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CHAPITRE XIV

Désinfection après la maladie. — Ses agents. — Ses moyens. — Sa pratique.

Le malade g-uéri, la désinfection complète de l'appartement ou des pièces occupées et de leur mobilier doit être pratiquée, sayis que rien soit oublié , avant que personne y pénètre, autre que la gardemalade et les désinfecteurs, bien entendu.

Autant aura valu l'isolement , autant vaudra la désinfection , car il faut qu’elle porte sur tout ce qui a pu être souillé directement ou indirectement par le malade.

6 semaines.

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Par désinfection on entend toute opération ayant pour but et pour effet de détruire les agents de contagion et d’infection, les microbes et leurs germes ou spores.

On le voit, il ne faut pas confondre, comme on le fait souvent, la désinfection avec la désodorisation et il faut savoir que si un simple lavage, si soigné soit-il, ne suffit pas toujours à l’obtenir, il y aide déjà puissamment par lui-même.

La désinfection s’obtient par deux sortes d’agents, des agents physiques et des agents chimiques.

Agents 'physiques de désinfection. Chaleur . La

chaleur sèche tue difficilement les microbes et leurs spores : il faut, pour y arriver sûrement par son emploi, porter la température aux environs de 150 degrés, c’est-à-dire au point où le papier, le coton, le bois commencent à roussir, et maintenir cette température pendant quatre à cinq heures , on ne peut donc l’appliquer en pratique courante à la désinfection.

La chaleur humide (eau bouillante, vapeur d’eau à 100 degrés) est beaucoup plus efficace que la chaleur sèche. Quelques microbes seulementrésistent à l’ébullition un peu prolongée. On peut donc se contenter, au besoin, de faire bouillir, pendant une demi-heure au moins, les objets à désinfecter, mais il est certainement préférable d’obtenir une tempé-

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rature plus élevée qui tue sûrement tous les microbes. On obtient ce résultat soit en chauffant de l’eau dans un vase aussi bien fermé que possible (sans toutefois qu il le soit absolument, car on risquerait une explosion), soit en ajoutant à l’eau une certaine quantité de sel de cuisine ou de cristaux de soude (5 grammes environ de cristaux de soude et sans inconvénient 10 grammes de sel de cuisine par litre d’eau environ, suivantes objets à désinfecter).

Pour pratiquer la désinfection par la chaleur humide, on a construit des étuves spéciales dont sont pourvus un grand nombre de villes et d’hôpitaux, le service de santé de l’armée, certaines administrations. Ces étuves désinfectent par la vapeur d’eau sous pression, portée à la température de 110 à 115 degrés. Elles détruisent rapidement tous les germes morbides (microbes et spores).

Elles servent à la désinfection de toute la literie, des tapis, rideaux, linge et divers vêtements.

Elles nont qu’un inconvénient, leur prix élevé, car elles doivent avoir d’assez grandes dimensions pour que les objets n’y soient pas pliés et repliés afin d’éviter qu’ils ne soient abimés. De plus, elles doivent être desservies par un personnel bien dressé et consciencieux.

Il faut que jamais il n’y ait, sans désinfection préalable, contact entre le personnel apportant les

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objets à désinfecter et le personnel recevant et rapportant les objets désinfectés, qu’il n’y ait non plus aucun contact entre les objets à désinfecter et les objets désinfectés, que chacune de ces deux catégories d’objets soit transportée dans une voiture différente : A, voiture des objets à désinfecter; B, voiture des objets désinfectés.

Toute faute commise compromet absolument le succès de l’opération ; aussi est-il à désirer qu’il y ait des étuves à désinfection dans les centres populeux, où le service peut être bien fait et où l’on pourrait envoyer dans des caisses métalliques spéciales les objets à désinfecter, plutôt que de voir installer de nombreuses étuves, qui seraient souvent insuffisantes et toujours mal desservies, dans un grand nombre de localités.

