CRE
Supposition expliquerait los cus de fièvre ty phoïde observés chez des infirmiers, des garde-malades, qui, soignant des typhiques, portent à la bouche des aliments avec des mains non suffisamment lavées,
- D'après les dernières expériences de Germano le bacille d'Eberth disparait au bout de vin est mêlé à un milieu de poussière, transport par l'air,
, il résulterait que 8t quatre heures, lorsqu'il Suivant ce bactériologiste, son à l'état virulent, n’est guère admissible, Harrington rapporte de nombreux e de la fièvre typhoïde par le lait, cale, l'histoire d'une épidémie de
xemples de transmission Nous lisons, dans La Presse médi-
fièvre typhoïde cause pur du loit infecté ; c'est M, Charles Cameron qui cite ce fait :
“ En Mai 1896, les deux filles da Propriétaire d'une laiterie de
‘€ Meath-Strect furent atteintes de fièvre typhoïde, Cameron visita
‘ les lieux, fit amener les énfants malades, et uétruire le lait de la ‘ boutique.
* Une enquête Ii apprit
que ce lait était vendu sur le comp- ‘ toir à de pauvres gens, dont
On ne s'était pas préoccupé ; pour.
‘ suivant l'enquête, il constata que 40 personnes se fournissant de ‘* lait à cette laiterie étaient atteintes de fièvre typhoïde ; les vaches ‘* paissant dehors, l'eau de la laiterie étant rec ‘© n'avait pu être infecté qu'en absorbant les exh ‘tions des malades, tandis qu'on les descend “ dans les water-closets.
onnue pure, le lait alaisons des déjecait pour les jeter La porte du Passage, presque toujours ‘vuverte, donnait sccès dans une pièce où étaie
“ de luit, à quatre ou cinq pieds de cette porte probable que l'infection ge produisait. penda ‘ la femme qui soignait les enfants n'allait ja
“ Pour corroborer son opinion, sir Came
nt placés les vases ; il est d'autant plus nt ce transport, que mais dans la laiterie.
ron plaça quelques dé- ‘* jections ty phoïdes près d'un vase de lait préalablement stérilisé, “et, dix minutes après, une analyse prouva que le lait était infecté * de bacilles typhiques.
“ Le propriétaire de la boutique fut Poursuivi et condamné ! pour avoir négligé de déclarer la maladis de ses enfants.’
D'après s danis du |:
santres mic
Les linge itant de mo rvir de véhi
On a aus:
iontré, d'apr:
wlogique de
“19 Que maient ni le
banales fréq
6 9 Que d'un égout,
que, mais se
“3° Que cille, soit pa:
abandonnées peu de jours bes disparais
milieu peu f:
| moyen de dé
‘IL résult ‘huîtres, cons
tions étiologi mériter de p
En somme yphoïde ; en]
schez des s, portent nt lavées,
Fr
terait que lorsqu'il iste, son Î
ismission sse médir du uit
iterie de On visita ait de la
e comp- ; Pour.
ssant de vaches , le lait s déjecs jeter oujours ss Vases nt plus rt, que aiterie, ues déérilisé, nfecté
lamné
D'après M. Canningham, le bacille typhique ne se développe s daris du lait ordinaire, parcequ'il est rapidement détruit par santres microbes, mais dans le lait stérilisé, il se cultive bien.
Les linges, à l'usage du typbique, les vases de déject'ons, sont tant de moyens de contagion ; les légumes également peuvent rvir de véhicule à l'agent de la fièvre typhoïde,
On a aussi beaucoup incriminé les huitres. et Chantemesse, sant l’Académie de médecine de Paris, en juin 1896, attira l’atntion du monde savant sur le danger de manger les huitres crues rsqu'elles ont été souillées par des eaux contaminées. pat servir ainsi à répun lre la fièvre typhoïde.
Cependant MM. Ducamp, Sabatier et Petit, de Montpellier, ont iontré, d'après des recherches bactériologiques faites à la station wlogique de Cette :
“ 1° Que les huîtres des parcs d'élevage de Cvtte ne renfermaient ni le coli-bacille, ni le bacille typhique, muis des espèces banales fréquemment rencontrées dans les eaux ?
