Espinas. Les sociétés animales, p
nouilles : sa valeur psychique relative est-elle la même chez l’homme? C’est bien douteux.
Revenons à l’homme et étudions d’abord sa personnalité purement physique. Eliminons provisoirement tous les états de conscience, sauf à les restituer plus tard, pour ne considérer que les bases matérielles de sa personnalité.
I. Il serait inutile de rappeler longuement que tous les organes de la vie dite végétative : le cœur, les vaisseaux, le poumon, le canal intestinal, le foie, les reins, etc., si étrangers qu’ils semblent les uns aux autres, si absorbés qu’ils paraissent, chacun dans sa besogne propre, sont reliés par une étroite solidarité. Des nerfs centripètes et centrifuges du grand sympathique et du système cérébro-spinal (la différence entre les deux tend à s’effacer de jour en jour) sont, avec leurs ganglions, les agents innombrables de cette coordination. Leur activité se réduit-elle au simple ébranlement moléculaire qui constitue l’influx nerveux ou a-t-elle aussi un effet psychique, conscient? Pour les cas morbides, pas de doute; elle est sentie. A l’état normal, elle ne suscite que cette conscience vague de la vie dont nous avons tant de fois parlé. Mais vague ou non, il n’importe. Nous soutenons même que ces tctions nerveuses, qui représentent la totalité de la vie organique, sont les faits fondamentaux de la personnalité et que leur valeur comme tels est, pour ainsi dire.
CONCLUSION
en raison inverse de leur intensité psychologique. Elles font bien mieux que susciter quelques états de conscience instables et superficiels; elles façonnent les centres nerveux, leur donnent un ton propre, une habitude. Qu’on se représente un instant la prodigieuse puissance de ces actions (si faibles qu'on les suppose) transmises sans cesse, sans repos ni trêve, répétant toujours le même thème avec quelques variations. Comment n’auraient-ils pas pour résultat la constitution d’états organiques, c’est-à-dire stables par définition, qui sont les représentants anatomiques et physiologiques de la vie interne? Evidemment, tout ne vient pas des viscères seuls, car les centres nerveux ont aussi leur constitution propre (innée ou héréditaire), en vertu de laquelle ils réagissent; ils ne sont pas seulement récepteurs, mais incitateurs, et ce n’est que par une fiction inadmissible qu’on les séparerait des organes qu’ils représentent et avec lesquels ils ne font qu’un : entre les uns et les autres, il y a réciprocité d’action.
Où aboutissent finalement toutes ces actions nerveuses, résumé de la vie organique? On n’en sait rien. Ferrier suppose que les lobes occipitaux sont en rapport spécial avec la sensibilité des viscères et constituent le substratum anatomique de leurs sensations. Admettons-le à titre de pure hypothèse et seulement pour fixer les idées. 11 en résulterait que d’étapes en étapes, de délégations en délégations, la vie viscérale trouverait là sa représentation dernière ; qu’elle y est inscrite dans une langue inconnue de nous, mais qui, par ces agencements, ou (pour continuer
1b2 LES MALADES DE LA PERSONNALITÉ
la métaphore) par la disposition des mots et dos phrases, exprime l’individualité interne, et elle seule, à l’exclusion de toute autre individualité. Au reste, que cette représentation anatomique existe là ou ailleurs, qu’elle soit localisée ou disséminée, cela ne change rien à notre conclusion, pourvu qu'elle existe. Je ne regrette pas d’insister, parce que cette coordination des innombrables actions nerveuses de la vie organique est la base de la personnalité physique et psychique, parce que toutes les autres coordinations s’appuient sur elle, s’ajoutent à elle; parce qu’elle est l’homme intérieur, la forme matérielle de sa subjectivité, la raison dernière de sa façon de sentir et d’agir, la source de ses instincts, ses sentiments et ses passions, et, pour parler comme au moyen âge, son principe d’individuation.
