FN
ce
• pH
CA
C en
ÔD O «cd c.
OJ
:fi
a s-i "îZ ® O
^ Cw O ^
.2 Oi O
<2 bD bD
oo
CO
bC
■il
bc
VJ
en VJ ^
cd ,cd
o 0 O Cd Cb m O O s
et caséine dans notre repas d'épreuve nous avons considérablement diminué sa valeur calorifique : aussi devons-nous chercher à récupérer les calories déficientes en y ajoutant des hydrocarbones.
Courbes calorifiques normales. — Pour faciliter nos calculs nous commençons par tracer sur notre graphique (1) les courbes calorifiques normales que devrait atteindre notre nourrisson.
Ce nourrisson qui est âgé de deux mois ne pèse que 3 500 grammes. Alors que d’après son âge il devrait peser 4 600 grammes, ür comme sa nourriture doit contenir 100 calories par kilogramme nous trouvons comme :
No7'male calorifique.
l*oids-âge 4 600 grammes = 460 calories-dge.
Poids réel 3 500 grammes = 350 calories-poids.
Nous représentons les calories-poids ])ar un trait bleu.
— les calories-âge ymr un Irait rouge.
Ces traits représentant les courbes calonfitjucs normales nous montreront jusqu’à quel niveau nous devrons élever notre colonne calorifique.
Calories-lait. — Ceci fait, nous calculons les calories-lait en tenant compte de la teneur du lait en graisse et nous les représentons gra-
(1) Figure 38, page 437.
DYSPEPSIE ALBUMINEUSE
phiquement < par une colonne bleue., qui va former la première pierre de notre colonne calorifique, celU des calories-lait en bleu.
Tableau des calories-lait.
gr.
lait
pur
= 68 calories
gr-
lait
centrifugé
gr-
gr-
gr-
gr-
petit lait
Calories-farines. — Puis nous comptons les calories-farines et nous plaçons cette seconde colonne ou colonne rouge sur la colonne bleue.
Tableau des calories-farines.
100 gr. Kufeke
iOO gr. Milo.'. . . . . . . . . . .
100 gr. Milo n® I ..;... .
— n° Il
— nom.....
- no IV. . . . , .
Calories-sucre. , — •
Enfin nous
comptons
les calories-sucre et nous plaçons cette troisième colonne ou colonne verte sur la colonne rouge.
Tableau des calories-sucre.
Saccharine = 00 calories,
10 gr. SoxhleL =40 —
10 gr. lactose =40 —
Notre colonne calorifique est ainsi achevée.
II nous reste maintenant à élever lentement tantôt l’une tantôt l’autre de ces colonnes en nous guidant toujours sur l’examen de la selle jusqu’à ce que la ligne bleue qui nous indique le besoin calorifique par kilogramme-poids soit atteinte puis dépassée, et ensuite jusqu' à ce que la ligne rouge qui est la courbe du besoin calorifique réel du bébé soit atteinte ou même légèrement dépassée.
3^ Résultats.
Si l’on a procédé à cette étude qui ne demande que du temps, de la patience et de la persévérance avec suffisamment de prudence en n’élevant les doses que lentement et en surveillant les selles, on en sera récompensé par un succès remarquable ; le poids augmente rapidement, les selles deviennent homogènes, sans flocons, légèrement acides ; la couleur du visage devient rose et l’humeur de l’enfant change à vue d’œil.
Peu à peu sous l’influence de la stimulation de la nourriture agissant comme antigène., les sucs se sécrètent mieux et ils deviennent de meilleure qualité, si bien que l’on peut et même
DYSPEPSIE TOXIQUE 441
que Von doit augmenter progressivementj, et par essais successifs, la concentration du lait et sa teneur en graisse afin d’arrwer si possible, en un ou deux mois, à pouvoir donner une nourriture normale. C’est précisément cette deuxième période ou période de réparation que montre la figure 39.
Cette période de réparation^ comme l’appelle Keller, est du reste d’une durée variable mais dans certains cas il faut des semaines et des mois jusqu’à ce qu’elle soit complète.
Nous avons tenu à décrire notre manière de procéder dans la dyspepsie albumineuse avec détails, de manière à pouvoir être plus bref dans notre étude des autres formes de dyspepsie.
La méthode reste en effet la même; seules les indications se modifient.