III. — ENRAYER LA PULLULATION MICROBIENNE
Nous l’avons vu : désinfecter l’intestin par des médicaments antiseptiques doit être regardé comme une utopie, ce qui ne veut pas dire que ces médicaments soient absolument sans ac-
tion.
ENTÉRITE DYSENTÊRIFORME
SÉRUM ANTIDYSENTÉRIQUE. — Sans doute lorsqu’il s’agit d’un de ces cas rares chez les nourrissons de dysenterie bacillaire çraie par le bacille de Shiga Kruse, on peut et doit essayer une injection de sérum antidysentérique.
Ipéca ou racine antidysentérique.
L’ipéca peut être regardé comme un vrai spécifique dans l’entérite.
Infusion d’ipéca. — Dans Ventérite dysentériforme simple, nous nous servons avec avantage de l’infusion d’ipéca.
Nous la donnons par la bouche de la manière suivante :
Potion d’ipéca.
Infusion de racine d’ipéca. . 0s^,30 à 0sr,50
Eau distillée 100 grammes.
Éventuellement :
Pantopon X à XX gouttes.
Une cuillerée à café toutes les deux heures jusqu’à disparition des coliques.
Mettre sur le ventre des cataplasmes destinés à empêcher les nausées et les vomissements que produit quelquefois l’ipéca, lorsqu’il n’est pas associé à l’opium.
Poudre de Dower. — Dans les entérites dysentériformes aiguës qui s’accompagnent de coliques violentes nous préférons, précisément à cause de cette action nauséeuse difficilement évitable, la combinaison de l’opium et de l’ipéca sous forme de poudre de Dower.
ENTÉRITE
Poudre de Dower.
Dose : 0,01 par année d’àge.
Poudre de Dower 08^,01
Paullinia sorbilis Os^^io
Une poudre toutes les deux lieures jusqu’à cessation des douleurs.
Lavement d’ipéca. — Dans les formes rectales de Ventérite dysentériforme qui s’accompagnent de ténesme et de violentes épreintes^ nous employons avec grand succès les lavements ddpéca d'après la méthode brésilienne.
Nous ordonnons suivant l’intensité de la proctite et suivant l’âge :
Lavement d’ipéca.
Lavement de décoction d’ipéca de 2,0 à 6,0 gr.
Décoct. déraciné d’ipéca... 2 à6 gr. p. .500 d’eau.
Ad. collaturam 300 —
Pour trois lavements de 100 grammes chacun.
Donner suivant l’intensité des épreintes un à trois lavements par jour.
Ces lavements sont beaucoup plus actifs et plus calmants que les lavements à l’eau oxygénée et les lavements au collargol au 1 p. 1000 que beaucoup d’auteurs recommandent encore.
On peut faire suivre le lavement d’ipéca de lavements de camomille ou de guimauve.
TRAITEMENT
ENTÉRITE PSEUDO-TYPHIQUE Tannate de quinine. — Heubner recommande beaucoup le tannate quinine pendant la période fébrile de l’entérite pseudo-typhique.
Nous l’avons mélangé dans les rares cas où nous l’avons employé avec la poudre de Dower et le paullinia.
Poudre quinine et Dower.
Tannate de quinine 08',10
Poudre de Dower
Paullinia sorbilis 08’’, 20
Une poudre deux à cinq fois par jour jusqu’à la chute de la fièvre ou la cessation des coliques.
UzARA. — Mentionnons encore ici l’action anti-amœbienne attribuée à l’uzara qui peut agir aussi comme antimicrobien. Mais nous n’avons pas encore eu l’occasion de l’essayer dans une entérite pseudo-typhique.
IcHTYOFORME. — Nous avous déjà, à propos du catarrhe, mentionné l’action antiseptique extrêmement importante de l’ichtyoforme démontrée par Galli-Valerio spécialement pour le Coli et le Bac. (TEberth.
Aussi est-ce à l’ichtyoforme combiné avec le tannate de quinine que nous donnons la préférence dans le traitement de l’entérite pseudotyphique. Les résultats sont exellents.
ENTÉRITE
Poudre quinine et ichtyoforme.
Tannate de quinine Ichtyoformc
j ââ Os^lO
Trois à cinq fois par jour suivant Page et la fièvre.