Passons du dedans au dehors. La périphérie du corps forme une surface où les plaques terminales des nerfs sont inégalement distribuées. Rares ou nombreux, les filets nerveux reçoivent et transmettent, des divers points du corps, des impressions, c’est à-dire des ébranlements moléculaires, se centralisent dans la moelle, remontent dans le bulbe et l’isthme de l’encéphale. Là, nouvel apport, celui des nerfs crâniens : la transmission des impressions sensorielles est au complet. N’oublions pas les nerfs centrifuges qui se comportent de même, mais dans le sens d'une décentralisation croissante. En somme , la moelle épinière, qui est un amas de ganglions juxtaposés et empilés, mieux encore le bulbe avec ses centres spéciaux (de la respiration, de la phonation, de la
CONCLUSION
déglutition, etc.), en même temps qu’ils sont des organes de transmission, représentent une réduction à l’unité d’une infinité d’actions nerveuses disséminées dans le corps.
Au point où nous en sommes, la question devient fort obscure. Le mésencéphale parait posséder une fonction réflexe plus compliquée que le bulbe, qui en possède une plus compliquée que la moelle. Les corps striés seraient un centre où s’organisent les mouvements habituels ou automatiques. La couche optique serait le point où les impressions sensitives viennent se rassembler pour se réfléchir en mouvements.
Quoi qu’il en soit, on sait que la capsule interne, faisceau de substance blanche qui fait suite au pédoncule cérébral, traverse les corps opto-striés, en pénétrant dans le détroit compris entre la couche optique et le noyau lenticulaire et qu’il s’épanouit dans l’hémisphère, en formant la couronne rayonnante de Reil. C’est un carrefour où passent toutes les fibres sensitives et motrices qui viennent du côté opposé du corps ou qui s’y rendent. La partie antérieure ne contient que des fibres motrices. La partie postérieure contient toutes les fibres sensitives, un certain nombre de fibres motrices, et toutes les fibres venant des organes des sens. Le faisceau sensitif étant au complet se divise : une partie monte vers la circonvolution fronto-pariétale; les autres se recourbent en arrière vers le lobe occipital, le faisceau moteur se distribue dans l’écorce grise des zones motrices.
Ces détails, si fatigants qu'ils puissent être pour le lecteur malgré leur brièveté , montrent la solidarité
intime qui s’établit entre toutes les parties du corps et les hémisphères cérébraux. Ici, l’étude des localisations, bien qu’imparfaite, permet quelque précision : une zone motrice (frontale ascendante, pariétale ascendante, lobule paracentral, pied des circonvolutions frontales), où paraissent représentés les mouvements des diverses parties du corps; — une zone sensitive, beaucoup moins délimitée (lobes occipitaux (?) région temporo-pariétale); — pour les lobes frontaux, rien de précis. Notons en passant la récente hypothèse de Hughlings Jackson, pour qui « ces derniers représentent, par rapport aux autres centres, des combinaison* et coordinations plus complexes, étant ainsi une représentation de représentations l. »
Laissons de côté les discussions passées et présentes sur le rôle physiologique et psychologique de ces centres; elles rempliraient un gros volume. Prenant la question en bloc, nous pouvons dire que la couche corticale représente toutes les formes de l’activité nerveuse : viscérale, musculaire, tactile, visuelle, auditive, olfactive, gustative, motrice, significatrice. Cette représentation n’est pas directe : une impression ne va pas de la périphérie au cerveau comme une dépêche télégraphique du bureau expéditeur au bureau voisin. Dans un cas où la moelle était réduite à la largeur d’un tuyau de plume et la substance grise infiniment petite, le sujet sentait (Charcot). Mais, en fin de compte, indirecte ou même doublement indirecte, cette représentation est ou peut être une représenta-
1. Lectures on Evolution and Dissolution of nervous System, I8S*
CONCLUSION
tion totale. Entre les équivalents de ces actions nerveuses disséminées dans le corps, il existe des connexions innombrables (commissures entre les deux hémisphères, entre les divers centres de chaque hémisphère) ; les unes innées, les autres établies par l’expérience ’, ayant tous les degrés possibles, du très stable au très instable. La personnalité physique ou, plus exactement, sa représentation dernière, nous apparaît donc, non comme un point central d’où tout rayonne et où tout aboutit (la glande pinéale de Descartes), mais comme un lacis prodigieusement enchevêtré et inextricable, où l’histologie, l’anatomie et la physiologie s’égarent à chaque instant.
