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Gouvernement de Paris
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Ainsi, les troupes de la Tunisie et de l'iUgérie sont certainement privilégiées au point de vue de la tuberculose ('2,o et 3,8 tuberculeux pour 1000 hommes).
En France, les pertes occasionnées par cette maladie varient suivant les difî'érents corps d'ai'mée, entre 4,3 (XV" corps) et 10, t (IIP corps) pour 1000 hommes.
Les corps d'armée semblent présenter d'autant moins de décès et de réformes par tuberculose qu'ils se rapprochent plus du j Midi (XV', XVP) et qu'ils offrent davantage des conditions d'al- I titude (VHP, XIII'). Cette règle souffi e forcément des excep-
tions, un recrutement, entaché de tuberculose par sa provenance, étant de nature à annihiler les bons effets qu'on pourrait attendre d'un climat favorable ; elle n'aurait de rigueur que par l'application du recrutement régional à notre armée.
La maladie paraît plus fréquente sur les cô tes de la Manche et de l'Océan (P'', IP, IIIs X% XP, XVIIP corps d'armée). Rochard (1) avait constaté, dès 1856, que les bords de la mer sont ravagés par la phtisie.
Les recherches faites par Frilley (2) tendraient à confirmer les résultats fournis par la statistique médicale concernant la rareté de la tuberculose dans le XVP corps d'armée, comparativement aux autres corps de l'intérieur. En effet, sur 498 tuberculeux présentés par les troupes du XVP corps pendant une période déterminée (1883-87), 4,93 pour 1.000 hommes présents provenaient des militaires recrutés dans la région, et 10,27 pour 1000 hommes présents provenaient des militaires recrutés en dehors du XVP corps. Des six départements de cette région, ce sont la Lozère et les Pyrénées-Orientales qui ont fourni la plus faible proportion de poitrinaires.
2° Garnisons. — La tuberculose varie suivant les différentes villes de garnison. Il résulte, en effet, des observations recueillies par Frilley et Goustan, que la fréquence de cette maladie dans les milieux militaires s'élève à mesure que l'on descend de la montagne vers la mer.
Nous empruntons à ce dernier (3) le tableau suivant, qui indique le nombre de tuberculeux observés en quatre ans (1883-87) dans les régiments d'infanterie qui tenaient garnison dans les principales localités du XVP corps, avec la désignation de l'altitude de ces localités. On voit que les localités comme Rodez, Castelnaudary, Carcassonne, Mende, etc., situées à une grande altitude, offrent beaucoup moins de phtisiques que les autres localités, comme Perpignan et Montpellier, dont l'altitude se rapproche beaucoup plus du niveau de la mer.
(1) Rochîird, De l'Influence de la navigation et des pays chauds sur la marche de la phtisie pulmonaire (Mém. de l'Acad. de 7néd., 1856, p. 20).
(2) Frilley, Za Tuberculose dans leXVI" corps d'armée. Montpellier, 1880.
(3) Goustan, Elude statistique, étiologique et clinique des diverses formes de la tuberculose chez le soldat (Arch. de méd. militaire, 1888, t. XI, p. 417).
RÉGIJMENTS
des tuberculeux