‹ Les maladies du SénégalChapitre 6 sur 56 · DE GRAVITÉ, 32G · texte numérisé non relu

DE GRAVITÉ, 32G

VIÏ. — Etat sanitaire du ^iéni^gai 527

1” En général, 527; — 2° selon les individus, 528; — 3“ selon les époques, 552; — 4° selon les localités, 558. — Gorée, 558. — Presqu’île de Dakar, 559. — Saint-Louis, 540. — Dagana et Podor, 341. — Ricliard-Toll, 541. — Mérinaglieni, 541. — Balbulabéct Kita. 342. — h" État sanitaire des parties non Irançaises de la Sénéganibie, 545. — Saintc- Marie-Batliur.'t, 545. — Mortalité des indigènes, 5-43. — Natalité, 547.

— Établissements portugais, 347. — Sierra- Leone, 547.

'IH- — Ouelijiie.s desiderata 552

Patbidogie, 552. — Topographie, 5,32. — .Vlimentation, 553. — Flore, aiiiiiiauï, 55.3. — Hydrologie, 554. — Météorologie, 554. — Pression atnio.sphériqiie, 5.35. — Température, 5.35. — Vents, 550.— Hygrométrie, évaporation, pluie, ozone, orages et torundi s, 557. — Saisons, 357.

— .Vnlliropidngio, 557.

FIN DK l.A TAIII.K IIKS MATIKIIKS.

ligne 21,

au Uni de

- Ht,

1780. //.AV'î .- 1809.

rive, voie,

nord-ouest, — iiord-esi,.

8 centimètres, — 8 kilométrés,

comme sont, — comme tend.

Travaux pnl>lié.s par le docteur BoriiiPt.

Queitjues consiJcralions médicales sur le poste de Da^^ana, Sénégal. Tliêsc, Montpellier 18G4, in-8“.

Service médical de rétablissement d’Indret. — Hépatite, abcès du foie, ouverture par le bistouri, injections iodées, drainage, guérison (Gazette des Hôpitaux, ‘2(5 août 18 CG).

Recherches sur la nature et l’origine de l’épidémie qui sévit à l’île Maurice en I8G8 (Archives de médecine navale, octobre 18G8, p. 257-2G7).

Des injections hypodermiques de sulfate de quinine dans le traitement des

■ fièvres paludéennes graves de Sainte-Marie de Madagascar (Archives de médecine navale, 18G9, t. .\1I, p. 221-242).

Gorée, Sénégal. — Résumé des observations météorologiques faites pendant dix années (I8b6-18G5) par les pharmaciens de la marine (Annuaire de la Société météorologique de France, 18G!)), t. XVII, p. o!)--G9).

Étude sur le climat et le constitution médicale de Sainte-Marie de Madagascar (Archives de médecine navale, 1870, l. XIV p. 81-Hl).

Remarques sur le climat du Sénégal (Annuaire de la Société météorologique, 1872, t. XX, p. 15G).

Résumés hebdomadaires des observations météorologiques faites à Saint- Louis (Sénégal), sous la direction du docteur iior'ius (Moniteur du Sénégal de juin 1875 à juin 1874).

Extraits des observations faites à Saint-Louis (Sénégal) (Bulletin de F Association scientifique de France, tome XII, p. 455; t. Xlll, p. 15,52, 05, 12G, 2G5).

Movennes quotidiennes météorologiques à Saint-Louis en 1875-1874 (Bulletin international de l'Observatoire de Paris, 1875; numéros 510-528- .540; 1874, 80-117-215).

Du régime des vents sur la cote de la presqu’île du Cap -Vert (Revue maritime et colo7iiale, août 1874, p. 5G8-500).

Des pluies sur le littoral de la Sénégambie (Revue universelle, 1871, p. 515-557).

Note sur le climat du Sénégal (Annuaire de la Société météorologique, 1874 l. XXII, p. 175-185).