A travers cette esquisse extrêmement grossière, on peut entrevoir que les termes consensus, coordination, ne sont pas un simple flalus vocis, une abstraction, mais l'expression de la nature des choses.
II. Rétablissons l’élément psychique jusqu’ici éléminé et voyons ce qui s’ensuit. Rappelons que, pour nous, la conscience n’est pas une entité, mais une somme d’états dont chacun est un phénomène d’un genre particulier, lié à certaines conditions de l’activité du cerveau, qui existe lorsqu’elles existent, manque lorsqu’elles manquent, disparaît lorsqu’elles disparaissent. Il en résulte que, chez un homme quelconque,
1. Il est clair, par exemple, que, chez un homme qui ne sait pas écrire, certaines associations de mouvements très délicats ne sont pas établies, ni par conséquent représentées dans l’encéphale, ni associées aux dispositions nerveuse? qui représentent les mêmes mots sous leur forme vocale. Ainsi pour beaucoup d’autres cas.
la somme des états de conscience est très inférieure à la somme des actions nerveuses (réflexes de tout ordre, du plus simple au plus composé). Pour préciser : pendant une période de cinq minutes, il se produit en nous un défilé de sensations, sentiments, images, idées, actes. La science est en état de les compter, d’en déterminer le nombre avec une exactitude suffisante. Pendant le même laps de temps, chez le même homme, il se sera produit un nombre d’actions nerveuses beaucoup plus considérable. La personnalité consciente ne peut donc pas être 'une représentation de tout ce qui se passe dans les centres nerveux : elle n’en est qu’un extrait, une réduction. C’est la conséquence inévitable de notre nature mentale : nos états de conscience s’ordonnent dans le temps, non dans l'espace, suivant une dimension, non suivant plusieurs. Par fusion et intégration des états simples entre eux, se forment des états très complexes qui entrent dans la série comme s’ils étaient simples; ils peuvent même coexister, en une certaine mesure, pendant quelque temps; mais, en définitive, le cercle de la conscience, YUmfang des Bewusstsems, surtout de la conscience claire, reste toujours très limité. Il est donc impossible de considérer la personnalité consciente, par rapport à la personnalité objective, cérébrale, comme un décalque qui s’applique exactement sur son dessin : elle ressemble plutôt à un levé de plan topographique par rapport au pays qu’il représente.
Pourquoi certaines actions nerveuses deviennentelles conscientes et lesquelles4? Répondre à cette question, ce serait résoudre le problème des conditions de
COÎSCLUSION
la conscience. Nous avons dit déjà qu’on les ignore en grande partie. On a aussi beaucoup discuté sur le rôle que jouent, dans cette genèse, les cinq couches de cellules corticales. De l’aveu même des auteurs, ce sont de pures hypothèses. Passons outre : il n’y a aucun profit pour la psychologie à s’appuyer sur une physiologie sans solidité. Nous constatons que les états de conscience toujours instables se suscitent et se supplantent. C’est l’effet d’une transmission de force et d’un conflit de forces qui, pour nous, a lieu non entre les états de conscience, comme on l’admet généralement, mais entre les éléments nerveux qui les supportent et les engendrent. Ces associations et antagonismes, bien étudiés de nos jours, ne sont pas de notre sujet. Il nous faut pénétrer plus avant, jusqu’aux conditions de leur unité organique. Les états de conscience ne sont pas, en effet, des feux follets qui s’allument et s’éteignent tour à tour : il y a quelque chose qui les unit et qui est l’expression subjective de leur coordination objective. Là est la raison dernière de leur continuité. Bien que nous ayons déjà étudié ce point, il est si important que je ne crains pas d’y revenir sous une autre forme.