Elles peu-
* Qre les huîtres placées, pendant un mois, à l'embouchure d'un égout, ne renfermaient ni le coli-bacille, ni le bacilie typhique, mais seulement des bactéries à fluoresconce verte ;
“8° Que des huîtres inoculées directement soit par le coli-bacille, soit par le bacille d’Eberth en cultures liquides ou solides et abandonnées dans les parcs d'élevage, ne renfermuient, au bout de peu de jours, ni le coli-bacille, ni le bacille ty phiquebes disparaissaient done, soit que l'eau salée leur constitue un milieu peu favorable, soit que les huîtres exercent à leur égard un
| moyen de défense vitale,
‘Il résulte de ces recherches que l’ingestion alimentaire des ‘huîtres, considérée par quelques auteurs comme j'uné des conditions étiologiques démontrées de la ffèvre typhoïde, ne püraît pas mériter de prendre place définitivement en médecine, | En somme, l’eau est le principal facteur étiolngique de la fièvre yphoïde ; en prenant toutes les Précartions qne prescrit l'hygiène
Ces inicro-
‘ce moyen de contamination perdra de sa fréquence et de son inten.
sité, | #3 Maintenant, examinons brièvement les lésions que peut créer dans notre organisme la présence du bacille d'Eberth, à l'état virulent, | Pénêirant dans les follicules isolés et dans les plaques de Peyer, le bucille typhique entre bientôt en lutte avec le phagocyte, dont le Pouvoir bactéricide ne peut résister à cette grande viruler
possède alors l'agent spécifique de la fièvre ty phoïde.
Vainqueur du globule blanc, le microbe et ses produits rolhles,
Par ce riche réseau de vaisseaux lymphatiques que présente l’iniss-
‘ tin, va infecter tous les organes, d'abord ceux qui sont le plus en rapport avec le tube digestif, comme le foie, la rute, les ganglions
mésentériques, ensuite ceux qui sont plus éloignés, comme le pou : mon, le larynx, le pharynx, etc.
:8 que
‘“ La plupart des systèmes organiques, dit Legry, sont ainsi ‘“ touchés soit par l'agent figuré, soit Par 8a toxine, soit concurrem- “ ment par l’un et par l’autre, L'ensemble du système lymphatique ‘ (follicules de l'amygdale, du pharynx, du lurynx, tissu adénoïde “ de l'estomac) est intéressé d'une façon très précoce ; l'appareil circulatoire est frappé dans ses plus fines ramifications (artérites “ viscérales) ; la muqueuse des voies respiratoires s’hypérémie ; les “ cellules hépatiques et rénales, les muscles et le myocarde dégénè- ‘“ rent ; le système nerveux, les glandes, les os même, etc., n'échap- “ pent pas à l'atteinte typhoïdique, qui représente, on le voit par “ce résumé succinct, le type de l'infection générale au Premier chef.” Les parasites qui vivaient inoffensifs dans les diverses Parties de notre organisme prennent bientôt un caractère virulent, sous cette action continue et désorganisatrice du bacille typhique et de su toxine. C’est ce qui constitue /es infections secondaires, dont les principaux agents sont le streptocoque, le Staphylocoque, le Pneumocoque, etc,
Le partie, questio
La contest, ception très éte le sang.
crobe n pronost
Le l'intesti tate une dans le
La lide mêr de nom!
et l’étiol trée. I plus ou quérir u ‘à l'éta # nombr “ces ré:
“ breux
Cor
gnostic surtout
Plu taines fo angine lu ménit
et de son inten.
ue peut créer , à l'état viru-
jues de Peyer, rocyte, dont le virulerse que
luits solubles, 'ésente l'intssnt le plus en les ganglions mme le pou.
ry, Sont ainsi b cOncurremlymphatique ssu adénoïde > ; l'appareil S (urtérites Jérémie ; les rde dégénè- Lc., n'échap-
le voit par emier chef." 'rses parties rulent, sous hique et de
res, dont les ‘
16, le pneu-
Le bacille tyÿphique secrête des substances solubies dont une partie, bien étudiée par Brieger, a été appelée typhotoxine, Cette question est encore à l'étude. |
La présence du bacille d'Eberth dans le sang à été beaucoup contestée, et Chantemesse dit “ qu’elle doit y être absolument exceptionnelle.” D'après une observation de Deléarde, une éruption très étendue a coïncidé avec l'apparition du bacille typhique dans le sang. Suivant MM. Castallani et Cartier, cette présence du miorobe n'arrive que dans les formes a lÿnamiques, et sert ainsi au pronostic de la fièvre typhoïde,
Le bacille d'Eberth se retrouve également, non seulement dans l'intestin, lo foie et |2 rate, mais aussi dans les reins, comme le constate une intéressante observation de M, Rendu, dans les méninges, dans le myocarde, dans la moelle osseuse, même dans la salive.