Recherches sur le climat du Sénégal. — Ouvrage accompagné de tableaux météorologiques, de 14 planches dans le texte et d'une carte du climat et de l’état sanitaire du Sénégal suivant les saisons, un volume in-8", t. XIX, 527 pages Daris, 1875, Gautbiers - Villars libraire-éditeur. Ouvrage

TUAVAUX PUIII.IKS l’Ai’. li: DOGTr.Uli llOlillîS.

.iniiomu' par l'Acatlrmii! ilo^ scimicvs ol par le Miiiislre rie riiislriiclinn publique.

Topographie de l'ile de (îorée {UullcUii de T Association scientifique, 1875, t. XV, p. 284).

Observation de grêle au poste de Médine (Sénégal), le 2 juin 1874 (iSouvelîes mélêoroloqiques, 1775, p. 152).

I n cas de purpura rhumatismal à forme érylhémateuse {Gazette des Hôpitaux, 1'" juillet 1875).

Observations des hauteurs des eaux du fleuve le Sénégal, à Dagana, Podor, .Aéré, Matam, Dakel, Médine et Saldé (jYoHw//es météorolorjiques, 1870, p. 45).

Xole sur une sécheresse extrême à Saint-Louis (Sénégal). Insuffisance de la formule de Régnault {Nouvelles météorologiques, 1870, p. 74).

Extraits des observations laites au Sénégal à l’Observatoire fondé par le ilocleur florins {Bulletin international de l'Observatoire de Paris, 1870, numéros 202-285, et Annuaire de la Société météorologique, 1870, t. XXIV, p. 111-115).

Xote sur la température des eaux du Sénégal {Annuaire de la Société météorologique, 1870, t. XXIV, p. 84-98).

Observations pluviométriques faites à Brest pendant 44 années {Ann. de la Société météor., 1870, t. XXIV, p. 170-178).

Sur les circonstances atmosphériques qui ont précédé et accompagné l’épidémie de fièvre typhoïde de la ville de Brest, à la fin de l’année 1870 et au commencement de 1877. — Vote communiquée à l’Académie do médecine dans la séance du 17 avril 1877 ; honorée d’una médaille de bronze par le Ministre de l’Agriculture et du Commerce, sur la proposition de r.Académie de médecine.

Vote sur les observations météorologiques faites à Brest à l'Observatoire de la Marine {Ann. de la Société metéor., t. XXV. p. 191-198).

Observations de la température et de la pluie faites à Iverisbian, près Brest, par le docteur Borius {in e.xtenso dans la Quinzaine météor., Paris, de mai à octobre 1877).

-Note sur l’altitude du baromètre à l'Observatoire de Brest. Erreur commise relativement à cette altitude dans les communications faites à 1 Observatoire de Paris {La Quinzaine météor., septembre 1877).

Voyage de l’embouchure du Sénégal aux cataractes du Felou, par MM. E. Borius et Louvet. Obsi.-rvations résumées par le docteur A. Borius {.Ann. de la Société météor., t. XXV, p. 191-198).

iJe l’identité des résultats fournis, au Sénégal, par les observations du papier ozonométrique de .lame de Sedan et de l’évaporomètre de Pichc. — Communication faite au Congrès international de météorologie dans la séance du 28 octobre 1878.

Recherches sur le climat fdes etablissements français de la côte septentrionale du golfe de Guinée, 1879, in-8^ de 24 p. Paris, chez Gaulhier- Villars.

B-derniination de l'état hygrométrique de Pair sur le littoral du Finistère (Congrès de V Association française pour l'avancement des sciences, Montpellier, 1879),

f.e climat de Brest, ses rapports a vccl’étal sanitain?, 1879. 1 vol. iii-8 de 584

ïu.u.ulx l'iniuiis \>\\{ i.i': DocTtiim liormis.

|i., :ivec. 7 iilanclics lilliograpliiées. l’ai'is, clicz J. -B. Baillière cllils. Ouvrage honoré par l'Académie des sciences d’un rappel de prix.

