‹ Les maladies de la voixChapitre 11 sur 34 · FEMMES · texte numérisé non relu

FEMMES

Forte chanteuse (Falcon).

Première chanteuse d’opéra-comique.

Chanteuse légère.

Contralto.

Première Dugazon.

Deuxième Dugazon.

PHYSIOLOGIE DE LA VOIX n5

Classement des voix. — La question du classement des voix étant des plus importantes, je m’y arrêterai un peu longuement.

L’examen laryngoseopique permet-il de classer une voix? Mandl, Morell-Mackensie, Lennox-Browne ne l’admettent pas. D’autres observateurs : Fourni é, Fauvel, Gouguenheim et Lermoyez, Joal (du Mont- Dore), Krause, se rangent à l’opinion contraire.

Le D r Joal(i), dont les travaux en phonologie méritent la plus grande considération, indique comme résultat de ses recherches personnelles :

« i° La tessiture dépend delà longueur des cordes inférieures. Les sujets à notes de poitrine élevées ont des cordes courtes et amincies sur leur bord interne ;

2° Le registre du fausset est d’autant plus aisé et plus étendu que les cordes sont moins longues et plus grêles;

3 ° Le volume de la voix, à égalité de puissance respiratoire, augmente avec la largeur et la longueur des rubans vocaux. »

Ce qui signifie, si j’interprète bien, que la longueur des cordes est en raison de la gravité des voix et leur largeur en raison de la puissance.

En thèse générale je l’admettrai, mais je ne puis oublier les nombreuses exceptions que je rencontre à cette règle. Habituellement quand j’examine un artiste je cherche à deviner par le laryngoscope quelle est la catégorie de sa voix. Je table sur la longueur et la largeur des cordes et bien souvent je tombe à

(i) Joal. Journal La Voix, juillet 1898.

nG MALADIES DE LA VOIX

côté. Dernièrement deux artistes américains viennent me consulter ensemble. Je les examine l’un après l’autre. Le premier avait les cordes longues et larges, il était ténor léger et l’autre avait les cordes courtes et grêles, il était basse. Plus que tout autre cette double observation en partie double m’a laissé hésitant.

Et puis nous savons l’importance du timbre pour le diagnostic des voix. Or le petit miroir ne nous en dira rien.

Que conclure ?

L’examen au laryngoscope ne donne que des renseignements incomplets sur le genre de voix : on peut en tenir compte, mais le classement reste dévolu au professeur de chant utilisant toutes les qualités de la voix qu’il écoute et qu’il suit dans son évolution. Là où nous sommes seuls compétents, c’est dans l’appréciation de la santé ou delà maladie de l’organe, et c’est en cela qu’un professeur bien renseigné ne peut se passer de notre intervention, avant d’entraînér un larynx, sous peine de le compromettre à jamais.

Dans l’étude que j’ai déjà mentionnée au chapitre « Historique » (i), le P r Krause (de Berlin) fait le tableau d’un appareil vocal idéal pour la réalisation d’une belle voix. Comme mes observations personnelles concordent avec les siennes, je ne puis mieux faire que de reproduire ici les principaux traits de son tableau.

Quand une voix est belle et facile à manier, l’appareil vocal est bien construit. La tracheé est régulièrement calibrée. Le larynx présente des formes

(i) P r H. Krause. Die Erkrankungen der Siiigstimme. Berlin, 1898.

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harmonieusement développées. Les cordes vocales sont rectilignes et se rapprochent exactement ; les cartilages aryténoïdes forment des pyramides grêles avec une saillie (ou apophyse vocale) bien marquée à leur face antérieure. L’épiglotte se dresse en se recourbant vers la base de la langue ; le vestibule du larynx, c’est-à-dire la cavité comprise entre l’épiglotte et la glotte, est spacieux. Le pharynx est ample et, détail que j’ai souvent noté, sa paroi postérieure forme une gouttière large et très régulière pour réfléchir au mieux les rayons sonores lancés par le larynx. Le palais et le voile du palais présentent aussi une courbe très régulière. Le voile du palais est éloigné de La paroi postérieure du pharynx, et la luette, pas trop longue, pend librement dans l’arrière-bouche. Les amygdales font une faible saillie entre les piliers ; le dos de la langue est plat, les dents s’emboîtent bien. Un nez très perméable est encore une condition favorable pour le chanteur, car il éprouve lui-même que sa respiration est plus facile, plus profonde, s’il inspire par le nez que s’il inspire par la bouche. Les mensurations effectuées par le D r Mendel avec son rhinomètre établissent aussi que l’inspiration par le nez est plus ample que l’inspiration par la bouche.

