SUR 1000 HOMMES D'EFFECTIF
Soldats ayant plus d'un an de service.
Soldats ayant moins d'un an de service. . .
Chaque année on fait la même observation dans notre armée.
Les garnisons de l'Algérie et de la Tunisie offrent beaucoup moins de rougeoleux que celles de l'intérieur, comme Tindiquent les chiffres suivants, correspondant à la période 1883- 1890:
GARMSO^ÎS
Intérieur .
Algérie . .
Tunisie . .
La maladie paraît également plus grave parmi les troupes de la métropole ; le nombre des décès occasionnés par elle est insignifiant en Algérie et nul en Tunisie, comme l'indique le tableau suivant :
GARNISONS
Intérieur . . .
Algérie. . . .
Tunisie. . . .
Bien qu'elle montre habituellement une préférence assez marquée pour les régions du nord- ouest et du centre de la France, la rougeole atteint successivement les différents corps d'armée de l'intérieur. Ainsi, ce sont les corps d'armée qui ont été les moins éprouvés en 1885 (P% 11% IIP, IV% 1X% XP, XIV^) qui le sont le plus en 1886, et inversement les régions du Sud-Ouest les plus frappées en 1886 (IX% XIP, XVIP, XVIIP), sont celles qui le sont le moins en 1887, et inversement.
Pendant les années 1883, 1885 et 1887, c'est le P"" corps qui a été le moins atteint, le XVIIP le plus. En 1886, ce dernier corps a été le moins éprouvé. En 1888 et en 1889, ce sont les XVIIP, IV% X% IX^ et lY" corps, qui ont offert la plus forte proportion de rou~ geoleux.
Les régiments d'infanterie de ligne sont les plus frappés (3,6 pour 1000 hommes), avec les régiments d'artillerie, les sapeurspompiers elles infirmiers. Lescoi'ps permanents d'Algérie offrent beaucoup moins d'atteintes (de 0 à 2 pour 1000 hommes).
Dans la population civile, on a remarqué depuis longtemps que la rougeole régnait principalement pendant la saison froide et
pendant le printemps (Hirscli), avec maximum en mars, avril et mai (Rilliet). Elle offre la môme évolution dans l'armée ; elle augmente pendant les premiers mois de l'année et atteint son maximum en mai ; ensuite, elle diminue de fréquence pendant l'été et pendant l'automne et finit par disparaître presque complètement, en présentant son minimum en octobre. C'est ce qui résulte du tracé suivant, représentant le nombre de rougeoleux traités pendant cbaque mois dans notre armée en 1890 (voy. tracé XII) :
Tracé XII. — Morbidité mensuelle par rougeole en 1890.
La mortalité offre la môme évolution que la morbidité, comme l'indiquent les chiffres suivants:
MOIS
ANNÉE