De rinfluencc de l’iiivcr et de l’été de 187!) sur la végétation des plantes cxoliqnesdont raccliinatalion est tentée au Jardin botanique de l’École de médecine de Brest, en collaboration avec G. Blanchard [Arch. de méd. nnv., 1880, t. XXXlll).

Articles Sénégamhie, Sierra-Lrone [Gumée) du Dict. encvclop. des sciences médicales 1880, 1881, et 188;2).

Un Nordcnskiold explorateur de l’Afriqucéqnatoriale (Journal la Salure, janvier 1882).

Notice sur le climat du Gabon (Arm. de la Société méléor., p. 122-1Ô0).

Plusieurs articles de bibliograpbie, Archives de médecine navales c\. Journal d'hiiçiiène de 1879 à 1882.

TOPOGRAPHIE MÉDICALE DH SÉNÉGAL

;PAR L.E D' A, BORIUS

MÉIlECIN nE l>aEUt,ÈUE CLASSE (AGRÉGÉ LIDRE)

Aperçu lii*«tori(|ue.

La colonie française du Sénégal comprend nominalement, tout le cours du grand fleuve i|ui porte ce nom cl les établissements de la côte occidenlale d’Afrique situés entre le Cap- Blanc, au nord, et le cap de Sierra-Leone, au sud.

En réalité, la France est loin d’èlre maîtresse des pays arrosés par le Sénégal. Elle ne possède qu’une sorte de suzeraineté sur cinq ou si.>r royaumes noirs situés sur la rive gauche de ce fleuve. De la côte maritime au.v cataractes du Félou sont disséminés un certain nombre de forts qui abritent des comptoirs européens et quelques villages nègres placés sous notre protection.

La nécessité dans laquelle se trouve la France d’échelonner ainsi, tout le long du fleuve, des postes fortifiés, montre que notre autorité sur le cours de cette belle voie commerciale est de date récente. De temps à autre, cette autorité est l’objet de protestations à main armée, de révoltes [lartielles. Le nom de colonie convient assez peu pour désigner cette possession française de l’Afrique occidentale. Le mot colonie désigne en même temps le groupe de personnes des deux sexes envoyées d’un pays dans un autre pour l’habiter, et le pays où s’est établi ce groupe. Pris dans ce double sens, ce tnot s’applique mal au Sénégal. H n’y a pas de colons, au Sénégal; il n’existe aucun i groupe d’Européens établis dans ce pays sans ai rière-pensée de ' retour vers la mère patrie.

On n’y trouve pas ce que, dans nos autres colonies, on ap- I pelle dos créoles. Les métis forment l’élément le plus éclairé et le plus intelligent de la population sur laquelle s’appuie I notre puissance commerciale; mais on ne compte, parmi ! eux, aucun cultivateur. Ce qui est plus grave, la multipli-

A. Sénégal. \

A lîOlUliS.

cation des mulâtres, au Sénégal, est tellement limitée que, lorsqu’il n’y a plus d intrusion de sanç blanc ou noir dans la descendance, les arrièrc-pelits-enl'ants du premier croisement sont le plus souvent, sinon toujours, inféconds. Le nombre des mulâtres est toujours resté, au Sénégal, en rapport étroit avec le nombre des Européens ayant séjourné momentanément dans le pays. Il n’en est, heureusement, pas de même delà population noire. Le nombre des indigènes de race pure, pouvant être considérés comme des citoyens français, va croissant de jour en jour ; ces noirs forment une population intelligente, assez active pour servir d’intermédiaires entre le commerce du pays et celui de la B’rance.

En réalité, le Sénégal est un vaste comptoir. La civilisation n’y est représentée que par l’élément commercial et l’élément militaire. Toutes les tentatives de culture et de véritable colonisation ont échoué jusqu’ici. Les populations plus ou moins barbares qui habitent le [lays échangent avec nous les produits de leurs travaux et de leurs cultures;, mais ces travaux et ces cultures échappent encore complètement à notre influence.

