C. — ÈïIOLOGIE
Deux opinions opposées ont été défendues relativement à l'éliologie des oreillons : suivant la première, ceux-ci seraient dus à une influence atmosphérique, particulièrement au froid humide; suivant la seconde opinion, il relèveraient d'un agent spécifique, comme les fièvres éruptives, et, comme ces dernières, ils seraient contagieux.
L'influence du froid et de l'humidité paraît réelle (Sallaudj;
(1) L. Coliu, Traité des maladies épidé iniques, p. 572.
mais ces agents n'intei'viennent qu'à titre de causes prédisposantes, comme pour la rougeole et la scarlatine.
Il est fort possible que la seule cause efficiente des oreillons soit représentée par la contagion ; opinion admise par Cullen, A. Cowper, Trousseau, Lombard (de Genève), Peter, Durozier, Lemarchand, Madamet, Arnould, etc. A. Laveran (1) a énuméré toutes les raisons qui militent en faveur de ce mode de transmission de la maladie. Mais le pouvoir contagieux des oreillons est loin d'être comparable à celui des lièvres éruptives. Voilà pourquoi on a traité pendant longtemps cette affection dans les infirmeries; aujourd'hui encore, dans beaucoup d'hôpitaux, les malades atteints d'oreillons sont confondus avec les autres. Dans les hôpitaux mixtes de Tours et de Verdun, où j'ai observé pendant plusieurs années un grand nombre d'oreillons qui, par suite de l'insuffisance des locaux dans ces deux établissements, étaient traités dans les salles communes, je n'ai jamais constaté la transmission de cette alfection aux malades voisins.
Voilà pourquoi je crois qu'il faut considérer les oreillons comme transmissibles à un très degré.