‹ Les maladies gastro-intestinales aigues des nourrissonsChapitre 83 sur 228 · DEGRÉ DE LA DYSPEPSIE ORGANIQUE 331 VALEUR DE LA RÉACTION DE LUGOL · texte numérisé non relu

DEGRÉ DE LA DYSPEPSIE ORGANIQUE 331 VALEUR DE LA RÉACTION DE LUGOL

La réaction de Lugol positive montre que le

Fig. 26. — Dyspepsie des hydrocarbones imminente.

[Selle colorée au Lugol.)

Closlrydium butyricum. Bacilles iodophiles.

bébé reçoit trop d'amidon pour sa force digestive actuelle et qdil est atteint de dyspepsie des hydrocarbones quantitative ou organique.

DYSPEPSIES

On voit combien cette réaction est importante, car elle permet de donner sans danger de l’amidon, c’est-à-dire des potages de céréales même à de très jeunes enfants lorsque l’indication s’en pose nettement comme cela est le cas dans la dyspepsie albumineuse et dans V entérite^ car le contrôle de la selle par le Lugol permet en une minute de savoir si et combien l’enfant peut supporter de céréales dans son alimentation.

Valeur de l’apparition du clostrydium.

— L'apparition abondante du Clostrydium butyricum est un signe important, car il indique que V intoléranee des hydrocarbones est imminente et qu'il ne faut plus augmenter les proportions de farines dans l’alimentation.

conséquences de la dyspepsie farineuse

Il faut, en effet, éviter avec soin le résidu alimentaire farineux dans les selles des nourrissons, car les acides qui se forment sous l’influence de la fermentation microbienne des hydrocarbones sont non seulement des irritants locaux pour l’intestin qui est obligé de se défendre contre eux par une abondante sécrétion de glaires.

Mais ils sont des excitants du péristaltisme intestinal et surtout ils emploient pour leur neutralisation des bases alcalines empruntées à la nourriture et dont ils privent l’organisme qui dès lors souffre d* alcalinopénie relative de Pfaundler,

Ces acides ont été surtout étudiés par Bokay(l) qui les a classés d’après l’intensité de l’irritation produite comme suit : acide lactique^ acide succiniqiie^ acide valérianique, acide butyrique^ acide formique^ acide propinique^ acide acé~ tique^ acide capronique.

Pour Bokay, ces acides gras volatils se forment surtout aux dépens des hydrocarbones. Nous allons voir que des recherches récentes infirment un peu cette manière de voir.

Selle de graisses.

Les selles grasses présentent des caractères très différents suivant leur pathogénie.

EXAMEN MACROSCOPIQUE

1. La DIARRHÉE GRASSE. — Ce sont des selles huileuses, de couleur grise ou verte, collantes et brillantes à la surface.

(1) Bokay. Arch. f.exp. Pathol., XXIV, p. 153.

DYSPEPSIES

Leur réaction est très acide et leur odeur fortement butyrique.

2. La selle grasse. — C’est une selle de couleur jaune pâle ou brun pâle, de consistance pâteuse et ressemblant beaucoup à du mastic frais de vitrier ; sa cassure est brillante.

Sa réaction est acide et son odeur nettement butyrique.

3. La selle hachée, ou selle de savon GRAS : F ettseifenstuhl^ des Allemands. — C’est une selle mi-molle, d’aspect bâché, de couleur brun-gris-verdâtre ; elle est en outre panachée grâce aux flocons blancs d’acides gras qui s’y trouvent ; sa réaction est alcaline et son odeur putride.

C’est une selle de dyspepsie mixte albumineuse et grasse.

examen microscopique.

On trouve au microscope la graisse sous trois formes dans les selles : graisse neutre, acides gras, savons.

La graisse neutre prédominante. — Elle indique une insuffisance biliaire ou pancréatique ou même stomacale ou enfin une résorption diminuée. des graisses.

