RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU
Panas a observé un cas très intéressant et unique de névrite optique à la suite de blennorrhagie.
In jeune homme de vingt-neuf ans atteini d'une blennorrhagic chronique, qui débuta dans le courant de 188'.), dura pendant quatre mois à l'état aigu et s'accompagna à cette époque de douleur? polyarticulaires, fut pris, le 6 octobre 1890, de douleurs de tête très violentes à cette époque l'écoulement uréthral persistait sou3 forme dégoutte militaire); ces douleurs diminuèrent d'intensité, mais le 18 le malade constata que la vision était complètement perdue du côté droit : à la consultation d'une autre clinique on porta le diagnostic d'atrophie optique a frigore. Panas constata, à quelques jouis de la. une amaurose complète, une abolition du réflexe accommodateur; la papille était manifestement atrophiée, mais l'atrophie n'était pas complète; la papille n'était pas blanche, mais louche et ses limites peu nettes ; ses bords étaient cachés et on passait sans transition du tissu nerveux au tissu rétinien ; les veines étaient dilatées et flexueuses, les artères au contraire
petites, presque filifor s. en un mot il existait des signes d'inflammation de la
papille et non ceux d'un processus atrophique complet; le tissu rétinien participait a cette inflammation, car entre la papille et la macula il existait un pointillé fin qui témoignait de l'œdème des fibres de la rétine; la vision était bonne à gauche, cependant l'ophtalmoscope montra dans la papille de ce côté une lésion analogue à celle du coté opposé, mais à un moindre degré.
La supposition de la métastase gonorrhéique dans l'œil, par l'invasion des gonocoques dans les vaisseaux, n'a pas été confirmée, au moins pour les cas qui jusqu'ici ont été examinés au point de vue bactériologique.
Dans les cas observés par Riickert on trouvait le gonocoque dans la sécrétion génitale, mais on ne le trouvait pas dans la sécrétion de la conjonctive. L'examen du liquide dans les articulations n'a pas donné non plus, dans tous le- cas, un résultat positif. C'est ainsi que G. Roux a observé un cas où l'examen du liquide séro-purulent d'une articulation donnait un résultat négatif. En face des résultats positifs, au point de vue bactériologique, obtenus par d'autres auteurs, on doit conclure que les inflammations articulaires, la conjonctivite, l'iritis, la kératite, sont occasionnées ou par l'invasion directe des gonocoques ou qu'elles sont le résultat de l'action des toxines fabriquées par le microbe. Selon nous, la névrite optique blennorrbagique doit plutôt être expliquée comme étant une névrite périphérique toxique et non comme étant la suite d'une méningite intercurrente.