‹ Les maladies du soldatChapitre 33 sur 224 · MATURE DE LA MORBIDITÉ ET DE LA MORTALITÉ EN TEMPS DE PAI.V · texte numérisé non relu

MATURE DE LA MORBIDITÉ ET DE LA MORTALITÉ EN TEMPS DE PAI.V

Elles sont représentées par les maladies, du cœur (lii/pertrophie, dilatation^ endocardite, péricnrdite) et de rappareil circulatoire {anévrisme, phlébite, thrombose), ainsi que Awsi/stème lymphatique [lymphangite).

Elles sont presque toujours une cause d'exemption ou de réforme; ainsi s'explique le petit nombre de décès qu'elles occasionnent parmi les soldats.

5° Maladies de rappareil cérébro-spinal. — Celles-ci sont rares dans l'armée, où elles ne révèlent guère leur présence que par une morbidité-hôpital de 2 à 3 et par une mortalité de 0,2 à 0,3 pour 1000 hommes d'effectif.

Elles sont principalement représentées par certaines affections cérébrales [congestion., hémorragie, ramollissement, abcès) et médullaires [myélites., ataxie locomotrice). On y comprend également la paralysie générale progressive et Y aliénation mentale.

Elles constituent, comme les précédentes, une cause fréquente d'élimination par réformes, retraites, etc.

6" Maladies de l'appareil génito-urinaire (non vénériennes). — Elles sont très rares parmi les soldats ; elles n'interviennent guère dans la morbidité de l'armée que par0,t) entrées à l'hôpital et dans la mortalité par 0,1 décès sur 1000 hommes d'effectif.

7" Maladies vénériennes. — Ces maladies déterminent dans l'armée une morbidité assez élevée, qui se traduit chaque année par oO entrées à l'infirmerie et par 8 entrées à l'hôpital pour 1000 hommes d'effectif ; elles sont représentées par la blennorrharfie , le chancre mou, la syphilis. Elles ne donnent lieu presque à aucun décès.

8" Morts accidentelles et lésions traumatiques. — Elles constituent un groupe assez chargé (48 pour 1000 décès généraux).

La mortalité causée par les accidents s'est élevée en 1888 dans l'armée française à 0,6 pour 1000 hommes ; elle est luoindre parmi les officiers que parmi les sous-offlciers et surtout que parmi les soldats, comme l'indiquent les chiffres suivants (période 1873-76) :

Pour 1000 officiers : décès par accidents 0,42

id. sous-officiers :

id. soldats :

id id

fî8 LES MALADIKS DU SOLDAT

Malgré toutes les précautions qui sont prises dans notre armée pour éviter les accidents pendant les baignades, malgré les règlements qui défendent aux soldats de se baigner isolément dans les cours d'eau ou dans la mer, c'est encore la submersion qui constitue le genre de mort accidentelle le plus fréquent dans les garnisons; les accidents par armes à feu ne viennent qu'en seconde ligne. Les, autres accidents auxquels expose la profession militaire sont représentés par les chutes d'un lieu élevé (remparts, fortifications, casernes), les écrasements, les l)rûlures, dont sont atteints les soldats dans les explosions ou les incendies.

9° Suicide. — Le suicide intervient pour 55 décès sur 1000 décès généraux dans notre armée ; ce qui prouve qu'il n'est malheureusement pas rare parmi les soldats.

11 offre, cependant, une légère diminution pendant ces dernières années, puisque la mortalité occasionnée par lui pendant la période 1862-69(0,5 pour 1000 hommes d'effectif) est descendue en 1888 et en 1889 à 0,3 pour 1000.

Le nombre des suicides, proportionnellement à l'effectif, est double parmi les troupes de l'Algérie que parmi les troupes de l'intérieur.

C'est ce qu'indique le tableau suivant :

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