Agents chimiques de désinfection . — Les agents chimiques de désinfection sont les antiseptiques qui agissent comme de véritables poisons à l’égard des microbes, mais parmi ces antiseptiques un petit nombre seulement sont employés pour la désinfection après la maladie.

Nous ne parlerons ici que des plus importants par leur efficacité, la facilité de se les procurer et de les employer et leur prix peu élevé.

Pratique de la désinfection après la maladie. —

Dans une ville où le service de la désinfection est

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organisé, ce service est informé par le médecin ou les intéressés ; une escouade de désinfecteurs (1 cocher et 2 désinfecteurs) se rend au domicile désigné avec une voiture spéciale (dans cette voiture, désinfectée elle-même après chaque transport, sont des toiles et des sacs pour envelopper les objets à enlever, un ou plusieurs pulvérisateurs, des solutions et dea produits antiseptiques, des chiffons et les vêtements de travail des hommes).

Les désinfecteurs procèdent : 1° à l’enlèvement de tout le matériel à désinfectera l’étuve, linge, literie, vêtements, qu’ils placent dans les enveloppes et sacs spéciaux et mettent dans la voiture ; 2° à la désinfection sur place des objets qui ne peuvent être emportés ou subir la désinfection par l’étuve.

En arrivant, ils revêtent leur costume de travail, puis, avec des pulvérisatew's spéciaux , ils projettent sur tous les murs, plafonds, planchers et objets divers, une solution finement pulvérisée de sublimé à 1 p. 1000.

Ils lavent le sol (parquet ou autre) avec la solution de sublimé, nettoient, s’il y a lieu, le tapis (qu’on aurait laissé pendant la maladie sous une toile protectrice qui, elle, est emportée pour être désinfectée à l’étuve) avec une brosse imbibée de la même solution.

Les fenêtres de la pièce sont alors ouvertes et le

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feu est allumé, s’il y a lieu, pour activer l’aération. La pièce peut ainsi être réhabitée quelques heures après l’opération.

Les objets emportés et passés à l’étuve à vapeur sous pression sont rapportés dans des sacs et enveloppes en toile toujours désinfectés aussi et par une voiture et des hommes n’ayant eu aucun contact avec les objets contaminés.

Avant de passer les linges et étoffes à l’étuve, les taches de pus, de sang’, de graisse, de vin, qui peuvent les souiller, sont imbibées avec une lessive de soude ou une solution froide d’un liquide antiseptique incolore.

Dans les localités où il n’y a pas de service de désinfection, on peut, soit désinfecter le tout sur place par les moyens suivants, soit désinfecter seulement les murs et les meubles et envoyer dans des toiles fortes et serrées ou mieux dans des caisses à parois pleines les vêtements, linges et étoffes à la station de désinfection la plus voisine.

Désinfection des objets mobiliers. — iü Les objets hors d’usage ou de nulle valeur , paille, foin, chiffons, papiers, débris divers, sont brûlés soit dans, le foyer même de la pièce, soit au dehors, en les arrosant au besoin avec un peu de pétrole ;

2° Linges et vêtements de toile ou de coton. — a) Les plonger ci^ns une bassine ou un chaudron garni r. U3 -o

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d’eau additionnée d’une forte poignée de sel de cuisine qu’on maintiendra en ébullition pendant une heure au moins ; b) au besoin les plonger et les laisser macérer ensuite pendant une heure dans une bassine garnie de solution antiseptique de crésyl ou d’acide phénique à 5 p. 100 ou de sublimé à 1 p. 1000, puis les laver et lessiver à la manière ordinaire ;

3° Etoffes , vêtements , objets mobiliers en laine (couvertures, tapis, vêtements). — Les plonger dans une des solutions antiseptiques ci-dessus (crésyl ou sublimé de préférence, l’acide phénique laissant trop d’odeur) et les y laisser macérer pendant trente-six à quarante-huit heures, puis les rincer largement et sécher, au soleil autant que possible.