Remarquons qu’il ne s’agit pas pour le moment de la personnalité réfléchie, mais de ce sentiment de nousmème, spontané, naturel, qui existe chez tout individu sain. Chacun de mes états de conscience a ce double caractère d’être tel ou tel, et en sus d'être mien : ce n’est pas une douleur, mais ma douleur; la vision d’un arbre, mais ma vision d’un arbre. Chacun a sa marque par laquelle il m’apparait comme propre à moi seul,
Bans laquelle il m’apparaît comme étranger : ce qui se rencontre, nous l’avons vu, dans quelques cas morbides. Cette marque commune est le signe d’une communauté d’origine et d’où peut-elle venir, sinon de l’organisme? Imaginons qu’on puisse, chez l’un de nos semblables, supprimer ses cinq sens spéciaux et avec eux tout leur apport psychologique (perceptions, images, idées, associations des idées entre elles et des émotions avec les idées). Cette suppression faite, il reste encore la vie interne, organique, avec sa sensibilité propre, expression de l’état et du fonctionnement de chaque organe, de leurs variations générales ou locales, de l'élévation ou de l’abaissement du ton vital. L’état d’un homme bien endormi se rapproche sensiblement de notre hypothèse. Maintenant essayons l’hypothèse contraire : nous la trouvons absurde, contradictoire. Nous ne pouvons nous représenter, sans aucune forme raisonnable, les sens spéciaux avec la vie psychique qu’ils supportent, isolés de la sensibilité générale et suspendus dans le vide. Chaque appareil sensoriel n’est pas, en effet, une abstraction : il n’y a pas un appareil visuel ou auditif en général, tel qu’on le décrit dans les traités de physiologie, mais un appareil concret, individuel, dont il ne se produit jamais (sauf peut-être chez quelques jumeaux) deux exemplaires identiques chez les individus de la même espèce. Ce n’est pas tout. Outre qu’il a sa constitution propre dans chaque individu, — marque qu’il imprime directement et nécessairement à tous ses produits, — chaque appareil sensoriel dépend, à tous les instants, et sous toutes les formes, de la vie organique : circulation, digestion, respirationt
CONCLUSIOI»
sécrétion et te reste. Ces diverses expressions de l’individualité s’ajoutent à toute perception, émotion, idée, ne font qu’un avec elles, comme les harmoniques avec le ton fondamental. Ce caractère personnel, possessif, de nos états de conscience, n’est donc pas, comme certains auteurs l’ont dit, le résultat d’un jugement plus ou moins explicite qui, en même temps qu’ils se produisent, les affirme miens. La marque personnelle n’est pas surajoutée, mais incluse; elle fait partie intégrante de l’événement, elle résulte de ses conditions physiologiques. Ce n’est pas en étudiant l’état de conscience seul qu’on peut en découvrir l’origine; car il ne peut être à la fois effet et cause, état subjectif et action nerveuse.
Les faits pathologiques connrment cette conclusion. Nous avons vu le sentiment du moi s’élever ou sa déprimer suivant l’état de l'organisme et certains mala des soutenir que leurs « sensations sont changées », c’est-à-dire que le ton fondamental n’a plus les mêmes harmoniques. Nous avons vu, enfin, des états de cons cience perdre peu à peu leur caractère personnel, s’ob jectiver et devenir étrangers pour l’individu. Ces faits sont-ils explicables par une autre théorie?
