‹ Les maladies des caractères: étude de physiologie moraleChapitre 107 sur 115 · CHAPITRE IX LES PRÊTRES · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX LES PRÊTRES

A la mémùXT^ de Vahhé Moiet, vicaire de Saint-Suipioe.

Yous vous souvenez, mon père, de votre der* nière maladie. A six heure» du soir, vous dînez avec ia communauté de Saint-Sulpice. Dans la nuit, le malaise s'aggrave. On m'appelle à onze heures. J'accours. Vous étiez mort.

Déjà souffrant, la veille encore vous aviez voulu dire votre messe* L'âge ne vous retenait pas^ le froid vous était indifféren'.. Yous aviez quatre-vingtcinq ans passés et nous étions en hiver. Imprudence qui à vos yeux n'en était pas une, tellement vous étiez pénétré de cette vérité que Dieu seul dispose de notre vie et que les médecins ne peuvent pas grand'chose. Voua acceptiez les soins pour obliger vos collègues et un peu par amitié pour le médecin ; « Je suis prêt, disiez-vouSj quand le bon Dieu voudra », Un rire frais et jeune soulignait cette affirmation qui sur d'autres bouches aurait fait descendre un pli de tristesse. Votre figure en

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