Des modifications, même légères, dans cette anatomie idéale peuvent introduire dans les phénomènes vocaux divers changements qu’on trouvera exposés plus loin.

Le D r Zuckerkandl (i), professeur d’anatomie à l'Université de Vienne, a eu l’occasion de faire très

(i) Journal La Voix, 1900, p. 235 .

minutieusement l’autopsie d’un larynx de chanteur. Il s’agissait d’une basse. Il a noté la symétrie parfaite cle l’organe, la longueur et l’étroitesse de la glotte, la différenciation considérable des muscles et enfin la vigueur du muscle de la corde vocale. Ces détails

Fig. 27. — Explorateur du mouvement des lèvres ayant servi,aux expériences du D r Rosapelly.

révèlent le travail spécial d’un organe nativement bien conformé.

J’en arrive aux phénomènes qui se produisent dans le pharynx, la bouche et le nez, chambres résonnantes de la voix.

Là se forment voyelles et consonnes, ces deux éléments que la physiologie et la grammaire sont d’accord pour distinguer dans la voix humaine. Là consonne (cum sonars) accompagne la voyelle et sert à la modifier pour constituer les diverses modalités acoustiques du langage articulé.

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Pour la voyelle A, la langue s’abaisse et les lèvres s’entr’ouvrent largement.

Pour E, la langue s’élève et les lèvres se resserrent.

Pour I, la langue se soulève plus encore et l’orifice buccal se serre davantage.

Avec O, la langue se retire en arrière et les lèvres augmentent leur rapprochement.

Fig. 28. — Dispositif nécessaire à l’inscription du mouvement des lèvres et des ondes aériennes émises dans la phonation.

Poiir U, la langue applique sa .pointe derrière les incisives inférieures et les lèvres' se ferment comme pour siffler.

Pour les voyelles, la langue agit, dit Moura, comme la main du joueur de cor dans le pavillon de l’instrument.

Jules Lefort (1), s’autorisant de 4 o années consacrées

(1) J. Lefort. L’émission de la voix chantée, 1 vol. in-4- Paris, 1890, Lemoine et fils.

Cet appareil se compose des pièces suivantes :

i° Une ceinture entourant la tête, ayant en avant une tige porte tambour ;

2 ° Un tambour récepteur en aluminium se fixant à cette tige (ce tambour a été fait en aluminium, pour éviter que son poids ne fasse fléchir la li g e )’

Le levier de ce tambour, qui est rond à son extrémité, porte une doublé virole pouvant être fixée d’une part sur cette tige, et d’autre part à l’extrémité d’un fil ayant la forme d’une raquette, s’introduisant ' dans la bouche et devant laisser libres les mouvements de la bouche ainsi que ceux de la langue.

 la base de ce fil en forme , de raquette, il y a un petit anneau recevant une plaque métallique d’environ i5 millimètres de diamètre recouverte de plâtré, semblable à une pastille, qui se colle au voile du palais.

Yoici deux tracés recueillis par l’auteur :

La figure i représente les mouvements du voile du palais lors de l’articulation du mot fonte et qui se lisent de gauche à droite.

Fxg. 29. — Appareil destiné aux mouvements du voile du palais pendant la phonation, système du D r Weeks.

La première cime représente 1’/, la deuxième le t. Pour la nasale il faut que le voile revienne à la partie normale, ce qui permet à l’air de passer par le nez.

La figure 2 représente le mot continuité, d’où il paraît que la voyelle nasale con demande plus de mouvement, quoique l’on doive toujours tenir compte des sons voisins.

