DES
garnisons
Mètres :
8 P d'Infanterie.
Rodez
(Béziers
■^Montlouis
li)° —
o.ti
■^Carcassonne
Mende
Lodève
Narbonne
Albi
Perpignan, Port-Vendres
Callioure ........
Cette, Aniane
> Casernes. — ■ Tjandouzy (1) a relevé la proportion de tuberculeux parmi les gardes républicains traités à l'hôpital du Valde-Grâce, pendant quatre années (1878-81), et provenant de leurs neuf casernes ; il a obtenu des résultats différents suivant cliaqii!' caserne ; alors que la caserne Bonaparte avait fourni 11,8 tubejculeux pour 1000, la caserne de la barrière d'Enfer n'en avait oti'ert que 5,7 pour 1000.
On peut objecter à cet auteur, d'après ses propres recherches^ les écarts incroyables qui, d'une année à l'autre, ont eu lieu dans la proportion des tuberculeux, pendant les quatre années qu'ont duré ses observations, et dans la même caserne. Ainsi, la caserne de la Cité a fourni 7,0 poitriuaii'es pour 1000 hommes en 1878, 0 en 1779, 15 en 1880 et ^23 en 1881.
Coustan a fait la même constatation pour les casernes de Montpellier, dont deux ont sembl(% en 1886-87, plus éprouvées parla phtisie, « comme si elles étaientplus infectées que lesautrcs parle virus tuberculeux ».
Ces recherches, pour avoir une certaine valeur, auraient besoin d'être poursuivies pendant une période prolongée.
(1) Lnudoiizy, Elude si/i' la tube.'i'cul ose dans l'armée française, thès^e rlr; P.iris,
Marvaud. 15
Il faudrait tenir compte, en môme temps, de la composition des troupes qui occupent chaque caserne, principalement au point de vue du grade et de i'anciennelé de service, conditions qui, comme on sait, interviennent puissamment sur la morbidité phtisique.
4.0 Fréquence suivant les armes. — Dès 18-4o, Godélier avait constaté que l'infanterie était la plus frappée parla tuberculose. Plusieurs années après, Laveran avait insisté sur la mortalité phtisique exceptionnelle qu'olfrait la Garde de Paris.
Dans mon mémoire sur la Phtisie dans V armée., j'ai cherché à établir que, si l'on veut déterminer la répartition de la tuberculose suivant les différentes armes, il ne faut pas, comme l'avaient l'ait à tort les auteurs qui m'avaient précédé dans ces recherches, tenir compte seulement du nombre des décès phtisiques, mais qu'on doit avoir égard également au nombre des éliminations causées par la phtisie dans chacune d'elles.
J'ai montré combien, faute de n'avoir pas eu égard à cette double influence, les auteurs avaient obtenu des résultats erronés concernant la répartition de la phtisie par armes. En me livrant au dépouillement des statistiques médicales de 1872 à 1876, j'avais été frappé du nombre très restreint d'éliminations pour phtisie dans certaines armes spéciales, principalement dans la Garde républicaine et la Gendarmerie mobile en France et parmi les Tirailleurs en Algérie ; résultat qui s'expliquait aisément par la difficulté avec laquelle les hommes appartenant à ces corps spéciaux abandonnent la profession militaire et sont éliminés des rangs de l'armée.
Tenant compte uniquement des décès, les auteurs s'accordaient pour affirmer la prédominance de la phtisie parmi les Gardes républicains, si bien que les partisans et les adversaires de la contagiosité delà tuberculose ne manquaient pas d'invoquer ce fait, tout en l'interprétant diffé remment, à l'appui de leur opinion concernant l'étiologie de cette alfection.
La statistique indiquait, en effet, que la mortalité phtisique, parmi certains corps spéciaux de la garnison de Paris, était très élevée et môme double de celle qu'offrait le reste de l'armée. Ainsi, en 1869, alors que cette mortaUté dans l'armée française, en général, ne dépassait guère 2 pour 1000 hommes, elle s'éle-
vait à 4 pourlOOO dans la Garde impériale et à i.,6pour lOOOdans les corps spéciaux de la ville de Paris ; pendant la période 1872- 1876, la proportion des décès phtisiques, qui était annuellement de 1,4 pour 1000 hommes dans toute l'armée, atteignait 3,3 pour 1000 parmi les troupes d'élite de Paris et de Versailles (Gendarmerie mobile, Garde répubhcaine).
Mais, si l'on a soin de comprendre, parmi les phtisiques répartis par arme, non seulement ceux qui succombent sous les drapeaux, mais encore ceux qui sont éliminés de l'armée par suite de leur affection, on voit que le nombre des poitrinaires parmi les gardes républicains n'est que de 4 pour 1000 en 1876 et de 3 pour 1000 en 1877, alors que les autres troupes, l'infanterie par exemple, en fournissent une proportion beaucoup plus forte (5 à 6 pour 1000 hommes).
C'est ce que fait ressortir encore mieux le tableau suivant, dont les éléments sont empruntés à la statistique médicale de 1888 et dans lequel j'ai relevé la proportion des phtisiques décédés et élitainés pendant cette année dans les différen tes armes :