PRÉFACE XIII
cainps, en Algérie et en Tunisie, enfin dans les expéditions militaires.
J'ai largement mis à contribution, pour cette partie de mon travail, les statistiques médicales publiées récemment, tant en France qu'à l'étranger, dans l'armée et dans la population civile. Grâce à ces documents, j'ai pu comparer, au point de vue de son état sanitaire actuel, notre armée, d'une part, avec la population civile correspondante, c'est-à-dire du même âge et du même sexe que les soldats, d'une autre part avec les principales armées européennes.
Leslivres suivants sontréservés à une étude spéciale des maladies les plus fréquemment observées parmi les soldats et envisagées surtout au point de vue étiologique, épidémiologique, clinique et propliylaclique.
Dans le livre IT, qui offre le pins d'étendue, figurent les maladies infectieuses, auxquelles a été attribuée une place d'autant plus vaste que ces maladies constituent, comme on sait, le groupe le plus chargé et le plus important de la pathologie militaire et occasionnent la plus grande somme de déchets parmi les soldats.
Le livre III comprend quelques maladies générales, mais non infectieuses, qui s'observent assez souvent dans l'armée et parmi lesquelles j'ai donné un certain développement à l'étude de la faiblesse de constitution et du rhumatisme.
Le livre IV est consacré à l'étude des maladies localisées à l'un des grands appareils organiques. 11 comprend plusieurs chapitres : 1" maladies de l'appareil respiratoire; 2» maladies de l'appareil circulatoire et lymphatique ; H" maladies de l'appareil digestif; 4" maladies du système nerveux; 5" maladies de la peau; 6° maladies des yeux'; T-'maladies des oreilles.
Enfin, dans le livre V, j'ai étudié certaines maladies observées accidentellement parmi les soldats : les maladies vénériennes, les maladies alimentaires et divers accidents imputables à l'excès de la chaleur (insolation) ou du froid (congélation).
J'ai éliminé, autant que possible, de ce travail tout ce qui n'était point spécial à l'armée et ai négligé l'étude des questions qui sont traitées habituellement dans les ouvrages de patho-
logie et de clinique médicales ; j'ai eu soin d'insister particulièrement sur tous les faits qui peuvent intéresser le médecin militaire, au point de vue de sa pratique et de son service dans les corps de troupe et dans les hôpitaux.
J'ai indiqué, chemin faisant, les prescriptions hygiéniques qui sont réglementaires dans notre armée et qui ont pour but d'y restreindre le plus possible la morbidité et la mortalité, et de pourvoir nos régiments d'éléments valides et capables de supporter en temps de paix et en temps de guerre les fatigues et les dangers de la vie militaire. Dans les chapitres consacrés aux maladies infectieuses, j'ai énuinéré les nombreux exemples publiés par mes prédécesseurs et mes contemporains de la médecine militaire et relatifs aux manifestations épidémiques de ces maladies dans les différents milieux (garnisons, camps, expéditions).
L'étude clinique consacrée à chacune des maladies du soldat a nécessairement été écourtée ; je me suis borné le plus souvent à indiquer les faits se rapportant plus directement à la pratique médico-militaire, et j'ai eu soin de relater les observations qui m'ont paru les plus intéressantes, parmi celles que j'ai recueillies moi-même, pendant un séjour de plusieurs années dans les hôpitaux militaires de France et d'Algérie.
Cependant, pour quelques maladies spéciales au soldat, j'ai présenté un exposé clinique assez complet, en ayant soin d'indiquer au lecteur les auteurs auxquels il pourrait demander les renseignements nécessaires, s'il voulait approfondir tel ou tel sujet afférent à la pathologie militaire.
J'ai puisé les éléments de ce travail, non seulement dans lues observations personnelles, mais encore dans un grand notabre de mémoires, de monographies et d'articles empruntés aut dictionnaires, aux journaux scientifiques et aux publicaltionâ périodiques, au premier rang desquels figurent le Rëcueil de mémoires de médecine, de chirurgie et de pharmacie militaires et les Archives de médecine et de pharmacie militaires^ si ïiches en documents précieux pour le Corps de santé de l'armée.
C'est certainement aux travaux de mes maîtres, et de mes