‹ Les maladies du soldatChapitre 56 sur 224 · TYPHOÏDES · texte numérisé non relu

TYPHOÏDES

(1) A partir de 1888, la

dénomination de fièvre continue ne figure plus

dans la statistique.

Expédition de Tunisie.

Soit, pour 1000 hommes présents, la proportion suivante :

ANNÉES

FIÈVRES

CONTINUES

TOTAL

FIÈVRES

CONTINUES

FIÈVRES

TYPI10ÏDi:s

TOTAL

La moyenne annuelle des entrées aux hôpitaux par fièvres continues et par fièvres typhoïdes, pendant la période 1873-1890,

a donc été d'environ 20 pour 1000 hommes présents, près de 2 pour 100 !

2° Moyenne annuelle des entrées aux hôpitaux par fièvre typhoïde pour iOOO entrées générales. Le tableau suivant permet de se rendre compte de la part considérable qui revient à la fièvre typhoïde dans la morbidité générale de notre armée ; il indique, pendant une longue série d'années, le nombre de fièvres continues et de fièvres typhoïdes en traitement dans les hôpitaux pour 1000 malades :

Fièvres continues . . . .

Fièvres typhoïdes ....

Fièvres typhoïdes . . . .

La dothiénentérie a donc représen té à elle seule, jusqu'en 1886, environ le dixième des entrées aux hôpitaux. Pendant la période triennale 1888-89-90, cette proportion est descendue à §7 pour

1000 entrées générales.

3° Mortalité. Le nombre des décès occasionnés par la fièvre typhoïde a offert les variations suivantes de 1878 à 1890 :

(1) Expéditions de Tunisie et du Sud-Orauais.

(2) Expéditions de Tunisie et du Sud-Oranais.

Ce qui donne, pour 1000 hommes présents :

Soit annuellement une mortalité de 3 pour 1000 hommes.

La proportion des

décès

pour 100 cas

de lièvre typhoïde

dans les hôpitaux a été la suivante pendant

la période 1878-90 :

1878. . . 14.2 décès

. 14.2 décès

1888. . . 16 '> décès

Soit une mortalité annuelle, par rapport aux atteintes, de 16 pour 100 malades.

Si l'on n'avait compris dans ces calculs que les fièvres typhoïdes (sans les fièvres continues), cette léthalité aurait été représentée par le chifïre exagéré de 30 pour 100 malades.

C'est la fièvre typhoïde qui commande la marche de la mortalité générale dans l'armée et qui lui imprime ses variations et ses irrégularités brusques.

II. Morbidité et mortalité typhoïdes dans les garnisons de l'intérieur. — Les évaluations précédentes s'appliquent à la totalité des troupes françaises, comprenant celles qui tiennent garnison à l'intérieur et celles qui occupent l'Algérie et la Tunisie.

Les chiffres suivants, empruntés également à la statistique de l'armée, représentent la morbidité etla mortaUté typhoïdes seulement dans les garnisons de la France :

a) Proportion des entrées aux hôpitaux par fièvres typhoïdes et continues, pour 1000 hommes présents :

(1) On peut rapprocher de ces chiffres les suivants, empruntés ;i la statistique médicale de l'armée pendant la période 1862-75, et qui indiquent la proportion annuelle des décès typhoïdes pour 1000 hommes :

1888 ..... il »

b) Propori

lion (

:les décès typhoïdes poar 1000 hommes pré-

III. Comparaison de l'armée avec la population civile, au point de vue de la fréquence et de la gravité de la fièvre typhoïde. — Cette comparaison n'est actuellement possible que pour la mortalité, car aucune statistique civile ne nous indique exactement la proportion des cas de fièvre typhoïde qui surviennent parmi les habitants des différentes villes de France,

Dans la Statistique sanitaire, publiée depuis quelques années par le Ministère de l'intérieur, la mortalité typhoïde parmi les habitants de J83 localités, ayant fourni des renseignements complets et suffisamment exacts, pendant la période quinquennale 1886-90, est représentée par 0,56 pour 1000 personnes de n'importe quel âge. Or il résulte de nos recherches qu'environ le tiers de« décès par fièvre typhoïde a lieu parmi les jeunes gens de 20 à 23 ans, qui constituent à peu près le quart de la population totale (Brouardel) (1).

Le nombre des décès typhoïdes survenus annuellement parmi ces jeunes gens peut donc être évalué à environ 0,18 (tiers de 0,56) pour 250 jeunes gens, ce qui fait 0,72 pour 1000; chiffre deux fois moindre que celui qui représente, pendant la môme période, la mortalité typhoïde annuelle de l'armée à l'intérieur (1,8 pour 1000 hommes).

Par conséquent, les militaires paraissent deux fois plus exposés à la mort, par le fait de la fièvre typhoïde, que les jeunes gens du môme âge appartenant à la population civile.

(1) Brouardel, la Fièvre typlwïde en France (Rapport au Comité d'iiygièue et de salubrité publiques, 20 octolire 1890).

IV. Répartition de la fièvre typhoïde dans les corps d'armée de l'Intérieur. — La morbidW' tijplio'ide offre, suivant les corps d'armée de rintérieiir, des différences assez considérables ; c'est ce qu'indique le tableau suivant, dans lequel j'ai relevé le nombre des cas de fièvre typhoïde dans les corps d'armée à l'intérieur (moyenne annuelle pour lOUO hommes présents, pendant huit ans : 1883-1890) :

CORPS

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