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REPAS TROP RICHES

Allaitement naturel.

La suralimentation par repas trop riche est rare chez l’enfant nourri au sein et cela grâce à l’élasticité considérable de la limite de tolérance des nourrissons. Mais lorsque l’enfant est délicat

OU doué d’une très faible limite de tolérance, le lait trop riche de la mère ou celui de la nourrice peuvent parfaitement se trouver disproportionnés avec les forces digestives du nouveau-né.

Le lait varie avec l’époque de la lactation.

On distingue un lait jeune jusqu’au troisième mois, un lait adulte jusqu’au sixième, un vieux lait après le sixième mois.

L’albumine et les sels diminuent du„ début à la fin de la lactation alors que le lactose augmente comme le démontre le tableau suivant emprunté à Engel (1).

Lait de femme.

Azote.

Sels.

Lactose.

Graisse.

5® à 6® jour de lactation.

170®, etc. —

Quant au beurre d’après Plaucher (2), sa proportion serait extrêmement variable non seulement suivant les femmes, mais encore chez la même femme suivant les jours.

Ce que l’on peut affirmer par contre c’est

(1) Engel. Müchkunde, p. 804.

(2) Plaucher. méd. de l'enf., 1911, p. G02.

DYSPEPSIES

que plus un sein contient de lait, moins il contient de beurre.

Le lait du matin contient plus de beurre que celui du soir.

Le lait du début de la tétée contient moins de beurre que celui de la fin.

Enfin une nourriture grasse, huile et lard, prise par la nourrice, augmente les proportions de la graisse dans le lait de femme (Moll).

Nous avons eu l’occasion de faire examiner le lait d’un grand nombre ^de nourrices et de mères d’enfants atteints de dyspepsie grasse et très souvent nous avons pu constater que ces mères ou ces nourrices avaient un lait toujours trop gras. La quantité de graisse pouvant s’élever jusqu’à 5 à 6 grammes p. 100.

Ajoutons enfin que, malgré l’opinion contraire des auteurs allemands, nous avons pu, à différentes reprises, constater chez les nourrices au moment des époques et pendant une nouvelle grossesse une diminution de la quantité totale du lait sécrété, et parallèlement une augmentation de la graisse et de la caséine capable d’expliquer les troubles digestifs, temporaires du reste, observés chez leurs nourrissons.

On le voit, lorsqu’il s’agit d’un nouveau-né.

il est bien préférable d’engager la mère à nourrir au moins pendant les premières semaines, car son lait est mieux adapté que tout autre à l’âge de l’enfant. A défaut, et si cela est impossible, engager une nourrice à lait jeune (moins de trois mois) et si l’on ne trouve qu’une nourrice à lait adulte (plus de six mois) il faut la prendre avec son propre enfant qu’elle nourrira après son nourrisson et qui ne sera sevré que peu à peu et progressivement.

On évitera ainsi toute espèce de suralimentation par repas trop riche en donnant le premier lait ^ le moins gras^ au plus jeune nourrisson et le dernier, le plus gras, au propre enfant de la nourrice.

En cas de règles, faire patienter les parents. En cas de grossesse nouvelle certaine, sevrer ou changer de nourrice.

Enfin, en cas de troubles digestifs du nourrisson, limiter les aliments gras et l’excès d’hydrocarbones dans la nourriture de la nourrice.

Allaitement artificiel.

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