DE DÉCÈS
OBSERVATIONS
de fièvres typhoïdes
typlioïdes pour
pour 1000 hommes
1000 hommes
Française (1886-89). .
(1) En comprenant
Allemande (1887-88) .
les embarras gastriques fébriles.
Autrichienne (1878) .
Italienne (1887). . . .
Belge (1887-88). . . .
Espagnole (1886) . . .
Anglaise (1884). . . .
Russe (1880-84). . . .
Ainsi il n'y a guère que les armées espagnole et russe qui offrent une morbidité et une mortalité typhoïdes comparables à celles de notre armée; et encore, pour l'armée russe, faut-il attribuer, dans ces résultats statistiques, une part assez grande au typhus pé lé chial., endémique en Russie.
Les autres armées sont moins éprouvées par la fièvre typhoïde.
L'armée belge présente à peine annuellement 4 atteintes de
dothiénentérie et 0,3 décès pour 1000 hommes, causés par cette affection. Il n'y a qu'mi seul corps d'armée eu France (le l"), qui, au point de vue de sa morbidité et de sa mortalité typhoïde, puisse être comparé à cette armée.
Les troupes allemandes n'ont présenté eu 1887-1888 que 6 cas de dothiénentérie pour 1000 hommes. Mais cette morbidité s'élève à 10 pour 1000, si on comprend également les embarras gastriques avec lièvre.
Du reste, cette armée paraît beaucoup moins exposée qu'autrefois aux atteintes de la dothiénentérie. Alors qu'avant 1872 la proportion des typboïdiques s'y élevait à !28pour 1000 hommes, en 1873-82 ce nombre n'a plus été que de 11,6 pour 1000.
La mortalité par fièvre typhoïde a présenté une diminution parallèle, puisque, de 1,03 pour 1000 hommes qu'elle était en 1873-7/i, elle est descendue à 0,50 en 1887-88.
Enfin, le nombre des décès par rapport aux atteintes est tombé de 12 (1873-7i) à 8 pour 1000 (1882-84), résultat que les médecins allemands ont cru devoir attribuer à l'introduction des bains froids dans le traitement de cette maladie.
Les armées autrichienne et italienne offrent également moins dë typhoïdiques que notre armée ; et leur mortaUté-typhoïde est deux fois moindre que celle des troupes françaises.
Mais c'est l'armée anglaise qui présente fimin unité la plus grande vis-à-vis de cette maladie; celle-ci y atteint 1 soldat sur 1000 et y occasionne très peu de décès. On ne constate guère dans les garnisons anglaises que quelques cas sporadiques et presque jamais d'épidémie de fièvre typhoïde. Ainsi, en 1884, aucune garnison en Angleterre n'a présenté plus de 20 cas de cette maladie.
11. Tuberculose. — Contrairement à la lièvre typhoïde qui, comme nous venons de le voir, sévit inégalement sur les différentes armées européennes, la tuberculose prélève annuellement sur toutes un tribut à peu près égal; les pertes qu'elle occasionne annuellement parmi les militaires des diverses nations, par suite des décès et des réformes, varient entre 4 et 8 pour 1000 hommes.
La proportion des décès phtisiques est assez variable suivant
les armées, mais cette variation dépend en grande partie du chiffre plus ou moins élevé des éliminations de tuberculeux opérées dans chacune d'elles.
Le tableau suivant indique les pertes occasionnées par la tuberculose, dans les différentes armées d'Europe :