Matelas. — Défaire les matelas, traiter l’enveloppe comme les autres linges de toile et de coton, asperger de liquide antiseptique la laine ou le crin animal, les diviser suffisamment et les traiter comme les vêtements de laine, mais ne les laisser dans la solution antiseptique que pendant cinq à six heures, les rincer : les sécher ensuite, au soleil autant que possible.

La plume peut être traitée comme la laine et le crin; étant après cela bien séchée au four ou au soleil elle revient sensiblement à son état primitif. Le traitement par les vapeurs d’acide sulfureux qui se

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dégagent du soufre en combustion peut lui être appliqué, mais il ne donne pas toute sécurité et, de même que le traitement par le formol, il a l’inconvénient de laisser après lui dans les objets de literie une odeur désagréable très lente à disparaître.

Les objets en cuir , les toiles cirées , les meubles et objets en bois sont lavés fortement avec l’une des solutions antiseptiques indiquées.

Les meubles capitonnés ou simplement en étoffe sont lavés soigneusement sur tous les points, ou fortement aspergés plusieurs fois, à l’aide d’un pulvérisateur, avec la solution de sublimé à 1 p. 1000. Le lavage se fait avec un torchon ou linge quelconque humecté de solution antiseptique. Les capitons des meubles doivent être défaits pour que tous les points pouvant servir de refuge aux microbes soient bien désinfectés.

Les voitures et ivagons qui ont pu servir au transport de contagieux sont désinfectés parles mêmes moyens. Les parois, les planches, les coussins sont lavés à l’aide de linge, éponges, pinceaux ou brosses, avec la solution antiseptique de sublimé. Les wagons à bestiaux et les fourgons à bagages sont généralement désinfectés avec la solution de crésyl.

En cas de décès. — Le cadavre doit être enveloppé d’un linceul imbibé de solution antiseptique, la face recouverte par un linge imbibé de la même

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solution, la bière garnie de sciure de bois imbibée de la même solution ou mélangée de chaux par moitié environ, ou placé sur du charbon de bois pulvérisé ou du tan.

Après l’inhumation, la bière doit être recouverte d’une couche de chaux vive. Dans certains cas même, il serait avantageux pour la santé publique que cercueil et cadavre fussent brûlés.

Désinfection des locaux. — Lavage antiseptique. — Pour désinfecter la chambre du malade et le cabinet de toilette de la garde et du malade, on aura recours aux moyens suivants :

On lavera minutieusement, sans oublier un point, si petit soit-il, avec l’une des solutions antiseptiques déjà indiquées et notamment avec une solution d’acide phénique ou de crésyl à 5 p. 100 (1/2 litre pour 10 litres d’eau) ou de sublimé à 1 p. 1000 (10 gr. pour 10 litres d’eau additionnée de 25 grammes de sel de cuisine).

Le lavage à l'éponge avec la solution de sublimé paraît le meilleur ; bien fait, il est applicable et suffisant dans tous les cas.

Bien que le sublimé soit toxique, il n’entraîne aucun danger pour les désinfecteurs, à la condition qu’ils se lavent soigneusement les mains, la barbe, le visage et la bouche après chaque désinfection. 11 n’altère ni les enduits, ni les papiers de tenture, ni

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les enduits à la chaux avec ou sans colle. 11 altérerait les dorures si on maintenait le contact pendant un certain temps; mais en essuyant celles-ci simplement avec un linge imbibé de la solution habituellement employée, on ne les altère pas. On peut toutefois, pendant la pulvérisation, les enduire d’un corps gras qu’on essuie ensuite soigneusement pourl’enlever et enlever avec lui les germes qu’il a englobés.

Pour ne pas abîmer les papiers de tenture et pour opérer une bonne désinfection, il faut humecter plusieurs fois tous les points sans en oublier un seul et toujours, avant de replonger l’éponge dans 1 antiseptique, la bien rincer dans un baquet d’eau propre. Les parquets doivent être particulièrement désinfectés, en raison surtout des joints dans lesquels il faut faire pénétrer la solution antiseptique.

