‹ Les maladies des yeux dans leurs rapports avec la pathologie générale; (volume 2)Chapitre 93 sur 277 · A. — DÉFORMATIONS CONGÉNITALES DES OS DES CAVITÉS PNEUMATIQUES · texte numérisé non relu

A. — DÉFORMATIONS CONGÉNITALES DES OS DES CAVITÉS PNEUMATIQUES

Nous avons vu que l'anatomie normale explique les rapports qui existent si fréquemment entre les maladies du nez et celles des yeux. On peut donc facilement admettre que des anomalies congénitales des os en question puissent retentir sur l'organe de la vue.

C'est ce qu'on observe surtout du côté de Yethmoide. Si cet os se développe d'une manière insolite dans le sens transversal, la distance entre les deux orbites devient exagérée, et l'effort des muscles droits internes ne suffît plus, par une raison toute mécanique, pour produire la convergence. C'est ainsi que se manifeste l'insuffisance des droits internes. Dans d'autres cas, il s'établit du strabisme divergent.

Lorsque l'ethmoïde atteint un développement excessif, la forme de l'orbite est anormale, et il peut en résulter de l'astigmatisme cornéen. Ce fait a surtout été établi par les remarquables travaux de Bresgen. La forme de la cornée et de toute la partie antérieure de l'œil est déterminée par l'action des muscles droits (E. Meyer, Leroy). Il se peut que, par suite d'insertions anormales (provenant de la déformation de l'orbite), l'action de ces muscles soit aussi plus ou moins modifiée.

Si les cellules ethmoïdales antérieures sont excessivement développées, elles peuvent toucher la paroi postérieure du canal naso-lacrymal, ainsi que je l'ai observé sur des préparations anatomiques, et même entraîner un certain degré de rétrécissement de ce canal. Il est probable qu'il s'agit d'une anomalie congénitale de ce genre dans les cas publiés par Nieden; ce savant observa, chez divers membres de la même famille, un larmoiement causé par une étroitesse congénitale du canal naso-lacrymal.

Des anomalies dans la croissance du corps du sphénoïde peuvent retentir sur le développement du canal cl produire, comme je l'ai montré dans une autre communication, un étranglement du nerf

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