I. Fréquence et gravité dans les milieux militaires
— Il n'est certainement, dit L. Colin (1), aucune affection populaire aussi commune que les catarrhes vulgaires de la période hivernale de nos climats, catarrhes désignés dans la statistique médicale de l'armée sous la dénomination de bronchites, trachéites, laryngites.
Ces affections constituent, en effet, la majeure partie du groupe des maladies de l'appareil respiratoire, traitées chaque année dans les infirmeries régimentaires.
De plus, elles fournissent annuellement (1888) environ 19 entrées pour 1000 hommes présents aux hôpitaux ; la morbidité qu'elles déterminent peut être estimée à 50 malades pour 1000 hommes, en tenant compte des doubles entrées occasionnées, pour le môme cas, à l'infirmerie et à l'hôpital, proportion, comme on le voit, considérable, et qui indique la fréquence de ces affections parmi les soldats.
En revanche, la mortalité occasionnée par elles est insignifiante ; ainsi, en 1889, elle n'a été représentée dans toute l'armée que par 6 décès.