‹ Les maladies gastro-intestinales aigues des nourrissonsChapitre 71 sur 228 · SIGNES GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

SIGNES GÉNÉRAUX

Fièvre.

La fièvre peut exister dans les trois formes; elle peut aussi manquer, si donc ce signe a une certaine importance au point de vue pronostique, nous ne pouvons nous en servir pour différencier les maladies gastro-intestinales du nourrisson.

Vomissements.

Régurgitations, — Il faut tout d’abord soigneusement distinguer la régurgitation du vomissement.

La régurgitation se produit peu après le repas, sous la forme d’une gorgée de lait qui

ressort en bavant delà bouche de l’enfant, mais sans être accompagnée de glaires. Cette régurgitation n’est pas précédée de malaises ni de vomitiiritions, lii suivie de bien-être.

Elle se produit souvent, il est vrai, chez des enfants suralimentés, mais souvent aussi chez des enfants absolument normaux et qui se développent absolument normalement, comme l’indique le dicton allemand a Speikinder. Gedeihkinder : les enfants qui crachent se développent bien ».

La régurgitation est peut-être un signe de nervosité, mais elle n’est en tout cas pas un signe de maladie gastro-intestinale chez le nourrisson.

Les vomissements vrais se produisent souvent longtemps après le repas sous forme de véritables jets de lait caillé ou non caillé, mais mélangé de beaucoup de glaires, ce qui leur donne une sensation poisseuse caractéristique.

Le vomissement est toujours précédé de malaises, de pâleur et suivi d’un bien être relatif. Le vomissement vrai est donc facile à distinguer de la régurgitation.

En présence de vomissements incoercibles

chez un bébé et avant de les attribuer à une CoMiiK. — Mal. gastro-inle.stinales. 19

DYSPEPSIES

maladie gastro-inLeslinale, Je pédiatre avisé, éliminera au muins mentalement le vomissement cérébral de la méningite.

Vomissement méningitique. — Celui-ci se produit lorsqu’on bouge l’enfant, il n’est pas glaireux, il n’est pas précédé de malaises.

Le ventre du méningitique, au lieu d’être météorisé comme dans la dyspepsie, est creusé en bateau.

Sa fontanelle est bombée, alors qu’elle est plutôt enfoncée chez le dyspeptique.

En dernier lieu enfin, le pouls lent et irrégulier et les signes basilaires viendront donner leur signature au vomissement cérébral.

Ainsi, malgré leur importance pronostique, les vomissements ne peuvent servir de signes différentiels car on les observe non seulement dans de très nombreuses maladies générales, mais encore dans la dyspepsie, dans le catarrhe et dans l’entérite.

Coliques.

Dyspepsie. — Les coliques sont dans la dyspepsie des coliques venteuses et indépendantes des selles.

Catarrhe. — Les coliques sont dans le ca-

tarrlie des coliques d’expulsion qui se produisent iininédiatement avant la selle et cessent avec r expulsion.

Entérite. — Les coliques sont dans l’entérite ‘des coliques d’irritation dues au passage de la selle, elles ne se produisent qvi’cwec la selle ou même après la selle sous forme diépreintes et de ténesme.

Mais tout d’abord ces différences ne sont pas absolues, ensuite elles ne sont le plus souvent connues que par ce que racontent les parents, ce qui n’oiïre aucune garantie d’exactitude.

Gaz.

Dyspepsie. — Sans doute on peut dire que dans la dyspepsie, il y a beaucoup de gaz et qu’ils se produisent indépendamment de la selle.

Catarrhe. — Dans le catarrhe les gaz sortent uniquement avec la selle qu’ils rendent bruyante.

Entérite. — 11 ne se produit pas de gaz dans l’entérite.

Mais ici encore mêmes objections : signes incertains, observation insuffisante.

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