Les ACIDES gras. — Ils n’ont pas de signification spéciale chez le nourrisson d’après Keller (1 ). Salge et surtout Langstein leur attribuent une influence irritante sur la muqueuse intestinale et une action importante sur V alcalinopénie de Vorganisme.

Les savons. — Leur formation dépend de la quantité disponible de sels alcalino-terreux dans l’intestin et en second lieu de la réaction alcaline de la selle due à la putréfaction albumineuse, à la dyspepsie albumineuse ou à l’alimentation avec le lait albumineux, etc.

Leur formation est par contre empêchée par la présence des sucres de lait, de canne, de malt, etc.

EXAMEN sans COLORANT.

La graisse neutre. — Elle se trouve dans les selles sous forme de gouttelettes, de gouttes ou de lacs incolores, transparents et réfringents.

En chauffant, la graisse fond, les gouttes se réunissent et forment des lacs.

Les ACIDES gras. — Ils se montrent dans les selles soit sous une forme de blocs ou de gouttes caractérisés uniquement par leur réaction

(1) Keller. Monats. f. Kind, p. 234.

dyspepsies

rouge au Sudan ///, soit sous formes de fines aiguilles ou plus rarement de lances.

Fig. 27. — Dyspepsie des graisses,

[Coloration au Sudan III.)

a, aiguilles d’acides gras; b, graisse neutre en gouttes.

En chauffant, les blocs fondent, cristallisent et se transforment en aiguilles.

Les savons. — Ils se montrent dans les selles,

soit SOUS forme de blocs, soit sous forme de cristaux.

Les blocs savonneux amorphes sont moins résistants et moins brillants que les blocs de graisse neutre et les blocs d’acides gras.

Ils sont souvent colorés en jaune ou en jaune brun par la bile. Ils peuvent même former des grains bruns, ronds, ovales, ou elliptiques, visibles à l’œil nu, qui contiennent de la chaux et des matières colorantes biliaires.

Les cristaux de savons gras sont souvent en faisceaux, ils sont plus courts et plus larges que les cristaux d’acides gras.

Certains ont une fortne d’œuf de tænia^ avec une périphérie radiée, sous forme de rayons blancs ou jaunes. Le plus souvent, il leur manque un secteur, ce qui permet de les reconnaître.

EXAMEN GOLORTMÉTRIQUE

Réactif Sudan III. — Le Sudan sert à caractériser la graisse neutre et les acides gras.

liémlLats.

La fjraisse neutre est colorée en rouge vif'.

Lûs acides gras sont aussi colorés en rouge.

Combe. — Mal. gastro-intestinales. 22

DYSPEPSIES

Réactif de Hecht. — Le réactif de Hecht sert à caractériser les acides gras et les savons.

Réactif de Hecht.

Solution à 1 p. 100 de neutralrolli. . . . i ^

— à 2 — d» brillantgrun ... |

Réaction de Hecht. — On étale sur un porte-objet une parcelle de selle, on met une goutte de réactif fraîchement préparé, on recouvre avec le couvre-objet et écrase sur un papier-filtre.

On répète trois fois cette procédure avant d’examiner la préparation.

Résultats.

Les acides gras sont colorés en rouge, ainsi que le mucus;

Les savons sont colorés en vert par le réactif de Hecht.

Dyspepsie des graisses.

Depuis deux ans, nous ne nous servons plus pour faire le diagnostic de dyspepsie des graisses que de deux réactifs généraux, V acide acétique et le Jacobson. L’acide acétique servant à caractériser V intensité de la dyspepsie grasse, le Jacobson sa nature, le Sudan et le Hecht étant réservés à des examents spéciaux.

Intensité de la dyspepsie grasse.

Réactif acétique bouillant. — Pour nous rendre compte de la quantité totale des graisses, c’est-à-dire de V intensité de la dyspepsie., nous nous servons de V acide acétique bouillant.

néactif acéliqup.

Acide acétique officinal à 33 p. 100.

Réaction acétique. - On étale un fragment de selle sur

Fig. — Dyspepsie des graisses.

{Coloration de la selle au Hecht.)