La fièvre typhoîde confère une immunité constante, ‘ plus 80lide même que celle des fièvres éruptives ” (Jaccoud). Cependant de nombreuses exceptions à cette règle ont été connues et observées et l'étiologie de ces rechutes n’est pas encore suffisamment démontrée. Le bacille typhique ne perd sa virulence qu'après un temps plus ou moins long, et sous certaines causes, il peut quelquefois acquérir une nocivité nouvelle. M. Babonneix croit ‘“ que l'existence ‘à l’état normal du bacille d'Eberth dans l'intestin d'un certain “ nombre de sujets n’est peut être pas étrangère à la production de ‘ ces récidives, de même qu'elle est sans doute responsable de nom-
‘ breux cas de première i invasio DIAGNOSTIC | DIFFERENTIEL
Comme dans la tuberculose, comme dans la diphtérie, le dia. gnostic précis de la fièvre typhoïde est parfois assez difficile à établir, surtout chez les enfants.
Plusieurs des principaux symptômes peuvent manquer ; certaines formes de dothiénentérie débutent quelquefois soit par une angine soit par un catarrhe gastrique, ou simulent pie souvent lu méningite aiguë.
en
Certes, l'évolution thermique, telle qu'étudiée par Wunderlich, la tuméfaction de la rate, les taches rosées lentivulaires, les diarrhées fétides ot sanguinolentes, l'état de slupeur,sont autant de symptômes Qui aident à formuler un diagnostic clinique de fièvre typhoïde, mais souvent ces signes prodromiques manquent en partie ou ne possèdent point entre eux le lien ordinaire du type classique de la dothiénentérie, Parfois ces manifestations prennent un véritablo Caractère d’indécision et ne parviennent pus à leur complète éc ou elles varient tellement dans leur intensité et dans leur locali
losion sation que le clinicien le plus expérimenté est tout à fait dérouté et ne peut pas formuler son diagnostic, ou de nombreuses complications 8e groupent aux lésions déjà existantes et changent totalement la marche prévue de la dothiénentérie, au point que cette affection premire n'est plus reconnaissable,
Nous ne pouvons ici décrire toutes ces maladies diverses qui peuvent simuler, d’après l'apparition de symptômes identiques, la fièvre ty phoïde dans les périodes d'invasion, d'état, et de défervescence ; qu'il nous suffise pour le moment de les nommer, l'embarras gastrique, le typhus
Ce sont :
, Qui n’a aucune analogie avec la fiè.
vre typhoïde, la fièvre herpétique, la fièvre paludéenne, la grippe, la fièvre hystérique, l'ostéomyélite aiguë, la méningite cérébrospinale, la tuberculose miliatre aiguë ou grauulé, la typho-bacillose (Landouzy), la tuberculose méningée, là fièvre syphilitique, la morve aiguë, la trichinose, l'endocartite infectieuse, les affections septicémiques,ct pyémiques d'origine Puerpérale ou chirurgicale, la pneumonie typhoïde, la pleurésie typhoïde, c'est.à-dire avec état typhoide, la néphrite infectieuse, le choléra, lo méphitismo aigu, et l’appendicite.
Comme on le voit, la nomenclature est assez chargée, et c'est ce qui démontre d’une manière péremptoire la difficulté inévitable de prononcer un diagnostic formel de dothiénentérie à moins d'avoir recours aux méthodes bactériologiques.
Cel
une gra
Il :
croscop des non la ponc
Ce permet co du b:
rencier demand employ
Cet certitud cille tyf ponctio:
et peu ]
C'e au mon verselle
.. Le de Pfeit dicaie d: dans.Jao
* Wanderlich, les diarrhées e symptômes re typhoïde, partie ou ne assique de la un véritablo lète éclosion r localisation érouté et ne omplications )talement la ffection pre-
diverses qui entiques, la de déferves- Ce sont :
avec la fiè-.
; là grippe, e Cérébroho-bacillose ue, la mortions septile,la pneuat typhoizu, et l’ap-
‘e, et c'est inévitable 58 d’avoir
Celles-ci sont à la portée de tous et donnent inmanquablement une grande précision au diagnostic dans tous les cas douteux.
Il y a présentement trois méthodes pour reconnaitre, au microscope, l'origine éberthienne d’une affection à symptômes typhoïdes non précis : 1° La culture des selles sur le milieu d'Hlsner ; 2° la ponction de la rate ; 3° le séro-diagnostic de Widal :
(a) Milieu d'Elsne:.
