'HCI combiné aux albumines.

En en retranchant ensuite le chiffre d'ilCl libre trouvé dans la première opération, on aura les acides de fermentation :

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