‹ Les maladies des yeux dans leurs rapports avec la pathologie générale; (volume 2)Chapitre 171 sur 277 · SCARLATINE · texte numérisé non relu

SCARLATINE

Nous avons déjà mentionné fvoy. p. 216) qu'on a observé la rétinite albuminurique à la suite de néphrite scarlatineuse. La guérison de cette rétinite se laisse quelquefois attendre, mais le pronostic est pourtant ordinairement favorable.

Il se développe souvent à la suite de scarlatine une parésie du uniscle de l'accommodation, qui se manifeste chez les hypermétropes par une certaine difficulté à lire. Le punctum proximum est déplacé dans une distance plus grande qu'à l'état normal, ce qui nécessite au malade l'emploi de verres convexes pour lire et écrire. Le pronostic de cette parésie e>l favorable, elle disparaît pur un traitement fortifiant. Elle est probablement due à une influence toxique des plomaïnes de la scarlatine sur les parties périphériques des nerfs dans le muscle de l'accommodation.

Dans les cas où la scarlatine a été suivie de cécité, il s'agissait probablement toujours de Yamaurose urémique. On constata dans de tels cas toujours la présence de néphrite; TophUialmoscope ne montrait rien d'anormal, comme toujours, dans l'amaurose urémique. Les malades atteints de l'amaurose étaient arrivés à la fin de la troisième ou quatrième semaine de la maladie. L'amaurose s'est rarement manifestée plus tard, comme par exemple dans le cas de Foerster, le trentedeuxième jour. Les malades étaient atteints de convulsions, puis de somnolence, de laquelle ils se réveillaient avec des troubles de la vue, qui dans la plupart des cas ne persistaient que vingt à quarantehuit heures.

Cependant, dans des cas exceptionnels, la cécité durait plus longtemps, ainsi : quatre jours dans le cas de Monod, seize jours dans un cas de Foerster, etc. Dans le cas de Power la cécité durait cinq jours, maïs l'acuité visuelle ne se rétablit complètement qu'après trois semaines. Dans un cas de Loeb l'amaurose apparut avant les convulsions.

DIPHTIIÉRIE. :tM

Dans tous les cas, la réaction de la pupille à la lumière était conservée, ce qui ne s'observe pas toujours dans les cas d'amaurose arémique.

Hodges décrit un cas où les troubles de la vue, survenant dans la convalescence de la scarlatine, étaient causés par' la thrombose des artères rétiniennes.

Cette affection se développa chez une jeune fille de dix-huit ans; il n'existait ni albuminurie ni maladie de cœur. Il n'est pour le moment pas possible d'expliquer ce cas.

Le catarrhe 1res prononcé de la conjonctive se montrant pendant la période d'éruption de la scarlatine est sans importance, il n'est pas toujours constant.

Page 1