(I, savons gras en vert; b, acides gras en aiguilles dans le mucus.

un porte-objet, on y ajoute une goutte d’acide acétique, on chauffe jusqu’à ébullition et l’on examine de suite.

DYSPEPSIES

Résultats.

Sous l’influence de Vacide acétique bouillant, toutes tes graisses sont transformé es en gouttes ou lacs de graisse neutre, et leur proportion permet de juger de l'intensité de la dyspepsie.

Nature de la dyspepsie grasse.

Réactif de Jacobson. — Pour rechercher la nature des graisses, c’est-à-dire la qualité de la dyspepsie, nous nous servons du réactif de Jacobson.

Pour pratiquer cet examen on commence d’abord par préparer le réactif qui ne se conserve pas longtemps.

Réactif de Jacobson.

On prépare le réactif en mettant IV à V gouttes de la solution de fuchsine phéniquée de Ziehl dans un tube à essai plein d’eau distillée, ce qui donne à ce réactif une couleur rose foncée.

Réaction de Jacobson. — Il suffit alors de placer II gouttes de réactif sur la selle étalée sur un porte-objet, de recouvrir avec une lamelle et d’examiner au microscope.

Résultats.

Les graisses neutres sont incolores sous forme de gouttes ou lacs ;

Les acides gras sont rouges ;

Les savons gras sont roses.

Conséquences de la dyspepsie grasse.

Toute la gravité de la dyspepsie toxique provient des acides volatils.

Ces acides dérivent-ils, comme Bokay le pensait, des hydrocarbones, sucres et farines ou.

Fig. 29. — Dyspepsie des graisses.

{Enfant nourri au sein.)

Selle traitée à Facide acétique bouillanl.

comme Sedwick (1) l’affirme, de la graisse contenue dans la nourriture ?

(1) Sedwick. Jkrb. f. Kind., LXIV, p. 191.

Un travail fort intéressant de Hudschinsky (1)

Fig. 30. — Dyspepsie des graisses.

(Selle colorée au Jacobsoîi.)

a, graisse neutre non colorée; b, acides gras en rouge; c, savons gras en rose.

fait sous la direction de Bahrdt et Langstein et qui vient de paraître, démontre que la for-

(1) Hudschinsky. Zeits. f. Kind., III, p. 370.

mation des acides gras volatils dans l’estomac dépend uniquement de la graisse du lait de çache et que ni le beurre du lait de femme, ni le sucre, ni la caséine n’ont d’influence sur leur formation.

Les acides gras volatils dérivent selon Hudschinsky uniquement des glycérides des acides gras volatils (butyrine^ caproine^ etc.).

On trouve chez un enfant normal la quantité suivante d’acide gras volatils :

Repas fait avec :

100 gr, de lait de femme 0,06 ac. volatils.

100 gr. de lait de vache 0,31 —

100 gr, de lait de vache coupé de moitié 0,17

Or il suffit, d’après Bahrdt et Bamberg, de 0,80 d’acides volatils pour agir sur la péristaltique et pour l’exagérer.

Nous pouvons donc en conclure que la limite dangereuse est beaucoup plus difficile à atteindre avec le lait de femme qu’avec le lait de vache.

En effet, avec le lait de femme il faut une dose 13 fois plus forte d’acides que celle qui se produit normalement pour atteindre la limite pathologique, alors qu’avec le lait de vache une dose double de la normale suffit déjà.

Chez l’enfant nourri artificiellement la plus

DYSPEPSIES

légère suralimentation^par repas trop gros, trop fréquents ou trop riches suffit donc pour y arriver.

Selles de mucus.

Les selles de mucus sont des selles. qui peuvent être formées uniquement de glaires ou qui sont seulement remplies de glaires.

Le mucus est si facile à reconnaître, dès qu’il est abondant, que la vue seule suffit.

Lorsque le mucus est moins abondant, la trituration dans l’eau le met rapidement en évidence, car on distingue nettement alors sur le fond noir du bocal à triturer les traînées de mucus ou les flocons de mucus, formés d’une substance hyaline, molle, plus ou moins colorée par la bile.