Telle est la situation actuelle des rives du fleuve, c’est-àdire du Sénégal proprement dit. Dans les points de la côte d’Afrique autres (jue ceux appartenant au bassin de ce grand neuve ou à la presqu’île du Cap-Vert, notre commerce possède seulement des pied-à-terre au milieu de populations complètement indépendantes et souvent hostiles. Quelle que soit la situation du Sénégal par rapport à la métropole, cette contrée n’en offre pas moins un grand intérêt. Grâce à elle, la civilisation française enfonce lentement, mais sûrement, ses puissantes racines dans la partie occidentale de ce bloc -compact et difliciement attaquable (]ui constitue l’Afrique. Un coup d’œil rapide sur l’histoire du Sénégal montrera avec quelle lenteur et au milieu de combien d’obstacles de toutes sortes s’est créé l’état actuel de notre colonie.

Le mot Sénégal ou Sénéga semble n’avoir désigné, autrefois, que le pays occupé aujourd’hui par la ville de Saint-Louis et sa banlieue, et n’avoir pas été le nom primitivement donné au llcuve par les Européens. Sur les cartes du siècle dernier, le lleuvc est confondu avec le Niger, cl en reçoit le nom; le mol Sénégal ne désigne que les environs de rembouebure du fleuve. Ce mol est encore pris dans ce sens restreint par les

TOI'OGÜAIMIIK MKDICAI-H Di: ^GNWIAl,.

indi‘>'ènes. Les navires qui desceiidenL le lleuvc sc rciulenl au Sénégal, disent leurs équipages. Actuellement, le mot Sénégal désione le tleuve et eu nièi'nc temps le pays qu’il arrose, et, par extension, quelques régions placées en dehors de son bassin. comme la presqu’île du Cap-Vert et Corée, Sons le nom de lias-de-la-Côte, on désigne la partie de la côte occidentale d’Afrique située entre le Cap-Vert et le cap de Sierra-Lcone ; c’est ce qu’en style administratif on appelle les dépendances duSénégal.

Le Sénégal fut découvert par les Dieppois eu 1360. Vers 1446, les Portugais s’établirent sur les bords du Sénégal et élevèrent un fort, à Arguin. On ne saurait ilire avec précision à quelle époque a été fondé le premier poste fiançais sur les rives du Sénégal. Il est certain que cette fondation est antérieure au dix-septième siècle. Les Normands do Rouen, chassés des côtes de Guinée par la jalousie portugaise et la coupable indifférence du gouvernement, se formèrent eu compagnie vers loS^; ils concentrèrent leurs efforts sur un établissement qu’ils fondèrent à rembouchurc du Sénégal, d’abord dans la petite île de Bocos, puis dans une autre île un peu plus au nord, celle de Ndar, qui prit le nom de Saint- Louis.

La première date certaine de l’histoire du Sénégal français est celle de 1626, époque à laquelle Thomas Lombard fut nommé directeur de la Compagnie normande, ou association des marchands de Dieppe et de Rouen. Lombard mourut dans la colonie en 1651 .

De 1626 à 1664, cette Compagnie exploita le Sénégal. La mortalité de scs directeurs montre que l’insalubrité du pays n’était pas inférieure alors à ce qu’elle est aujourd’hui. Sur sept directeurs, deux seulement revinrent en France; les cinq autres moururent à Saint-Louis.

De 1664 à 1673, le Sénégal fut dans les mains de la Compagnie des Indes-Occidentales, fondée par Colbert; puis il fut administré par diverses Compagnies dont les opérations étaient purement commerciales.

De 1664 à 1758, sept Compagnies se succédèrent sous différents noms; aucune d’elles ne réussit. Ce fut une lamentahlc période de fautes , d’imprudences et de bampicroutes. Uu seul directeur de ces Compagnies semble avoir été à la hau-

4 A. itoimis.

teur de scs fonctions : André Brue sut donner à nos possessions sénégaliennes des limites qui n’ont pas encore été dépassées, l ne cessa, pendant une longue carrière, dese conduire d’après un plan bien arrêté, et qui aurait certainement été couronné ! <le succès, si on lui avait permis de l’exécuter (Gaffarel),

En décembre 1758, pendant la guerre de Sept ans, les Anglais nous enlevèrent une première fois le Sénégal. La colonie fut reprise, le 29 janvier 1 779, par le duc de Lauzun, lors de la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique, et, dès lors, administrée par des gouverneurs royaux.

