‹ Les maladies du soldatChapitre 42 sur 224 · AL DES · texte numérisé non relu

AL DES

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Française (1886-80)

Allemande (1882-84)

Autrichienne (1878-87)

Italienne (1887)

Espagnole (1886)

Anglaise (1879-84)

Russe (1880-84)

Belge (1887-88)

L'armée allemande offre, comme l'armée française et chaque année, 3 à 4 entrées de phtisiques aux hôpitaux sur 1000 hommes d'effectif (1) ; la mortalité phtisique y semble inférieure à celle de notre armée. Jusqu'ici elle n'a été que de 0,7 décès pour 1000 hommes (1882-84), alors que, dans les garnisons de France, elle a atteint 1,2 pour 1000 hommes (1888-89).

Cette faible léthalité s'explique en partie par la proportion considérable de réformes prononcées en Allemagne et par la facilité avec laquelle les commissions prussiennes éliminent les soldats atteints ou suspects de tuberculose. Ainsi, pendant la période 1882-84, il y a eu dans l'armée allemande 3, S hommes réformés pour tuberculose sur 1000 présents; si l'on ajoute à ce nombre les réformes prononcées pour bronchites chroniques, on voit qu'en comprenant les décès, le total des pertes occasionnées par la phtisie s'élève à plus de 6 pour lOOi), proportion encore plus élevée que celle qui est signalée dans l'armée française (5,6 pour

(I) Zuber, l'État sanitaire de l'armée allemande (Arch. de méd. mil., 1883, t. II, p. 103).

1000 hommes). Sous l'influence de l'augmentation des éliminations des phtisiques dans l'armée prussienne, la mortalité par tuberculose est tombée de 1,28(1863) à 0,67 pour 1000 hommes (1890) (1).

Dans l'armée autrichienne, la mortalité phtisique varie entre 2,1 et 1,3 pour;1000 hommes, et le nombi-e des réformes pour tuberculose et bronchites chroniques est de 3,5 pour 1000. Total des pertes : 7,2 pour 1000.

On observe à peu près la même proportion de décès tuberculeux dans les armées belge, italienne et russe.

L'armée espagnole présente le chiffre de décès phtisiques le plus élevé, ce qui tient très probablement au recrutement défectueux des soldats. Pendant l'année 1886, elle a offert 2,7 décès phtisiques poui' 1000 hommes, alors que la proportion des réformes par la tuberculose a atteint o pour 1000 hommes. Total: 7,7 pertes par tuberculose pour 1000 hommes d'effectif.

III. Fièvres éruptives. — Parmi les fièvres éruptives, ce sont la rougeole et la scarlatine qui sévissent surtout dans les principales armées européennes.

Le tableau suivant indique la morbidité et la mortalité par rougeole dans quelques-unes de ces armées :

ARMÉES

MORBIDITÉ 0/00 hommes

MORTALITÉ

0/00 hommes

Française (1888)

Italienne (1887)

Autrichienne (1887)

Allemande (1882-84) . . . .

O.oO 0.3(1 0 . 04 0.O4

Cette maladie, qui accuse, en moyenne, annuellement dans l'armée française, une morbidité de 10 et une mortalité de 0,5 pour 1000 hommes, paraît plus rare dans les autres armées. Ainsi, pendant la période 1882-(S4, l'armée allemande a offert dix fois moins de cas de cette affection qu'il y en a eu parmi nos troupes de l'intérieur; il en est de même pour l'armée belge, dans laquelle la rougeole est rai'e, alors qu'elle sévit pouilant

(1 ) Voy. Grawitz, Elude sur la liiberculose dans l'armée allemande (Deul. Milit. Zeilschr, 1890, analysÉ dans Arch.de méd. milit., 1890, t. XVI, p. 67).

assez fl'éqaemment dans la population civile, et pour l'armée italienne, qui offre, proportionnellement à son effectif, moins de rougeoleux que la nôtre (1812 cas en 1887).

L'armée anglaise offre une immunité presque complète visà-vis de cette maladie.

La scarlatine a augmenté, pendant ces dernières années, dans la plupart des armées européennes, surtout dans l'armée anglaise. Elle ofïre actuellement une fréquence et une gravité beaucoup moindres dans les garnisons de ritalie et de l'Autriche que dans les nôti'es :

ARMÉEé

MORBIDITÉ

MORTALITÉ

Française (1888)

Italienne (1887)

Belge (1887-88)

Autrichienne (1887)

Le tableau suivant indique la fréquence et la gravité de la variole dans les principales armées de l'Europe :

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