Lorsque le mucus est en très petite quantité, on se servira des réactions colorimétriques et microscopiques pour le déceler.

RÉACTION COLORIMÉTRIQUE

Réactif de Hecht. — Nous nous servons habituellement du réactif de Hecht dont nous avons déjà parlé.

Réactif de Hecht.

Il colore les savons gras en vert et le mucus en rouge.

degré de la dyspepsie organique 345 On distingue dans les préparations micro-

Fig. 31. — Mucus daus une selle entéritique.

[Réactif de Hecht.)

a, traînées de mucus colorées en rouge; b, savons gras

colorés en vert.

scopiques ce mucus rouge par sa forme en longues traînées.

DYSPEPSIES

DIAGNOSTIC

Mucus d’entéro-colite. — Le mucus de la selle provenant du gros intestin indique toujours chez le bébé un état inflammatoire de la muqueuse du côlon. Le siège de cette inflammation entéritique est d'autant plus élevé dans le côlon que les flocons de mucus sont plus petits et mieux distribués dans toute la selle.

Le siège de l’inflammation est d’autant plus rapproché du rectum que le mucus est plus concrété et plus isolé de la selle.

Mucus DU CATARRHE. — Le MUCUS provenant de V intestin grêle ne se voit que rarement et seulement dans les selles très liquides sous forme de flocons très petits et gorgés de bactéries et de cellules à moitié digérées. Ces flocons sont le plus souvent colorés par la bilirubine.

Mucus d’ulcérations intestinales. — Dans les ulcérations intestinales, le mucus devient franchement purulent ou sanguinolent s’il provient du côlon, mais il peut exister des ulcérations dans l’intestin grêle sans mucus et sans pus, mucus et pus ayant été digérés avant d’arriver dans le côlon.

Selles sanglantes.

Les selles sanglantes ne sont pas toujours faciles à reconnaître.

Sans doute, le plus souvent, surtout si le sang provient du côlon ou du rectum, la selle est rouge et l’œil suffit pour faire le diagnostic.

Mais il n’en est pas de même lorsque les ulcérations sont situées dans le duodénum ou dans l’intestin grêle, comme cela arrive si souvent dans Vathrepsie, car le sang est alors profondément modifié et ne se reconnaît plus à l’œil nu, et il est très difficile de distinguer dans la couleur noire de la selle entre le mucus noir et le melæna.

Il faut alors avoir recours aux réactions colorimétriques trop sensibles pour l’adulte qui mange de la viande, mais très utilisables chez le nourrisson.

RÉACTIONS COLORIMÉTRIQUES

Réactif de Weber. — Voici comment il faut procéder pour rechercher le sang dans la selle.

Réaction de Weber.

Technique. — Un fragment de selle est broyé jusqu’à consistance sirupeuse avec un peu d’eau, on ajoute un tiers d’acide acétique et on rebroie.

DYSPEPSIES

On vide alors environ 10 cenlimètres cubes du liquide obtenu dans un tube à réaction et on fait doucement couler le long des parois du verre 10 centimètres cubes d’éther.

Décanter l’éther, ajouter dans ce liquide un petit grain de gaïac et XX gouttes d’eau oxygénée.

Coloration bleue = sang.

Réactif de Falque. — On peut se servir avec avantage de la modification de Falque qui est plus délicate.

Technique. — On procède, comme il est dit plus haut, jusqu’à la décantation de l’éther.

L’éther une fois décanté, on le verse lentement en suivant la paroi, dans un autre tube contenant :

Réactif de Falque.

Teinture de gaïac Eau oxygénée...

A la surface de séparation des deux liquides, il se produira un anneau bleu si la selle contient du sang.

Réactif de Meyer. — Cette réaction est beaucoup plus simple que les deux autres.

Technique. — On dissout un peu de selle dans l’eau, on ajoute un centimètre cube du réactif de Meyer et ensuite quelques gouttes d'eau oxgénée.

