NERFS MOTEURS DE L'ŒIL
rieure)du plancher du quatrième ventricule. Quelques auteurs admettent que ses libres s'cnlre-croisent sur la ligne médiane avec celles du nerf opposé, mais Mauthner nie le l'ait. Les libres du pathétique émergent au-dessus dos pédoncules cérébelleux supérieurs, en dehors du pont de Varolc et du frein de la valvule de Vieussens. Le nerf comprend, à son origine, de deux à huit lilamenls, qui, au delà du pont de Varole, se réunissent en un faisceau unique. Il contourne la protubérance et les pédoncules cérébraux, se dirige en avant et en dedans jusqu'au sommet du rocher, et traverse la dure-mère au niveau de rentre-croisement des deux circonférences de la tente du cervelet; puis il passe en arrière des apophyses clinoïdes postérieures. Au delà
Fig. 6. — Aspect de la face postérieure du bulbe (d'après Erb et Aeby).
1, 2, 3, coupe des pédoncules moyen, supérieur et inférieur; 4, eminent enou du facial); 5, stries médullaires (racines de l'acoustique). Les chiffres r
eminentia teres omains
(gen . ,, „ , ,__,. - — ~ .„„
indiquent, par leur numéro d'ordre, les origines et les racines apparentes des nerfs bulbaires.
de ce point, il s'anastomose avec la première branche du trijumeau.
Le pathétique est séparé du sinus caverneux par une paroi très mince. Dans la partie antérieure de ce sinus, le nerf ophtalmique de Willis, accolé à la carotide interne, est situé au-dessous du pathétique, jusqu'à leur entrée dans l'orbite. Ce dernier passe dans la partie la plus externe de la fente sphénoïdale. Dans l'orbite, il se place audessous du releveur de la paupière supérieure et va se terminer dans le muscle oblique supérieur.
Le nerf oculo-moteur externe (abducens) naît d'un noyau gris situé à la partie moyenne du plancher du quatrième ventricule. Son noyau est relié par des fibres anastomotiques au noyau supérieur du facial, que
quelques auteurs considèrent comme uni au premier. Le nerf oculomoteur externe traverse la partie antérieure du bulbe ; il a son origine apparente dans le sillon postérieur du pont de Varole, au-dessus des pyramides. Après un parcours de 2 millimètres, les sept ou huit filaments qui le composent se réunissent en un faisceau qui gagne en avant la partie latérale du clivus Blumenbachii, en dedans du trijumeau. Il traverse la dure-mère au niveau de la suture sphéno-basilaire, puis se dirige vers le sinus caverneux qu'il perfore dans sa paroi postérieure et s'applique sur la paroi inférieure de ce sinus, en dedans et au-dessous de l'oculo-moteur commun.
Dans le sinus caverneux, le nerf oculo-moteur externe reçoit deux ou trois filaments du plexus sympathique entourant la carotide, et s'anastomose avec l'ophtalmique de Willis. Après avoir traversé la fente sphénoïdale, il entre dans l'orbite par l'anneau de Zinn. Dans son trajet intra-orbitaire, il est accompagné du nerf nasal et de la branche inférieure de l'oculo-moteur commun. Après s'être dirigé en dehors et en avant, il se perd dans le muscle droit externe.
Nous connaissons encore mal le trajet intracérébral des fibres des nerfs qui animent les muscles de l'œil, et nous ne savons que peu de chose de leurs centres corticaux.
Il semble qu'il y ait un centre des mouvements volontaires de l'œil localisé dans les gyrus angularis et supramarginalis. En outre, les recherches de Grasset et Landouzy ont démontré que le centre du releveur de la paupière supérieure est localisé dans le lobule du pli courbe (gyrus angularis).
Après les détails anatomiques que nous venons de donner, il est nécessaire de diviser les paralysies des muscles de l'œil en plusieurs sections :
1° Les paralysies corticales ;
2° Les paralysies résultant de lésions des fibres qui relient le centre cortical aux noyaux;
3° Les paralysies nucléaires ;
4° Les paralysies par lésion des fibres entre les noyaux et les origines apparentes des nerfs à la base du crâne :
5° Les paralysies basilaires (dans le parcours des nerfs à la base du crâne) ;
6° Les paralysies causées par des lésions ayant leur siège dans le sinus caverneux;
1° Les paralysies par suite de lésions situées en dedans de la fente sphénoïdale ;
8° Les paralysies orbitaires, résultant de lésions des fibres dans leur trajet orbitaire;
9° Les paralysies périphériques.
Avant de commencer la description détaillée de ces diverses formes