Ce proctdé, que nous étudierons plus a: ions dans la suite,
permet de reconnaître, au bout de quarante huit heures, la présen. co du bacille d'Eberth duns les selles, et en même temps de le différencier du coli-bacille. Quoique sûre, cette méthode est longue et demande une grande habitude du laboratoire, Aussi est-elle peu employée aujourd'hui.
(b) Ponction de la rate.
Cette opération, pratiquée sur le vivant, donnait. beaucoup de certitude au diagnostic, parce que, dans la fièvre typhoïde, le bacille typhique abonde dans vet organe, et sa présence, par cette ponction, serait facilement décélée. Mais ce procédé est dangereux
et peu pratique d’ailleurs.
(c) Séro-diagnostic.
C'est un médecin français qui eut la gloire de faire connaître au monde savant ce moyen de diagnostic dont l'efficacité est uni: versellement reconnue aujourd’hui,
Le 26 juin 1896, Fernand Widal, se basant sur les découvertes de Pfeiffer et de Koll, donna, devant les membres de la Société médicale des hôpitaux de Paris, une communication désormais célèbre, dans:laquelle il décrivit un procédé des plus rapides pour parvenir
PT à TE
à un diagnostic clair et Précis, de 19. fièvre typhoïde. Il démontra par de nombreuse expériences que le sang d'un typhique possèd,
dès le cinquième jour de la maladie,un pouvoir destructif sur le bacille d'Eberth, |
‘Cette découverte Prouv& que, dans cette lutte incessante de l'organisme contre le microbe envahisseur, il Y à non-seulement augmentation en nombre des phagocytes et modification des élé-
ments cellulaires mais aussi transformation des humeurs en substances microbicides.
Cette méthode de Widal est l’aide le posséder
plus puissant que peut le clinicien pour arriver à un diagnostic précis de la fièvre typhoïde,
entre toutes ces maladies qui la simulent parfois si bien,
“ Voici, par exemple, éomme disait Dieulafoy devant l'Aca.
“ démie de médecine, en juillet 1896, un jeune garçon de 20 ans ;
“il a été pris il y a quelques jours de fièvre, de téphalalgies violen- ‘tes, de vomissements ; il tousse, l’auscultation de la poitrine dé- “ cèle des râles sibilants disséminés ; la température attoint Je Soir ‘40° ; il n'y a point d'épistaxis, point de diarrhée, l'insomnie ‘est persistante, et on se demande, avec anxiété, si l’on se trouve ‘‘ en face d’une fièvre typhoïde, maladie le plus souvent curable, ou “en face d'une granulie, maladie presque fatalement mortelle, Sur
‘* quoi baser le diagnostic ? Sur ln courbe de la température ? Mais
‘* elle est loin de suivre dans l'un et l’autre cas le schéma classique
“que nous lui connaissons, Sur les taches rosés lenticulaires ? Mais ‘elles n’ont point encore apParu et ve paraîtront peut-être pas, Et “ cependant les râles aug: 1entent, la dyspnée 8pparaît, tout fait re. “ douter la granulie, les jours se succèdent, et le diagnostic reste “ indécis, Qui de nous, 9 le répète, en pareille circonstance n'a ‘* pas souhaité avoir à son service un moyen sûr de disgnostio ? “ Eh bien, ce moyen nous le possèdons, M. Widai nous l'a donné,”
La:
tion est c
On 1 à peu prè clair se < cette der les plus a
Fe “ cille d’!
‘ peut, a ‘€ phique, ‘ caracté “de la pr ‘variés, ‘“ larges ç “ments n
Le sé sùr pour maladies | lièrement Province, de l’Aeeo Associatio municatio connaître
M. le cins de la gnostic, ei sang dessé si l'on le d culture, C ment prat nécessaire
Il démontra que possèd, tif sur le ba-
ncessante de n-seulement tion des élé-
en substan-
t que peut de la fièvre
fois si bien,
vant l’Acade 20 ans ; 'ies violon- Oitrine déint le soir l'insomnie 8e trouve urable, ou telle, Sur re ? Mais Classique es ? Mais e pas, Et It fait restiv reste lance n'x Süosiic ?
à donné.”
La méthode à suivre pour obtenir ce phénomène d'agglutination est des plus simples,
On recucille, dans une petite éprouvette, du sang d’un typhique, | | à peu près 10 gouttes, et au bout de quelques minutes, un liquide | clair se détache du caillot sanguin, constituant le sérum. Dans cette dernière opération, il est fentandn qu'il faut user de précautions les plus aseptiques.
