‹ Les maladies du soldatChapitre 21 sur 224 · CLA · texte numérisé non relu

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V° corps . . .

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taire de Paris

La variation qu'offre la mortalité militaire dans les régions du territoire français n'est, du reste, pas spéciale à l'armée et s'observe également dans la population civile. Ainsi, pendant l'année 1890 (1), la mortalité civile s'est élevée à 27 et même à 32 pour 1000 habitants dans les départements du Sud-Est (Bouches-du-Rhône, Hautes-Alpes, Hérault^ Ardèclie, Gard, Alpes-Maritimes), alors que, dans les départements du Centre;, elle a varié seulement entre 17 et 20 décès pour 1000.

S° VilleH de garnison. La mortalité militaire varie également suivant les villes de garnison. C'est ce que montre le tableau suivant, établi à l'aide de la statistique médicale de l'armée pour ces quatre dernières années (1886-1889), et ilans lequel j'ai fait figurer seulement les localités chefs-lieux de corps d'armée :

NOMBRE

DK DÉCÈS POUR 1000

VILLES

TOTAL

MOYENNE

ANNUELLE

Paris

Lille

Amiens

(1) Voy. Rapport officiel sur le iiiot/oeineiit de la populaiton en France.

VILLES

Le Mans. .

Orléans . .

Chàlons . .

Besançon .

Bourges . .

Tours . . .

Rennes . .

Nantes. . .

Limoges. .

Clermont .

Lyon. . . .

Marseille .

Montpellier Toulouse .

Bordeaux .

NOMBRE DE DECES POUB, 1000 HOMMES

TOTAL

MOYENNE

ANNUELLE

Pour les petites villes de garnison, la mortalité offre des différences encore plus sensilîles, puisque la proportion desxlécès annuels y varie de 0 à 40 et même 50 pour 1000 hommes présents.

Dans la môme garnison, la mortalité présente quelquefois des oscillations considérables, qui sont surtout accusées dans les petites villes, comme on le voit dans le tableau suivant :

VILLES

Vernon

Laval

Troyes . . . . •

Nevers

Le Blanc . . . .

Parthenay . . .

Dinan

Quimper . . . .

Périgaeux . . .

Montlueon . . .

Chambëry . . .

Gap. ......

Orange

Toulon

Antibes

Cahors

Foix

Carcassonne . .

Castelnaudary .

Lunel

Disons, dès maintenant, que ces variations de la mortalité militaire dans la môme garnison tiennent presque uniquement à l'apparition, pendant certaines années, de la fièvre typhoïde, qui y prélève, de temps à autre, un lourd tribut.

J'ai comparé dans le tableau suivant la mortalité militaire avec la mortalité civile dans les localités chefs-lieux de corps d'armée; cette comparaison a été possible grâce aux indications fournies d'une part par la statistique médicale de l'armée pendant la période 1886-90 et d'autre part par la Statistique sanitaire des villes de France, publiée par le Ministère de l'intérieur pour la même péHode :

VILLES

ARMÉE

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