ENFANT DYSPEPTIQUE
Chez tous les enfants dyspeptiques, la réaction est par contre nettement une réaction paradoxe :
Dyspepsie toxique. — Avec la ratio rninima
(1) Finkki.stein. Süugli tuiskrankfieilen, p. 312.
le dyspeptique n’augmente pas de poids ; ses selles deviennent anormales ; « dyspeptiques » et sa température présente des oscillations de 5 à 6 millimètres.
Ces symptômes pathologiques s’exagèrent avec l’augmentation des calories dans la nourriture.
La réaction est donc paradoxe.
Athrepsie. — Chez les enfants dysthrepsiques et atlirepsiques l’épreuve alimentaire nous donnera une réaetion très paradoxe.
En effet avec cette même ratio minima nous voyons l’athrepsique diminuer de poids et plus on augmente la nourriture, plus le poids diminue : les selles deviennent de plus en plus anormales et la température montre de l’hypothermie.
Nous pouvons aussi en étendant la méthode de Finkelstein, nous servir de ce moyen pour reconnaître l’entérite, le catarrhe et l’infection parentérale.
ENTÉRITE
Si nous augmentons V alhumine dans la nourriture d’un enfant atteint d’entérite en lui donnant de la nutrose ou du lait albuini-
OlilOLLE EST LA CAUSE UE LA DYSTUOPllIE 299
neux^ nous observerons aussi une diminution (le poids, des selles nombreuses, glaireuses et fétides et une hyperthermie qui augmente avec la dose d’albumine.
Ces symptômes diminuent au contraire avec une nourriture farineuse.
CATARRHE INTESTINAL
Si nous augmentons le sucre et les sels dans la nourriture d’un enfant atteint de catarrhe intestinal en lui donnant du babeurre très sucré, nous observerons une perte de poids, des selles nombreuses, liquides et giclantes et une hyperthermie qui s’accentuera d’autant plus que les sucres et les sels seront donnés en proportions plus grandes.
Ces symptômes diminueront au contraire avec la diète hydrique, avec la diminution du sucre ou des sels dans la nourriture ou avec une alimentation plus a zotée comme le lait albumineux.
INFECTIONS PARENTÉRALES DE l’iNTESTIN
Il faut encore se souvenir, pour ne pas commettre d’erreur, que des diarrhées avec hyperthermie peuvent tenir à des infections parentérales accidentelles et qu’elles ne sont pas tou-
DYSPEPSIES
jours dues à des fermentations ou à des putréfactions des aliments ingérés par l’enfant.
Épreuve a la diète hydrique. — Ori peut reconnaître les infections parentérales par ce fait qu’elles ne sont en rien influencées par la diète hydrique ou par les changements de régime et que l’urine de ces enfants infectés contient fréquemment de l’albumine et des cylindres.