“Si, dit Widal, à dix gouttes d’une culture en bouillon de ba- “ cille d’Eberth, on ajoute une goutte de se-um ainsi obtenue, on “ peut, au bout de quelques minutes, si le serum provient d'un ty- ‘€ phique, constater, sous le microscope, les agglomérats microbiens ‘caractéristiques Les bacilles, au lieu de s'agiter.en tous les points “de la préparation, animés en tous sens des mouvements les plus ‘{ variés, sont groupés, en amas, formant des ilôts séparés par de ‘‘ larges espaces vidos où l’on trouve, encore souvent, quelques élé- ‘ments mobiles et isolés.”
Le séro-diagnostic, qui est incontestablement le moyen le plus sûr pour découvrir un cas de fièvre typhoïdo parmi tant d’autres maladies présentant à peu près les mêmes symptômes, a été particulièrement étudié au Canada par le médecin-bactériologiste de notre Province, M. le docteur Wyatt-Johnston ; celui-ci fit à l'assemblée de l'Association sméricaine d'hygiène (American Public Health Association, Buffalo, tenue du 15 au 18 septembre 1896) une communication très importante que Widal lui-même s'empressa de faire connaître aux bactériologistes français,
M. le docteur Wyatt-Johnston, voulant donner à tous les médecins de la Province de Québec un moyen rapide de: faire le séro diagnostic, entreprit de prouver par de nombreuses expériences que le sang desséché d'un typhique, même après trois, jours, peut oncore si l’on le dilue de nouveau, agglomérer les bacilles d’un bouillon de culture. Ce fait admis, il était facile d'établir un système éminen. ment pratique pour les médecins n'ayant pas chez eux l'outillage nécessaire pour fuire les examens microscopiqués ; aussi le mode
PET, |. ans
actuel puur obtenir le séro-diagnostic donne-t.il pleinement satis-
faction tant sous le rapport de la rapidité que sous celui de l'efficacité,
Un médecin est appelé auprès d’un cas douteux de dothiénentér.e, et il veut alors par le séro-diagnostic s'assurer de l'origine éberthienne de la maladie qu'il traite, Sur sa demande, le laboratoire de la ville ou celui de la province lui fournira une fouille de papier stérilisé, sur laquelle il déposera une ou deux gouttes dé sang du malade et qu'il laissera sécher quelque peu, Ceci obtenu, il renverra le papier au bactériologiste, qui, dans les vingt-quatre hourcs, lui communiquera le résultat de l'examon microscopique.
Le praticien, qui possède chez lui nn microscope et ses accessoires peut obtenir la réaction agglutinante d'une façon rapide, ainsi que l’a décrit Catrin (du Val-de-Grâce). On dépose entro une lame et une lamelle environ 10 &outtes d’une culture sur bouillon de bacilles d'Eberth, ot on ajoute sur le bord de la lamelle une goutte de serum d’un typhique. Alors on voit, par le microscope, les bacilles pcrdre peu à peu leurs mouvements caractéristiques pour devenir complètement immobiles et se £rouper par ilots largement espa. cés. Cette manière d'examen simplifie beaucoup la méthode première telle que préconisée par Widal et permet pour ainsi dire de Gonstater de visu ce phénomène de l'agglutination, sans pouvoir en Comprendre malheureusement les différentes phases,
Les dernières expériences réalisées par les bactériologistes les plus connus n'ont revelé. qe peu de chose sur la nature même de l'agglutination.
Il est admis cependant que cette réaction agglutinante traduit la défense de l'organisme contre le microbe envahisseur ; Ce n'est
p#s une réaction d'immunité, mais une réaction de la période d’infection.
Ce pouvoir agglutinant se retrouve, chez le typhique, non:seulement dans ie sang, mais aussi dans les humeurss Widal l'a constaté quelquefois dans l'urine, presque constamment dans los sérosités
du périca dans Ja b
Cette bacille vi “ berth, :
‘ 60° ou “ boxillor “ sieurs 8
Dans qui donn cille ; si, tion ces s “ tances £ ‘ séine, is ‘ainsi mc 6 Voilà le ‘aussi le “ une réa ‘6 minoïde
Le p odes de la agglutina
" Peu:
te augme:
quelquefo sonnes po!
tive.