Réactif de Meyer.

Phénolphtaléine

Potasse anhydre

Eau

Zinc pulvérisé

Coloration rouge = sang.

Cette dernière méthode, beaucoup trop sensible, a été vivement critiquée, ces derniers temps, comme étant inexacte.

Aussi lui préférons-nous la méthode de Weber-Falque.

Couleur des selles.

Les matières colorantes biliaires et la hilirubine sont déversées par le foie dans l’intestin et s’éliminent par V urine sous forme urobiline et par la selle sous une forme identique appelée hydrobilirubine ou stercobiline qui donne aux selles leur couleur brune naturelle.

Selle brune. — Cette hydrobilirubine se forme dans le gros intestin par réduction de la bilirubine^ soit sous l’influence d’une catalase^ soit sous celle de la putréfaction.

Selle blanche. — Si cette réduction est encore plus intense, il se forme de la leuco-hydrobilirubine qui est incolore (selle blanche).

Selle jaune. — S’il n’y a point de putréfaction ou si la péristaltique est intense, la 6 me s’élimine en nature (selle jaune)..

Selle verte. — Mais elle peut s’éliminer aussi oxydée en bilwerdine (selle verte).

DYSPEPSIES

MÉTHODE COLORIMÉTRIQUE

Il y a donc intérêt à savoir en quel état la bilirubine est éliminée. On se sert pour cela de l’épreuve du sublimé.

Epreuve du sublimé. — On procède de la manière suivante :

Technique. — On prend une parcelle de selle et on la triture avec une solution concentrée de sublimé dans l’eau et on la laisse vingt-quatre heures.

DIAGNOSTIC

Tous les éléments contenant Vhydr'obüirubine sont rouges;

Tous les éléments contenant de la bilirubine so?it verts.

Cette épreuve ne donne pas de résultats très utiles pour le nourrisson contrairement à l’idée de Triboulet et elle ne peut guère être utilisée que dans la deuxième enfance, comme le démontre le travail si documenté de Schikora (1).

Cet auteur arrive en effet pour le nourrisson aux conclusions suivantes :

1° Chez l’enfant sain nourri au sein on ne trouve dans les selles que de la bilirubine (selles jaunes) ;

2° Chez l’enfant sain nourri au lait de vache on

(1) Schikora. Kenntn. der Gallenfarbstoffe in den Faeces der Saüglinge, Breslau, 1901.

ne trouve que de V hydrobiliruhine (selles brunes) ;

30 Chez l’enfant atteint de catarrhe intestinal avec péristaltisme exagéré, on trouve le plus souvent la bilirubine (selles jaunes ou vertes) ;

40 Chez l’enfant entéritique, on trouve le plus souvent V hydrobiliriibine (selles brunes).

En somme, l’épreuve au sublimé est d’une importance minime pour les selles du nourrisson.

Épreuve de l’acétate de zinc. — Schlesinger indique pour déceler la présence de l’hydrobilirubine le procédé suivant surtout utilisable dans la deuxième enfance :

Technique. — On dilue la selle avec de l’eau et on ajoute partie égale de solution alcoolique concentrée d’acétate de zinc.

Eli cas d’hych'obilirubine on trouve une magnifique fluorescence.

Pour pouvoir instituer un traitement chez un nourrisson atteint d’athrepsie, nous devons maintenant faire un pas de plus et répondre à cette double question :

1° Que peut encore digérer ce nourrisson ?

2° Quelle est sa limite actuelle de tolérance ?

DYSPEPSIES

Est-il simplement dysthrepsique ? — Une sous- alimentation suffira-t-elle pour le rendre normal tout en lui permettant encore de vivre?

Est-il déjà athrepsique ? — La sous-alimentation devra-t-elle être poussée si bas pour rendre le nourrisson cliniquement normal que son existence en soit compromise ?

Nous avons, pour décider cette grave question, à consulter deux méthodes :

l’histoire de la maladie, l’épreuve sous-alimentaire.

Page 1