DEGATS DUS AUX OISEAUX ET AUX MAMMIFERES
Des quantités d'oiseaux appartenant à des espèces nombreuses et variées consomment les baies du Caféier, mais, comme le conseille le D' Ernst, il est préférable de s'abstenir de les détruire, car beaucoup d'entre eux sont d'actifs destructeurs d'insectes.
Quelques mammifères sont plus directement nuisibles :les
(i) A. Zimmermann, Ot'e/' de Enchytvseiden eu haar \'oorkoinen in de Koffien'Oitels, in « Teijsmaiinia », 1898, p. 182,
uns s'attaquent aux racines ou au tronc dans le voisinage du collet; d autres qui peuvent parvenir aux branches dévorent la pulpe des fruits.
Je trouve signalés les suivants parmi les principaux :
Le rat du Caféier [Golunda Ellioti), qui, d'après Nietner (i), envahit parfois àCeylan les plantations de Caféiers quand il ne trouve pas sa nourriture dans les jungles. Il s'attaque surtout aux jeunes pieds, qu'il semble mâchonner pour en extraire le suc. On le détruit avec le poison ou des pièges.
Un petit écureuil [Sciw'iis trivittatus) est encore, àCeylan, d'après Nietner, grand destructeur de baies.
Au Venezuela, le D'" Ernst (2) indique plusieurs mammifères nuisibles : des rats, des chauves-souris, un renard (?) s'attaqueraient aux fruits. Les rats en particulier grimpent sur les arbres et mangent la pulpe des baies ; dès lors la graine tombe et est perdue.
Le raton, mammifère carnassier, est incriminé aussi par le même auteur. 11 semble plus probable que cet animal cju'on voit parfois sur les Caféiers y va plutôt chercher des œufs d'oiseaux dans les nids que des baies.
M. Schœnfeld (3) accuse une petite taupe (?) de dévorer au Mexique les racines des Caféiers. D'après M. Ch. Diguet, un naturaliste voyageur qui connaît bien la région du Mexique, cet animal est vraisemblablement un rongeur du genre Geoinys, un rat à abajoues.
Coubard d'Aulnay (4) a signalé jadis à la Martinique une abondance particulière des rats qui vont chercher les baies sur les arbres pour s'en nourrir. On faisait, à cette époque, la chasse à ces rongeurs à l'aide de chiens à museau long qui pénétraient dans les trous où se réfugiaient les rats. Le même auteur rapporte qu'autrefois, avant l'abolition de l'es-
(i) Nietner, Op. cit., p. 20.
(i) D'' Ernst, Op. cit., p. 22.
(3) Schœnfeld, Rapport sur l'Agriculture et la culture du Caféier au Mexique, in « Bulletin du ministère de l'Agriculture », 1896, p. 3ii.
(4) Coubard d'AuLNAY, Monographie du Caféier, Paris, i832, p. 75 à 77.
davage, les planteurs tiraient d'ailleurs un certain parti de ces rats en les utilisant pour la nourriture de leurs esclaves. A la Guadeloupe, des rats qu'on croit importés d'Europe et jadis assez rares, à cause de l'abondance relative des serpents qui les détruisaient, sont devenus plus nombreux depuis rimportation de la mangouste, qui a fait disparaître les serpents. Ces rats s'attaquent aux fruits et ne consomment que la pulpe. La personne qui m'a fourni ces renseignements assure que les graines de café rejetées par ces rongeurs et tombées sur le sol fournissent des infusions de qualité excellente, par cette raison que le rat ne s'atquant qu'à des fruits bien mûrs, les graines qu'il rejette sont toutes également d'une maturité parfaite. Aussi beaucoup de planteurs font-ils récolter soigneusement pour leur usage ces graines dépulpées par les rats.
ADDENDUM
Page 69, à la fin du premier alinéa :
« Je crois que la maladie appelée aux Antilles françaises \' Enfer du Caféier n'est pas différente du Koleroga. L'état trop peu avancé des échantillons que j'ai reçus il y a quelques années ne me permet cependant pas d'être tout à fait affirmatif : le mycélium que j'ai vu sur les feuilles était encore stérile et la gclification n'était pas visible. Le mal. en tous cas, semble peu répandu. »
CORRIGENDA
âge lo,
en note,
lire Y. Boutilly
au
lieu
de DE BoLTILI.Y.
ligne
voisinage
voisinages .
pores
spores.
dénuée
dénudée.
si l'on ne prenait
si l'on prenait.
Fusarium coffeicolum
Fusarium coffeicola
jeunes
jaunes.
ce qui doit être attrih surtout
ué
. ce qui doit surtout,