Stuart Mill, dans un passage souvent cité se
1. Philosophie de Hamilton, trad. Cazelles, p. 250 et suiv. Il est juste de remarquer que, sous la forme où Mill pose la question la réduction du moi à l’organisme ne l’avançait guère, car, dans ce passage, il considère le corps non en physiologiste, mais en métaphysicien. Notons en passant que la théorie soutenue ici, matérialiste dans la forme, peut s’adapter à une métaphysique quelconque. Nous essayons de réduire la personnalité conscieute 4 ses conditions immédiates — l’organisme. Quant aux conditions dernières de ces conditions, nous n’avons rien à en dire
Kl BOT. — Personnalité. 10
demande où est le lien, la loi inexplicable, « l’union organique » qui rattache un état de conscience à un autre, l’élément commun et permanent; et il trouve qu’en définitive « nous ne pouvons rien affirmer de l’esprit que les états de conscience ». Sans doute, si l’on s’en tient à la pure idéologie. Mais un groupe d’effets n’est pas une cause et, quelque minutieusement qu’on les étudie, on fait un travail incomplet si on ne descend plus bas — dans cette région obscure où, comme le dit Taine, « d’innombrables courants circulent sans cesse sans que nous en ayons conscience ». Ce lien organique réclamé par Stuart Mill est, pour ainsi dire, par définition dans l’organisme.
C’est l’organisme et le cerveau, sa représentation suprême, qui est la personnalité réelle, contenant en lui les restes de tout ce que nous avons été et les possibilités de tout ce que nous serons. Le caractère individuel tout entier est inscrit là avec ses aptitudes actives et passives, ses sympathies et antipathies, son génie, son talent ou sa sottise, ses vertus et ses vices, sa torpeur ou son activité. Ce qui en émerge jusqu’à la conscience est peu au prix de ce qui reste enseveli, quoique agissant. La personnalité consciente n’est jamais qu’une faible partie de la personnalité physique.
L’unité du moi n’est donc celle de l’entité une des spiritualistes qui s’éparpille en phénomènes multiples, mais la coordination d’un certain nombre d'états sans cesse renaissants, ayant pour seul point d’appui le sen-
îci, et chacun est libre de la concevoir à sa guise. Voir sur ce point les remarques si justes de M. Fouillée : La science sociale contemporaine , p. 224-223.
CONCLUSION
timent vague de notre corps. Cette unité ne va pas de haut en bas, mais de bas en haut; elle n’est pas un point initial, mais un point terminal.
Cette unité parfaite existe-t-elle? Au sens rigoureux, mathématique, évidemment non. Au sens relatif, elle se rencontre, rarement et en passant. Chez un bon tireur qui vise, ou un habile chirurgien qui opère, tout converge physiquement et mentalement. Mais notons le résultat : dans ces conditions, le sentiment de la personnalité réelle disparaît, l’individu conscient étant réduit à une idée ; en sorte que la parfaite unité de conscience et le sentiment de la personnalité s’excluent. Nous revenons, par une autre voie, à la même conclusion : le moi est une coordination. Il oscille entre ces deux points extrêmes où il cesse d’être : l’unité pure, l’incoordination absolue. Tous les degrés intermédiaires se rencontrent en fait, sans démarcation entre le sain et le morbide; l’un empiète sur l’autre 1.
L’unité du moi, au sens psychologique, c’est donc la cohésion, pendant un temps donné, d’un certain nombre d’états de conscience clairs, accompagnés d’autres moins clairs et d’une foule d’états physiologiques qui, sans être accompagnés de conscience, comme leurs congénères, agissent autant qu'eux et plus qu’eux.
1. Môme à l’état normal, la coordination est souvent assez lâche pour que plusieurs séries coexistent séparément. On peut marcher ou faire un travail manuel avec une conscience vague et intermittente des mouvements, en même temps chanter et rêvasser : mais si l’activité de la pensée augmente, le chant cesse. 11 est, chez beaupoup de gens, un succédané de l’activité intellectuelle, un élat intermédiaire entre penser et ne pa« penser.
17 il LES MALADIES DE LA PEISSO.N.NALI TÉ
Unité veut dire coordination. Le dernier mot de tout ceci, c’est que le consensus de la conscience étant subordonné au consensus de l’organisrne, le problème de l’unité du moi est, sous sa forme ultime, un problème biologique. A la biologie d’expliquer, si elle le peut, la genèse des organismes et la solidarité de leurs parties. L’interprétation psychologique ne peut que la suivre. Nous avons essayé de le démontrer en détail par l’exposition et la discussion des cas morbides. C'est donc ici que notre tâche finit