Dans les habitations dont les murs sont blanchis à la chaux, le mieux est, après avoir lavé au sublimé ou à l’acide phénique, de laisser sécher et de passer un lait de chaux préparé comme il est dit ci-dessus. A défaut de lotion au sublimé, on fait deux badigeonnages successifs au lait de chaux fraîchement préparé.

En règle générale, les lavages antiseptiques sont à préférer à tout autre moyen et peuvent être partout employés ; mais si, pour une raison imprévue, on ne peut les pratiquer, il faut les remplacer par

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des pulvérisations des liquides antiseptiques usités pour les lavages. En ville, ces pulvérisations sont ' efficaces et sans inconvénients, parce qu’elles sont pratiquées avec des appareils spéciaux ; mais à la campagne, où on n’aurait à sa disposition que les appareils de pulvérisation servant au traitement de la vigne, elles ne seraient applicables que dans des maisons de ferme ou des habitations dans lesquelles il n’y aurait rien à abîmer. Ces appareils, en effet, crachent et donnent des jets inégaux, la plupart trop gros, de sorte qu’avec eux certains points sont inondés et d’autres restent secs.

Si toutefois on devait s’en servir, il faudrait les garnir de solution de sublimé et diriger le jet toujours de haut en bas en commençant par le plafond et le haut des murs et finissant par le bas, en insistant surtout sur les parties saillantes et rentrantes et sur les parties inférieures ; puis on désinfecterait le plancher par un lavage soigneusement et vigoureusement fait, en inondant spécialement les joints avec la solution antiseptique.

11 faut environ 1 litre 1/2 de solution de sublimé par mètre carré de surface à désinfecter par pulvérisation avec le pulvérisateur pour vignes.

Le sublimé attaquant ses parties métalliques, il ne faut pas y laisser séjourner la solution. Il faut laver à grande eau après usage.

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Désinfection par les gaz et vapeurs antiseptiques. — La désinfection par les gaz ne donne pas une sécurité complète et durable, du moins avec les moyens employés jusqu’à ce jour. Elle nécessite des précautions minutieuses et demande autant de temps que les procédés précédents. Le jour où elle pourra donner toute sécurité, elle sera préférable à tout ce qu'on a fait jusqu’à présent, parce qu’on désinfectera en même temps la chambre et tout ce qu’el le contient. Mais il n’en est pas encore ainsi, il faut le dire pour ne pas créer des illusions dangereuses. On n’aura donc recours aux moyens qui vont être indiqués que si on ne peut désinfecter autrement.

Quel que soit l’agent employé, les dispositions suivantes doivent être prises pour procéder à la désinfection par les gaz et vapeurs antiseptiques :

1° La pièce est cubée (1) pour savoir quelle quantité d’agent antiseptique il faudra employer ;

2° Le lit est démonté, les matelas, oreillers et traversins sont ouverts et leur contenu est un peu étalé ; les tiroirs des meubles et les placards sont ouverts ;

3° Les effets à désinfecter sont disposés isolément

(I) Pour cuber une pièce, on mesure sa hauteur, sa largeur et sa longueur; on multiplie la largeur par la longueur, puis on multiplie le produit par la hauteur, et on trouve ainsi le nombre de mètres cubes que contient la pièce.

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et non les uns sur les autres, sur le dos des chaises ou mieux sur des claies ou des cordes ;

4° On colle du papier sur les joints des fenêtres et des portes autres que la porte de sortie à ménager, et sur l’ouverture de la cheminée pour ne pas laisser d’issue aux gaz;

5° On fait bouillir dans la pièce pendant 1/2 heure à 3/4 d’heure de l’eau contenue dans une large bassine placée sur un réchaud, pour élever un peu la température de la chambre et surtout la remplir de vapeur d’eau et humecter les germes qui deviennent ainsi plus sensibles à l’action des antiseptiques.

