‹ Les maladies des yeux dans leurs rapports avec la pathologie générale; (volume 2)Chapitre 217 sur 277 · INTOXICATION PAR L'OPIUM ET LA MORPHINE · texte numérisé non relu

INTOXICATION PAR L'OPIUM ET LA MORPHINE

pourtour (Ulrich). La tension intra- oculaire est diminuée. D'après Gubler et Bouchut, on rencontre l'anémie de la rétine lorsque l'intoxication aiguë arrive à un certain degré; la rétine perd sa vascularisation jusqu'à devenir exsangue (Hammond). Le globe oculaire est injecté et parfois insensible dès le début (Labbé et Guyon). Selon Horand et Puech, l'hydrate de chloral paralyserait le grand sympathique; par suite, les filets de ce nerf qui se rendent à l'iris agissent peu ou point. Pour ces auteurs, le myosis tiendrait au défaut d'innervation des fibres radiées, ou bien à la paralysie des vaisseaux de l'iris, si, comme des recherches récentes tendent à le prouver, le dilatateur de la pupille n'existe pas. Ce serait aussi la paralysie des vaisseaux qui causerait l'hypérémie du globe oculaire.

Toutefois, cette théorie de la paralysie des vaso-constricteurs ne saurait expliquer l'anémie de la rétine.

Dans l'intoxication chronique par l'hydrate de chloral, on a observé des troubles de l'accommodation analogues à ceux qu'on a décrits sous le nom de kopiopie hystérique (Foerster); il s'agit probablement d'une parésie du muscle de l'accommodation. On a observé, en outre, la conjonctivite. L'action toxique peut enfin se faire sentir sur le nerf optique, et produire soit l'amaurose, soit des troubles graves de la vue (Fischer-Detschy, Kirpatrick-Murphy) qui ne sont pas encore suffisamment étudiés.

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