‹ Les maladies de la personnalitéChapitre 21 sur 22 · Perrier, Ibid., p. 448, 491, SOI, 4S · texte numérisé non relu

Perrier, Ibid., p. 448, 491, SOI, 4S

CONCLUSION

Toutefois, ce terme conscience ou individualité physique est plein d’embûches que nous n’essayerons pas de dissimuler. Si l’individualité psychique n’est, comme nous le soutenons, que l’expression subjective de l’organisme. à mesure qu’on s’éloigne du type humain, on descend dans une obscurité toujours croissante. La conscience est une fonction qui peut être rapprochée de la génération, parce qu’elles expriment l’une et l’autre tout l’individu. Accordons aux organismes les plus élémentaires une conscience — diffuse comme toutes leurs propriétés vitales, en particulier la génération. Nous voyons celle-ci, à mesure qu’on s’élève, se localiser, accaparer une partie de l’organisme, qui, à travers des perfectionnements sans nombre, devient, pour cette fonction et pour elle seule, le représentant de tout l’organisme. La fonction psychique suit un processus analogue. A son plus haut degré, elle est nettement localisée; elle a accaparé une partie de l’organisme qui, pour cette fonction et pour elle seule, devient le représentant de tout l’organisme. Par une longue série de délégations successives, le cerveau des animaux supérieurs est parvenu à concentrer en lui la plus grande part de l’activité psychique de la colonie; il a reçu peu à peu un mandat de plus en plus étendu avant d’arriver à l’abdication complète de ses associés L Mais en prenant une espèce animale au hasard, comment savoir au juste le degré que la délégation psychique a atteint? Les physiologistes ont fait beaucoup d’expériences sur la moelle épinière, chez les gre-

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