‹ Les maladies des yeux dans leurs rapports avec la pathologie générale; (volume 2)Chapitre 174 sur 277 · OREILLONS · texte numérisé non relu

OREILLONS

Le peu d'importance qu'on accorde ordinairement à cette affection, explique peut-être qu'en présence des troubles oculaires, on ne se demande pas s'ils pourraient être causés par les oreillons. Nous ne trouvons que deux cas de troubles oculaires survenant à la suite des oreillons, décrits chez des auteurs. Dans un cas décrit par Baas il s'agit de paralysie de l'accommodation à la suite des oreillons. Ces cas seraient peut-être moins rares si l'attention était attirée un peu plus souvent sur les oreillons quand on se trouve en présence de paralysie de l'accommodation.

Hirschberg décrit un cas de Mumps (oreillons), relatif à la glande lacrymale; mais sa nature ourlienne n'était pas prouvée, les parotides restant saines. Cependant plusieurs observations récemment publiées, où une inflammation de la glande lacrymale a été accompagnée de parotidite ourlienne, prouvent la nature ourlienne de quelques cas de dacryoadénite aiguë.

Falion a constaté chez un jeune soldat des trouble* de la vue consécutifs aux oreillons. Le malade était atteint d'une orchite ourlienne, suivie de cécité presque complète de l'œil droit. A l'ophtbalmoscope, névrite optique; maux de tête, nausées et du coryza avaient accompagne le développement de la névrite optique ; des attaques convulsives suivirent. L'affection du nerf optique se termina dans ce cas parla perte de la vision de l'œil atteint. L'auteur admet que la névrite optique serait la conséquence des troubles cérébraux. Cette explication est invraisemblable. Probablement cette névrite optique était due à la propagation de l'affection nasale aux sinus (voir p. L92 .

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