‹ Les maladies des caractères: étude de physiologie moraleChapitre 30 sur 115 · CHAPITRE XV LA BRUTALITÉ ALLEMANDE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV LA BRUTALITÉ ALLEMANDE

La grossièreté de la nourriture amenant^ comme nous l'avons dit, l'alourdissement du grand sympathique* s'unit chvz rAlIamand à la signification de sa philosophîs pour engendrer la brutalité de l'es prît et la sauvagerie des actes. Il faut lire, dans une belle conférence de M. Victor Delbos ^ , la lente déviation de la pensée allemande, mise en branle par Descartes et s'égarant peu à peu sous la plume complaisante et les ambitions exaspérées de ses écrivains. Leur mysticisme ravale la divinité au niveau de « toutes les passions, de toutes les ambitions, de toute la concupiscence de Tindividu qui Tinvoque ». Leur idéalisme, au lieu de concevoir la raison et la mesure des choses en dehors d'elles, dans certains types de perfection et d'intelligibilité, se traîne dans la vulgarité des

' L'esprii philosophiqjié de V Allemagne et la pennée française, par VteTûn ÛELBos, ÛQ r Académie des Sciences morsilât et poU- Lîquea (Blottd, édit.).

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