Fig. 3o. — Appareil <3e l’abbé Rousselot pour l’inscriptû de la parole.

Cet appareil, représenté au second plan, se compose d’une rondelle métallique sur laquelle est fixée une membrane de parchemin extrêmement tendue, et qu’on a enduite d’un vernis, pour la mettre autant que possible à l’abri des effets hygrométriques. Au centre de cette membrane est fixé un disque de fer doux avec lequel est articulé le même système ordinaire des tambours à levier.

Derrière la membrane se trouve un électro-aimant destiné à attirer le disque de fer doux placé sur la membrane de parchemin : le disque se trouvant attiré actionnera la membrane, qui transmettra ses vibrations au levier inscripteür, lequel les communiquera à l’appareil enregistreur.

à l’enseignement du chant, a contesté l’explication que les physiciens, Helmholtz, Kœnig et autres donnent pour la formation des voyelles. D’après'eux, chaque voyelle dépendrait uniquement de la forme du résonateur buccal, dont les capacités varient surtout par leé changements de forme qu’affecte la langue; pour tentes l’ouverture buccale, serait identique. Lefort démontre, par des expériences, qu’une même { cavité peut engendrer diverses voyelles par lès. seuls '^•changements de son ouverture. Je l’ai vu, dans un entretien que nous avions sur la question, produire les diverses voyelles en soufflant entre ses deux mains disposées en cavité. Seul l’orifice opposé à sa bouche et formé par le bord cubital des deux mains changeait.. L’ouverture de la bouche déterminerait donc la variété de voyelles. Les artistes savent bien que, pour émettre nettement les voyelles qu’ils chantent, le jeu des lèvres est des plus importants.

MM. Marage et Roussel ont pu obtenir des moulages de la bouche prononçant les voyelles et il pourrait être utile de faire connaître ces moulages aux sourds-muets pour leur apprendre à donner à leur cavité buccale la forme voulue.

Rameau avait déjà reconnu, par l’oreille seule, que tout son n’est pas simple, mais se compose d’une note fondamentale à laquelle se superpose un « chœur » de notes supérieures, plus ou moins aiguës, de nombre variable, d’intensités différentes.

Les recherches d’Helmholtz ont confirmé le fait et montré que la voix humaine est riche en harmoniques. C’est au moyen des résonateurs qu’on les reconnaît

PHYSIOLOGIE DE LA VOIX

aujourd’hui en acoustique. Nombreux dans la voix de^ poitrine, ils sont rares dans la voix de tête.

Le timbre d’un son dépend du nombre èt de l ? intensité de ses harmoniques. Celui du son laryngé est très modifié parles cavités sus-glottiques qui, en changeant leurs formes, font plus ou moins résonner tels harmoniques, d’où les variations du timbre de la voix (Beaunis).

Les harmoniques, différents aussi pour chaque voyelle, déterminent son timbre caractéristique. Jamin a donné le nom de vocable à cet élément surajouté qui rend les voyelles distinctes. Pour A, la vocable est le 3° harmonique de la note fondamentale.

(Pour Helmholtz: la vocable de A est si f> 4 ); pour E, EU, O, le 2 e harmonique de la note fondamentale; pour I, U, OU, le premier.

On n’est pas encore d’accord sur ce qu’il faut bien entendre par ce mot vocable. En tout cas le phénomène se passe toujours dans la bouche.

Pour Helmholtz, c’est la note qui se produit dans la cavité buccale quand on prononce une voyelle et elle est toujours la même pour chaque voyelle. Elle la spécifie.

Hermann admet que cette note n’est pas toujours la même, mais qu’elle varie selon les cas.

Pour Marage, la vocable est un détail accessoire, puisque, pour lui, la voyelle se forme dans le larynx même.

A côté des voyelles proprement dites :

A, E, EU, I, O, OU, U, il y a les voyelles nasales ;

AN, EN, IN, ON, UN, que les grammairiens nomment diphtongues.

Marage conclut de ses éludes que les ventricules de Morgagni et les cordes vocales supérieures donnent à chaque consonne leur timbre spécial, et que la cavité buccale seule suffit à former la voyelle (Société de Biologie, 25 novembre 1899).

