ATROPHIE MUSCULAIRE PROGRESSIVE
Les recherches de Charcot, Jouffroy, Hayem, Bergmann et d'autres, ont démontré que cette affection est produite par des altérations des cornes antérieures de la moelle épinière. Il semble que dans cette maladie les noyaux des nerfs moteurs de l'œil soient atteints de la même façon que les cornes antérieures de la moelle.
D'après Michel (loc. cit., p. 188), on observe dans des cas rares la diplopie et la parésie du releveur de la paupière supérieure chez des enfants atteints d'atrophie grise des cornes antérieures de la moelle épinière. Guinon et Parmentier ont observé un cas d'ophthalmoplégie externe, combinée à l'atrophie musculaire progressive. H. Oppenheim a vu de son côté un malade âgé de vingt ans, qui avait été atteint d'atrophie musculaire infantile progressive, et chez lequel cette affection s'était compliquée de troubles fonctionnels des muscles de l'œil et du larynx. Les troubles fonctionnels des muscles de l'œil consistaient dans l'insuffisance des muscles internes et dans le nystagmus. Ce dernier se produisait même à l'état de repos et dans la direction horizontale.
Dans plusieurs cas de paralysie musculaire progressive, associée à l'atrophie des muscles cervicaux, on a également observé, d'après Michel (loc. cit., p. 519), le myosis paralytique bilatéral. Ce phénomène peut être aussi unilatéral. C'est ainsi que dans un cas de Jacobson, où les muscles d'un seul bras étaient atteints, la pupille correspondante était resserrée et ne réagissait pas à la lumière.