GÉNÉRALITÉS
ïDch avait cultivé la bactéridie charbonneuse dans I sérum et l'humeur aqueuse et montré que, dans I cultures successives, la bactéridie conservait a virulence.
. En somme, dès lors, les méthodes existaient ; il jl'y avait plus qu'à, les appliquer à l'étude des ma- ' idies infectieuses. C'est ainsi que succeasivemenl m t isolés, cultivés et déterminés par la reproibction de la maladie au moyen de cultures pures, 8 micro-organismes pathogèncsdes maladies sui- Nintes : le choléra des poules (Toussaint) ; le rouset du porc {Klein, Pasteur et Tliuillier) ; le charbon iuphysëmateux du bcEuf (Arloing, Cornevin, tliomas) ; la morve iBouchard, Capilan etCharrin ; iliatz et Lijffler) ; la tuberculose (Koch). Celte liste inrrait d'ailleurs être très augmentée; on pourhit y joindre la pneumonie 'Talamon, Frànkel, ' 'ledlànder), les diverses suppurations (Rosen- ' , Becker), l'érysipèle (Fehleisen), la diphtérie ïebs, Lôffler), pour ne citer que les cas 0(1 les culires ont permis de reproduire expérimentalement 1 même maladie sur les animaux, le bacille typhi-
e (Eberth), etc. i Cet historique nous montre commentent été peu tpeu élucidées la cause et la nature de la contaîon. Il nous permetde répondre à la question que i nous étions posée au début de ce chapitre.
lu'est-ce qu'une maladie infectieuse ?
h Nous pourrions donc répondre : la maladie in- Ctieuse est une fermentation spéciale de l'orgaous l'influence de micro organismes qui y fat pénétré et s'y développent. L'assimilation de I maladif infectieuse k une fermentation n'est
la
pourtuiil que partiellement exacte. En effet, dans h l'ermenlation il n'existe qu'un fermenf mettant eft! œuvre et modifiant des substances chimiques^,! tandis que le microbe pathogène, évoluant dai» un milieu vivant, tout en donnant naissance à de^ réactions chimiques, suscite dans l'organisme de&] réactions biologiques multiples qui entrent poui une grande part dans la réalisation de l'ensemble symptomatique qui constitue la maladie infectieuse. La conception générale de la maladie infec^S lieuse est bien autrement complexe ; aussi notre] étude des causes des maladies infectieuses com'T portera quatre grands chapitres subdivisés en uiu grand nombre de paragraphes.
Dans le premier nous étudierons l'agent pathogène lui-même, sa morphologie, sa biologie, se^ sécrétions, etc. Puis, connaissant ainsi l'agent infec^ tieux, nous verrons dans le chapitre suivante ment it peut attaquer l'homme, c'est-à-dire qud'a nous étudierons les facteurs de la contagion horftl de l'organisme et en dedans. Dans le chapitre quîT suivra, nous verrons les conditions qui, dans cette lutte de l'organisme contre l'agent infectieux, peu-j vent contribuer au succès de l'un ou de l'autre.' Enfin, dans le dernier chapitre, nous étudierons ce J qui se passe alors que le microbe vainqueur a pB:fl pénétrer dans l'organisme, par quels moyenal celui-ci peut se défendre et quels sont les effets deJ cette lutte qui, précisément, constitue la maladieil infectieuse. Nous examinerons aussi comra l'organisme peut titre prémuni contre l'agent 'in-iM fectieux et devenir ainsi réfractaire à i'invasioi microbienne.