MALADES A L'INFIRMERIE
MALADES A
L'HOPITAL
MOINS d'un an
de service
TOTAL
MOINS d'un an
de service
Ainsi, près de la moitié des malades traités à l'intirmerie et plus d'un tiers des malades traités à l'hôpital pour affections des oreilles ont moins d'une année de service ; la plupart de ces affections observées parmi les soldats ont débuté antérieurement à l'incorpora Lion et datent souvent de la première enfance.
D'un autre côté, il résulte des constatations faites récemment par Chauvel (2), au sujet des otites moyennes traitées par lui au Val-de-Gràce, que, sur 100 cas d'otites purulentes, o3 fois, et sur 100 cas d'otites catarrhales, 61 fois la maladie avait une origine antérieure à l'incorporation. Ce résultat doit être attribué à deux causes : d'abord, à ce que, chez beaucoup de conscrits, ces affections passent inaperçues au moment de l'examen médical pratiqué trop rapidement au conseil de revision ; ensuite, à ce que, chez certains sujets, la maladie a présenté entre seize et vingt ans une amélioration souvent très marquée et ne s'aggrave qu'au bout de quelque temps de séjour sous les drapeaux, peut-être sous l'inlluence de conditions spéciales à la vie militaire et que nous aurons à déterminer plus loin.
Comme un grand nombre de maladies des oreilles résistent
(1) (^imiev, Affections des oreilles et apLilude iiiililaire {Arc/i. de méd. milit., 1892, t. XX, p. 53).
(2) Cliauvel, Observations statistiques et cliniques sur les affections de l'oreille examinées et traitées à l'hôpital du Val-de-Grdce de 1880 à 1890 [Arcli. de méd. milit., 1892, t. XX, p. 161).
.\1arvaud. 49
aux moyens de traitement employés contre elles et sont incurables, elles constituent clans l'armée une cause fréquente d'éliminations par réforme ; c'est ce que démontrent les chiffres suivants :
ANNÉES
RÉFORMES
ANNÉES
RÉFORMES