‹ Les maladies gastro-intestinales aigues des nourrissonsChapitre 48 sur 228 · A. — ALIMENTS PRÉMATURÉS · texte numérisé non relu

A. — ALIMENTS PRÉMATURÉS

Allaitement naturel. — Le lait maternel et le lait de la nourrice étant absolument adaptés au pouvoir digestif du nourrisson comme le dé-

niontrciit soit là biologio^ soit la clinicjuo, ccttc cause de dyspepsie n’existe que chez le nourrisson nourri artificiellement.

Allaitement artificiel. — Le nourrisson dispose, contrairement à ce que l’on croyait autrefois, de tous les enzymes décomposant les liydrocarbones ; mais ils ne sont guère sécrétés en proportion normale et suffisante qu’après le troisième mois.

Farines. — Le nouveau-né ne digère donc que très mal 'es farines, le jeune nourrisson ne les digère qu’en partie et ce n’est qu’après le quatrième mois de sa vie qu’il les digère à peu près normalement, pourvu encore qu’on ne lui en donne pas des quantités exagérées.

Si nous ajoutons encore que les résidus farineux indigérés fermentent en formant des acides gras irritants, que les farines ne contiennent que des proportions insuffisantes d’azote, de graisse et de sels et qu’elles ne constituent ainsi qu’une nourriture incomplète, on ne sera pas surpris de voir que les troubles engendrés sous l’influence de l’alimentation prématurée par les soupes et les bouillies tiennent à la fois du tableau de l’intoxication acide et de celui de l’inanition. , .i ,

DYSPEPSIES

Dystrophie chronique farineuse. — Il en résulte que si les farines sous forme de liouillons ou de potages peuvent sp, cowbincr tavQC grand avantage avec le lait coupé et sucré dans l’alimentation du nourrisson plus âgé, nous devons déclarer dangereuse et pernicieuse l’alimentation exclusive par soupes, bouillies et farines lactées qui est très répandue dans le sud de l’Allemagne et s’observe quelquefois encore dans notre pays, car elle conduit sûrement à la dystrophie chronique farineuse décrite en premier lieu par Czerny (de Strasbourg) sous le nom de Mehlnàhrschaden.

Sans doute, il existe des bébés, et nous en avons vu nous-même, qui ont été nourris exclusivement au Nestlé dès leur naissance et qui sont superbes, mais c’est l’infime exception et cela prouve que la tolérance de l’enfant nouveau-né n’est pas la même chez tous, qu’elle est variable et souvent plus étendue que l’on ne le suppose en général. Mais à côté de ces quelques cas heureux, combien n’en avons-nous pas vu de ces malheureux dystrophiques victimes de l’erreur diététique de leurs parents et qu’on ne parvient à sortir de leur triste état qu’en modifiant de suite leur alimentation.

Autres aliments prématurés.

Nous ne parlerons que pour mémoire des autres aliments prématurés viande (os à ronger!), pain^ pâtisseries^ fruits crus^ légumes que l’on donne ici et là aux jeunes nourrissons.

Ces aliments prématurés leur procurent le plus souvent des indigestions sérieuses, mais parfois on retrouve ces aliments absolument indigérés dans les selles sans que les bébés aient paru en souffrir.

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