Il y a les voyelles parlées et les voyelles chantées.

Les premières sont émises sur quelques notes toujours voisines de \'uf. Le baryton parle généralement de lut 3 à mi 3 . Le soprano parle de là à si 3 .

Les voyelles chantées sont émises sur une note quelconque, s’écartant diversement de l 'ut 3 . Pour elles plus de vocable, et, comme la vocable est caractéristique d’une voyelle pure, les voyelles chantées sont impures, sauf dans le voisinage de P ut 3 , et voilà pourquoi, ajoute M. Marage, « la diction des chanteurs sera toujours inférieure à celle des diseurs, qui conservent la vocable et lâchent la note ».

Voyelles et consonnes se superposent aux vibrations des cordes dans la phonation normale ; mais elles peuvent exister seules, c’est ce qui arrive pour la voix chuchotée.

Les recherches de Kônig(i) ont établi que :

ou répond au si jj 2 — 470 vibrations.

0 — au si [73 — 940 —

a au si fa — 1 880 —

e — au si [> g — B 760 —

i — au si t> 6 — 7 5 ao —

Il y a ainsi un intervalle d’une octave entre les vocables des diverses voyelles, envisagées dans l’ordre ci-dessus.

(1) R. Kô.nig. Sur les notes fixes caractéristiques des diverses voyelles. Comptes rendus de l’Académie des sciences, 1870.

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Les voyelles nasales (ou diphtongues) an, en, in, on, un sont produites par la résonance de la voyelle pure dans les fosses nasales. Pour la réaliser, le voile du palais s’abaisse, ouvrant en arrière l’accès des fosses. On peut s’en rendre compte en prononçant successivement devant une glace la voyelle pure a et la voyelle nasale an. Au moment de la voyelle nasale, on voit le voile du palais se détacher de la paroi postérieure du pharynx et s’abaisser. Ainsi s’ajoutent de nouveaux harmoniques qui donnent aux voyelles nasales leur timbre particulier.

La possibilité d’employèr tour à tour des sons nasaux ou buccaux donne au langage des variétés de timbre très utiles. Les étrangers ont remarqué que la langue française emploie souvent les notes nasalées. Elles donnent au chant un caractère spécial qu’un professeur désignait un jour devant moi du terme : « affectuosité ». D’autres langues sont plutôt buccales.

Toute lesfois qu’il y a excès de résonance nasale par perforation de la voûte palatine osseuse ou par sa brièveté antéro-postérieure, par altération du voile du palais qui ferme incomplètement l’accès des fosses nasales (paralysies du voile, perforations), on dit qu’il y a rhinolalie ou nasillement. Une petite perforation, de deux ou trois millimètres à peine, suffit pour déterminer un nasillement marqué. Lorsqu’au contraire l’accès des fosses nasales est interdit aux vibrations vocales (adhérences du voile, tumeurs emplissant les fosses, sarcomes, polypes muqueux, polypes naso-pharvngiens, végétations adénoïdes), il y a défaut de résonance nasale, stomatolalie Raugé). C’est ordinairement en cas de végétations adénoïdes

nC MALADIES DE LA VOIX

qu’on peut entendre cette voix particulière, sans résonance nasale, que M. Meyer a désignée sous le de « voix morte », C’est ce qu’on appelle encore la voix blanche. L’enfant dit baba au lieu de maman. Küssmaul (i) nomme improprement cette voix buccale Rhinolalia clansa par opposition à la première qu’il appelle Rhinolalia aperta.

Raugé fait remarquer qu’il existe encore des formes, mixtes rhino-stomatolalie où la voix est blanche et pourtant nasillarde, par exemple dans le coryza, où les voyelles nasales sont mauvaises parce que le résonateur vibre mal, et mauvaises aussi les buccales parce que le voile du palais fonctionne mollement.

