A. — MALADIES DES DENTS
Les affections dentaires peuvent provoquer des complications oculaires de deux manières différentes : 1° par l'irritation du trijumeau, au cours d'une affection dentaire, qui peut amener des troubles oculaires réflexes analogues à ceux qu'on observe dans le tic douloureux classique ; 2° par la propagation du processus inflammatoire d'une racine dentaire vers le sinus maxillaire et de là vers les paupières et l'orbite. Parmi les troubles oculaires réflexes, les plus fréquents sont : l'injection très prononcée de la conjonctive et le larmoiement du côté correspondant; chez les enfants, en outre, on constate un certain rapport entre la kératite et la conjonctivile phlycténulaire et les affections dentaires : ce rapport s'explique aussi par l'irritation du trijumeau, explication qui convient également à ces mêmes affections oculaires dans le cours des maladies du nez.
Schmidt a particulièrement étudié la parésie de V accommodation, survenant dans les affections dentaires. Sur quatre-vingt-douze cas d'affections dentaires observés par lui, l'amplitude de l'accommodation était soixante-treize fois au-dessous de celle qu'on rencontre au même âge d'après les données de Donders. La disparition ultérieure de l'affection dentaire a provoqué également la disparition de la parésie de l'accommodation.
La diminution d'amplitude de l'accommodation occasionnée par irrit ition dentaire peut être diminuée, ou d'un seul côté (toujours du côté correspondant) ou de deux côtés. Dans ce dernier cas, Schmidt constata trente et une fois que la diminution était plus prononcée du côté malade. L'amplitude de l'accommodation étant plus forte chez les jeunes gens, on comprend que la diminution est plus prononcée et