SUCCÈS
PROPORTION
POUR 100 VACCINATIONS
et revaccinations
On voit que la proportion des inoculations vaccinales pratiquées avec succès est assez variable suivant les années. L'efficacité du vaccin dépend, en effet, d'un certain nombre de conditions, que nous allons examiner successivement.
I. Vaccinations. Premières revaccinations, revaccinations successives. — Les résultats diffèrent suivant qu'on envisage l'armée permanente ou bien les réservistes et les territoriaux.
a) Armée permanente. — Les waccma^zons pratiquées, sur les sujets reconnus non vaccinés et non variolés lors de leur arrivée au corps ont été suivies de succès : 64,4 fois pour 100 en 1888, 70,4 pour 100 en 1889 et 70,9 pour 100 en 1890 ; cbiflfres relativement faibles, qui laissent supposer qu'un assez grand nombre d'hommes considérés, en l'absence de stigmates de vaccin ou en présence de stigmates insuffisants, comme' n'ayant jamais été vaccinés, l'avaient été en réalité.
Les premières revaccinations ont fourni 48,6 de succès pour 100 en 1888, 41,7 pour 100 en 1889, o4,l pour 100 en 1890. Les revaccinations successives sur les sujets réfractaires à une première inoculation ont fourni 19,8 pour 100 de succès en 1888, 17,8 pour 100 en 1889, 19,0 pour 100 en 1890.
b) Réservistes et territoriaux. — En 1890, les vaccinations opé-
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rées suivies réservistes et les territoriaux on fourni 82,6 succès sur 100 ; les premières revaccinations, 32,6 ; les autres revaccinations, 20,6 pour 100. Ce dernier résultat s'éloigne peu, comme on voit, de celui qui est constaté pour les opérations de même nature pratiquées sur les hommes de l'armée active, dans des conditions qui sont eflectivement à peu près serablales.
II. Nature du vaccin. — Actuellement le vaccin humain est de plus en plus délaissé dans l'armée; ainsi, alors qu'en 1888 il avait encore servi à 42504 vaccinations, en 1889 il n'a plus été employé que pour 7.598 et en 1890 que pour 2534 inoculations.
Si l'on compare les vaccins au point de vue de la proportion de succès obtenus à la suite des inoculations pratiquées sur les soldats, on constate entre eux des différences d'efficacité et même d'activité assez sensibles.
Dans les vaccinations (armée permanente) pratiquées en 1890, si l'on élimine le vaccin frais d'adulte et d'enfant, ainsi que la lymphe conservée, dont l'emploi porte sur un nombre trop restreint de cas pour entrer en ligne de compte, la lymphe fraîche de pis à bras a fourni les meilleurs résultats : 77,6 de succès 0/0; la ])ulpe giycérinée a donné 53,4 0/0.
Dans les premières revaccinations, la pulpe giycérinée a fourni 53,4 de succès 0/0 ;
La lymphe fraîche de pis à bras, 58,8 de succès 0/0 ;
Le vaccin frais d'adulte, 51,1 de succès 0/0 ;
La lymphe en tube, 26,4 de succès 0/0.
Les autres revaccinations ont été représentées par des éléments trop dissemblables pour qu'on puisse déduire des résultats qu'elles fournissent des conclusions fermes, au point de vue de l'efficacité des différents vaccins ; cependant elles ont paru accuser la supériorité du vaccin frais d'adulte avec 29,5 de succès et confirmer l'égalité d'action de la lymphe fraîche (19,5 de succès 0/0) et de la pulpe giycérinée (18,9 de succès 0/0) (1) :
C'est ce qu'indique le ta^bleau suivant, où figurent les résultats des vaccinations et des revaccinations opérées en 1890, dans l'armée permanente, au moyen des différents vaccins :
(1) Voy. Slalisl/qi/e médicale de l'armée pour 1890.
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