C’est principalement chez les ténors que la voix est renforcée par les fosses nasales. Botey le démontre par l’expérience suivante :

: Mettez dans une de vos oreilles l’un des bouts d’un tube otoscope à trois branches, et dans les deux narines de l’artiste les deux autres branches munies d’un embout olivaire. Tant que le sujet en expérience, n’émettra que des sons graves ou moyens, les sons vous paraîtront étouffés, mais dès qu’il en arrivera au la z , le son résonnera avec éclat dans votre oreille.

Les consonnes résultent des obstacles qu’opposent les résonateurs sus-laryngiens à la colonne d’air vibrante. Si l’obstacle est à. l’isthme du gosier la consonne est dite gutturale, tels G, K, H, J.

(i) Küssmaul. Les troubles de la parole. Traduction par RuefT. Paris,

PHYSIOLOGIE DE LA VOIX 127

S’il est au niveau des dents, la consonne est dentale ;

Enfin s’il est au niveau des lèvres, elle est dite labiale \

C’est encore dans les cavités buccales et nasales

- Fig. 3 i. — Spiromètre de Ch'. Yerdin.

Cet appareil, en métal léger, pèse 5 kilogrammes. Les aiguilles se remettent en place à la main, quand l’expérience est terminée.

que se forme le timbre, c’est-à-dire cette qualité particulière du son qui appartient à chaque voix, et la fait reconnaître : qui en est comme la personnalité, le coloris, disait d’Alembert.

D’après les recherches du D r Marage (1) les ven-

(1) Marage. Comptes rendus de la Société de biologie, a5 novembre 1899.

tricules de Morgagni et les cordes vocales supérieures concourent aussi à la formation du timbre spécial de chaque consonne.

Autrefois, en Italie, les passeports indiquaient le timbre de la voix comme moyen de signalement (i)/ Il n’est point rare que divers membres d’une

Fig. 32. —Mouvement d’horlogerie avec régulateur de Foucault, actionnant un cylindre ayant o m ,25 de longueur et o m ,i3 de diamètre. On peut, suivant le besoin, obtenir trois vitesses de rotation du cylindre suivant son placement sur les axes du mouvement, savoir : axe supérieur, 4o tours à la minute, un axe latéral 7 tours, ët l’autre 1 tour.

famille aient le même timbre, au point de causer des méprises. C’est un caractère de ressemblance.

Les cavités sus-laryngiennes modifient leur forme

(1) J.-M. Plane. Essais sur la physionomie ou physiologie morale, 2 e édition, 1.1, p. 87.

PHYSIOLOGIE DE LA VOIX

pour réaliser les timbres ou émissions) clair et sombre.

Dans le timbre clair la bouche et les lèvres s’entr’ouvrent largement et le larynx se hausse pour lancer sa note par-dessus la langue.

Dans le timbre sombre les lèvres se rapprochent,

Fig. 33. —Tambour explorateur de la respiration (modèle de PaulBert).

tandis que la langue s’aplatit et que le larynx s’abaisse.

D’ailleurs la bouche est naturellement accordée pour les tonalités moyennes de la voix humaine, et de légères modifications dans ses diverses parties suffisent pour qu’elle puisse concourir à l’émission des diverses notes de la gamme.

De tout ce qui précède sur la résonance, on peut conclure que l’élève doit s’exercer à l’utiliser le plus possible, car le son fondamental étant renforcé par elle, le larynx et la poitrine ont à se fatiguer moins.

Voici les figures de quelques appareils qui servent aux diverses opérations dont il vient d’être question Castes. 9

Fig. 34. — Tambour à levier récepteur du prof. Chauveau.

Cet appareil réunit les avantages suivants : On a la facilité d’allonger ou de raccourcir le levier sans pour cela changer l’amplitude de ses oscillations. On obtient, avec la virole mobile du tambour Marey-Rummo, l’élévation ou l’abaissement du levier, c’est-à dire la mise en contact du style sur le papier enfumé.

D’autre part, ce tambour porte une virole fendue qui permet de le mettre sur son support ou de l’en faire sortir, sans qu’il soit nécessaire de le faire glisser sur toute la longueur de la lige support.

i3o MALADIES DE LA VOIX

dans les pages qui précèdent. Je les dois à l’obligeance de mon ami et collaborateur Charles Verdin.

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