LÉGISLATION INTERNATIONALE
150 places. Ces places sont données au concours. Les femmes sont admises à concourir.
X. Législation internationale. — Si complète que soit la législation de chaque ville, de chaque État, elle est insuffisante. De même qu’une prophylaxie rigoureuse, pratiquée par un individu en particulier, est impuissante à le protéger des maladies évitables, parce qu'il est exposé aux contagions que tolèrent ses voisins, de même une législation sanitaire bien appliquée dans un pays est incomplète, tant que les nations voisines négligent l’application des mêmes mesures sanitaires
La question sanitaire ne doit donc pas seulement être une question sociale nationale, c’est une question sociale internationale, et la législation sanitaire doit être internationale.
Toutes les nations doivent s'entendre pour protéger la santé publique générale; et, après avoir réuni sous une autorité unique les différents services sanitaires nationaux, soumettre chacune de ces directions sanitaires nationales à une commission sanitaire internationale, comme M. le Professeur Proust en a émis le vœu. Cette commission aurait la direction de la santé publique dans tous les pays, prescrirait les mesures prophylactiques générales, tout en laissant une certaine liberté à chaque pays pour adapter ces mesures aux mœurs et aux usages de la nation, et veillerait à l'exécution de ses pres-
criptions. L'ensemble des mesures ordonnées par ce conseil de santé international formerait le code sanitaire international.
En somme c’est là ce qui se passe en petit en Allemagne, aux États-Unis : chaque État a son Organisation sanitaire, soumise à l'autorité d’un conseil supérieur de santé, régissant la salubrité publique générale de tous les États; il n’y aurait qu'à généraliser cette mesure.
Les conférences de Paris en 1851-1859, de Constantinople en 1866, de Vienne en 1874, de Washington en 1881, de Rome, en 1885, étudiant, d’ailleurs sans résultat d'entente internationale, la prophylaxie du choléra, de la fièvre jaune, des épidémies asiatiques, contribuèrent à donner l'élan et prouvèrent par les discussions qui y furent soulevées qu'une direction internationale était nécessaire.
La conférence de Venise en 1892 établit une sur- .
veillance sanitaire à Suez et y créa un établissement de désinfection; cette conférence donna lieu à une convention qui fut le premier règlement sanitaire international.
La conférence de Dresde en 1893 et celle de Paris en 1894 confirmèrent les principes de la convention de Venise et les appliquèrent. La convention de Dresde, renouvelable tous les cinq ans, établit Les mesures samtaires internationales propres à protéger l’Europe du choléra.