Stimuler les organes affaiblis
h POUSSER LA SOUS-ALIMENTATION JUSQU’A LA DISPARITION DES RÉSIDUS ALIMENTAIRES FERMENTESCIBLES
Sous- ALIMENTATION. — La sous-alimentatioiî sera poussée jusqu’à la disparition du résidu alimentaire mais pas plus loin. Tel est le seul moyen de conserver dans la ration alimentaire tout ce que le bébé peut encore digérer, tout en supprimant tout ce qui peut l’intoxiquer.
C’est en somme la même indication que nous avons déjà étudiée à propos de la dyspepsie toxique : elle est seulement ici plus absolue et plus exclusive.
Il n’y a en elîet entre la dyspepsie toxique, la dysthrepsie et l’athrepsie qu’une question de degré, V intoxication faisant passer peu à peu le dyspeptique dans la dysthrepsie d’abord, dans l’athrepsie ensuite.
La première chose à faire est donc d’arrêter cette marche progressive et fatale et nous le pouvons s’il en est temps encore en supprimant toute espèce de résidu alimentaire dans l’intestin, car c’est lui qui fermente et qui est par conséquent la cause de l’intoxication. =
Analyse des selles. — Or, seules les ana-
lyses de la selle faites en série nous permettent d’arriver sûrement et rapidement au degré voulu de sous-alimentation.
Seules elles donnent d’une manière sérieuse la garantie de pouvoir conserver à Venfant tout ce qui est digéré, et d'éliminer tout ce qui ne V est pas. Seules elles nous permettent d’obtenir le minimum d' intoxication et le maximum d'utilisation de la nourriture.
Méthode de traitement de la dyspepsie totale.
1^ Diète hydrique.
Commencer systématiquement le traitement d’une dyspepsie totale par la diète hydrique, comme on le fait dans la dyspepsie toxique, serait une erreur. Car l’enfant en état d'athrepsie et même de dysthrepsie ne supporte pas la famine et réagit le plus souvent à une diète hydrique de plus de douze heures par une hypothermie avec collapsus, par un ralentissement du pouls et de la respiration et par une perte souvent considérable de poids.
Il faut donc pour chaque cas en particulier
juger si l’état d’intoxication de l’enfant exige véritablement la diète hydrique.
Si tel est le cas, instituer une diète hydrique courte^ de six à dix heures au plus.
Eau sucrée à la saccharine ou thé de Chine léger.
Sinon, éviter la diète hydrique.
20 Indications du repas d’épreuve.
a) Diminution des hydrocarbones.
Nous diminuerons dans le repas d’épreuve les hvdrocarbones tout en conservant comme dans la dyspepsie toxique ceux qui fermentent le moins.
Nous choisirons d’emblée.
Comme farine : le Milo.
Comme sucre : le Soxhlet ou le Nàrhrmaltose.
b) Diminution des graisses.
Nous emploierons le lait complètement cen~ trifugé ou mieux encore, comme nous allons le voir, le lait albumineux qui favorise la digestion des graisses et des hydrocarbornes.
c) Augmentation de la caséine.
Nous nous servirons pour cela encore du lait albumineux qui aura le précieux avantage de suppléer aux calories manquantes.
30 Étude du repas d’épreuve.
Le choix de l’aliment du bébé sera différent dans la dysthrepsie où les hydrocarbones et les
Fig. 43. — Enfant dysthrepsiquc avant le traitement.
graisses sont en partie digérés, et dans Vathrepsic où ils ne le sont plus qu’avec l’aide et le secours du lait de femme ou du lait albumineux.
DYSPEPSIE ORGANIQUE TOTALE 471 Dysthrepsie
REPAS d’épreuve PAUVRE EN HYDROCARBONES