Puis, s’il s’agit de désinfection 'par V acide sulfureux produit en faisant brûler du soufre (Voir page 84) :

1° On enduit de vaseline ou d’un corps gras propre quelconque les dorures, les cuivres et les parties métalliques diverses des meubles ;

2° On place du soufre concassé en très petits morceaux (à raison de 50 gr. par mètre cube d’espace à désinfecter) (1) dans des vases en terre ou en fer sans soudure et très largement évasés. On place ces vases, pour éviter tout danger d’incendie,

(1) Une pièce mesure 5 mètres de longueur, 4 de largeur et 3 de hauteur; la longueur (5 mètres) multipliée par la largeur (4 mètres) donne 20 mètres qui, multipliés par la hauteur (3 mètres), donnent 60. Il y a 60 mètres cubes à désinfecter. 11 faut 50 grammes de soufre pour un mètre cube ; il en faudra 60 fois 50, soit 3.000 gr. (3 kilos) pour désinfecter la pièce.

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aa milieu de baquets ou bassines de fer garnis d’une petite quantité d’eau (on dispose ainsi un ou plusieurs de ces appareils dans la pièce suivant la quantité de soufre à brûler).

On arrose le soufre avec un peu d’alcool ou on le couvre avec du coton imbibé d’alcool, on met le feu, et quand on voit le soufre bien enflammé on sort et on colle du papier extérieurement sur les joints de la porte de sortie (joints et troude serrure). On laisse les choses ainsi pendant vingt-quatCe heures, au moins.

Les vêtements de laine, les matelas surtout, conservent pendant longtemps l’odeur désagréable du soufre.

S’il s’agissait de désinfection par le formol , on aurait à prendre les mêmes précautions, sauf en ce qui concerne les parties métalliques du mobilier, le formol ne les altérant pas.

Sur un grand vase garni de sable, on placerait dans la pièce un fourneau à pétrole ou à charbon assez grand pour faire vaporiser la quantité de formol nécessaire à la désinfection et, ce fourneau allumé, un grand plat à gratin serait placé au-dessus, garni de la solution de formol; on se retirerait alors, on collerait du papier sur la porte de sortie (joints et serrure) et, au bout de vingt-quatre heures, on ouvrirait et aérerait largement.

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Tl faut se rappeler que le formol altère les cuirs et paraît altérer certaines étoffes et que ses vapeurs ne sont pas sans danger, pour les organes respiratoires spécialement (Voir au sujet de nouveaux modes d’emploi du formol la note page 85).

Le chlore. — Le chlore, qui est un bon désinfectant, ne peut être employé dans les appartements : il est très irritant pour les voies respiratoires et il altère les métaux. 11 ne peut être employé que dans les locaux où il n’y arien à abîmer et que l’on n’est pas obligé de réhabiter aussitôt après la désinfection.

Le moyen pratique de l’obtenir est de laisser évaporer de l’acide chlorhydrique dans la pièce, en le plaçant dans des vases peu profonds, des plats creux, dans lesquels il ne forme pas une couche de plus d’un centimètre d’épaisseur.

L’acide chlorhydrique étant très caustique et dangereux, il ne faut le manier qu’avec de grandes précautions.

Il suffit d’un litre d’acide chlorhydrique pour désinfecter un espace de 00 mètres cubes.

On opère comme pour le soufre et le formol ; on ferme les issues et on n’ouvre la pièce que vingtquatre heures après.

Plus la température est élevée, mieux le chlore agit. Il faut donc chauffer la pièce autant que possible avant de commencer la désinfection.

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Il ne peut être employé que pour des locaux où il n'y a rien à ménager. Gomme le chlorure de chaux, il n’est guère employé que pour les lieux d’aisances et les urinoirs publics, les abattoirs, etc.

Pour compléter l’œuvre des antiseptiques, il faut toujours laisser entrer largement l’air et le soleil. Le soleil est l’antiseptique par excellence, et pour certains microbes, celui de la tuberculose, par exemple, le plus actif. Qu’on ne l’oublie jamais et qu’on le laisse toujours pénétrer largement dans les locaux à désinfecter comme dans les chambres des malades.

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