Pendant les guerres de l’Empire, la capitulation du 14 juillet 1 809 mit une seconde fois la colonie entre les mains des Anglais. Us la restituèrent le 25 janvier 1817, en vertu du traité de 1814. La Méduse, célèbre par son naufrat;e sur le ^ banc d’Arguin, portait les fonctionnaires et les soldats chargés de recevoir de la main des Anglais notre ancienne colonie. i

De 1817 à 1854, en trente-sept ans, trente-sept gouverneurs -se succédèrent au Sénégal sans y apporter, au milieu de leurs perpétuels changement'', le moindre progrès important. On essaya, mal à propos, d’y établir une colonie agricole. A l’exception de Saint-Louis, de Bakel et de Corée, nous n’étions nulle part les maîtres. Partout, même à Saint-Louis, nous étions •considérés comme tributaires des chefs indigènes, et nous payions en réalité, sous forme de cadeaux, de véritables tributs aux misérables souverains des États qui bordent ce fleuve. Aucun Européen, aucun habitant de Saint-Louis, et même aucun navire de notre flottille de guerre ne pouvait remonter le lleuve sans payer de nombreuses coutumes.

En 1854, nous fûmes presque en danger d’être rejetés de notre colonie par le fanatisme musulman. Le gouverneur Faid- j herbe attacha alors son nom à la conquête véritable de tout le territoire sur lequel nous dominons actuellement de manière à ne plus craindre ni contestations ni rébellions. Les tribus maures furent rejetées sur la rive droite, que nous leur abandonnâmes. Les Maures s’engagèrent, par des traités, à laisser sous notre domination la rive gauche, et à ne plus envahir ou piller ■les peuplades noires qui l’habitent. Le système des coutumes fut aboli; nos postes fortifiés furent multipliés, et une cer- f; J laine étendue des pays situés autour de ces postes devint I ’,

Ja propriété réelle de la Erancc ou reconnut son autorité

Tül'OüUAl'JllE MEDICALE DU SENEGAL.

plus üu moins directe. De cette époque seulement date notre élablissement sérieux et définitir.

L’histoire des autres points que nous possédons au Sénégal ne mérite pas d’arrêter longtemps notre attention. Autrefois-, les forts d’Ârguin etPortendic, sur la côte, au nord du Sénégal, étaient des points importants pour la traite des gommes. Les .Maures Trarzas y apportaient la gomme qu’ils échangent au-* jourd’hui, contre nos produits, sur les rives même du Sénégal. En 1658, les Hollandais s’emparèrent du fort d’Arguin, qu’avaient fondé les Portugais. En 1717, les Maures cédèrent aux Français l’établissement de Portendic, qui tomba dans les mains des Hollandais en 1721, puis fut livré, en 1725, aux Français par les Maures, qui en étaient redevenus maîtres. A'ers la même époque (1724), les Français enlevèrent aux Hollandais le fort d’Arguin.

Corée fut fondé par les Portugais, puis appartint aux Hollandais. En 1677, les Français l’enlevèrent de vive force, ainsi que les comptoirs voisins. En 1758, Corée tombait, en même temps que le Sénégal, au pouvoir des Anglais. Cette île fut restituée à la France en 1787, puis tomba de nouveau dans les mains des .Anglais en 1780, pour nous être rendu en 1814.

Portendic et Arguin, sur lesquels la France conserve tous ses droits, sont actuellement abandonnés, la libre circulation du Sénégal permettant le commerce des gommes dans des conditions beaucoup plus favorables que dans ces deux comptoirs. En décrivant les différentes autres stations que nous occupons militairement, et les centres commerciaux les plus considé-o rablcs, nous indiquerons l’époque de leur fondation et donne rons sommairement leur historique.

La terre et les eaux..

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