Paul le rappor!
et par sui que la for ques est ui
inement satisolui de l’efficade dothiénenr de l'origine nde, le laboraane fouille de ax gouttes de Ceci obtenu, vingt-quatre "oscopique.
| SOS ACCESSOi -
rapide, ainsi tre une lame üîllon de bane goutte de >, les bacilles pour devenir ement espaéthode pre.
ainsi dire de pouvoir en
ologistes les re même de
nte traduit ”; Ce n'est ériode d’in-
Le, non-seual l’a cons.
03 sérosités
A ee
du péricardoe, du péritoine, de la plèvre, dans le lait et le colostrun, dans Î4 bile, dans les larmes, etc,
Cette réaction s'exerce également sur le bacille mort que sur le bacille vivant. ‘“ Si l'on tue, dit Widal, une culture de bacille d'E- “ berth, vieille de 1 à 2 jours, en l’exposant à une températurs de - ‘60° ou en l’additionnant d'une goutte de formol, pour 5cc, de “ bovillon, les bacilles continuent à s'agglutiner et cela durant plu-
“ sieurs semaines.’’
Dans toutes ces humeurs, ce sont les substances albumincides qui donnent au serum du typhique la propriété d'agglutiner le bacille ; si, à travers d'une bougie de porcelaine, on retient par filtration ces substances, la réaction agglutinante disparaît. ‘“ Les subs- “ tances albuminoïdes telles que le fibrogène, la globuline, ou la ca- ‘ séine, isolées des humeurs d'un typhique, enlèvent à ces humeurs ‘ainsi modifiées la faculté agglutinative et la rotiennent à leur profit. ‘ Voilà le fait acquis. Il n'intéresse pas seulement le médecin, mais ‘aussi le chimiste qui trouvera dans le phénomène d’agglutinatiou “ une réaction nouvelle pour l'étude si délicate des substances albu- ‘* minoïdes.” (Widal)
Le pouvoir agglutinatif diminue ou augmente suivant les périodes de la maladie typhoïde, et, d'après Panl Courmont, cette courbe agglutinante chez les typhiques peut servir au séro-pronostic,
* Peu accentuée dans les premiers jours, la réaction agglomérante augmente sensiblement pour diminuer au déclin de la maladie, quelquefois rapidement, et souvent lentement, On a vu des personnes possèder pendant plusieurs années cette puissance agglutina.
tive.
Paul Courmont a rapporté plusieurx observations démontrant le rapport de la courbe agglutinante avec l'intensité de la maladie, et par suite avec le pronostic. Il résume son travail en affirmant que la formation de substance agglutinante dans le serum des typhiques est une réaction de défense de l'organisme,
La courbo de Ja température
Courbe agglutinante qui est ceile de défense, concordent ensemble Pour réveler la marche de l'affection et rendre compte de la gravité des symptômes, Toutes deux, elles servent puissament au Séro-jiro. nostic de Ja fièvre typhoïde.
Le serum des typhiques ne possède agglutinante, Au cours de la maladie, ç propriétés vaccinantes et atténuantes, tout à fait indépendant du Pouvoir aggl
parallélisme assez étroit entre les nuant.
e serum peut acquérir des
utinant, mais il existe un Pouvoirs agglutinant et atté.
Nous reproduirons les conclusion
8 du remarquable travail de M.
Paul Courmont (1).
‘© L Couse AGGLUTENANEE CHEZ LES TXPHIÇYES, — “vons étudiée chez Quarante malades, Dans les formes simples, “ classiques, le pouvoir agglutivant s'élève Progressivement, atteint “son maximum à la fin de Ja période d'état, puis redescend rapide-
‘ment, décrivant, le plus souvent, une courbe en clocher ou.en “toit.
Nous l’a-
“ Au contraire, dans les formes graves, ‘! gées, etc., la courbe est beaucoup moins “ nantes, oscillantes, à descente ‘‘ dans ces derniers cas, |’
hypertoxiques, prolonrégulière : courbes trafprématurée, etc, Lorsqu'elle existe ascension élevée du pouvoir agglutinant ‘ reste encore un phénomène critique de bon pronostic. . * D’après ces faits cliniques, la formation de la substance ag- “ glutinante garde la signification d'une réaction de défense. IL SÉRO-PRONOSTIC 1, — Je point capital sur lequel s'appuie ‘ le séro-pronostic est cette élévaiion critique du pouvoir aggluti- “ Lant, au moment où se dessinent les Premiers signes de déferves.
‘‘ cence. Tel que nous l'envisageons, lo séro-pronostic n'est, actuelie. er NE A
vu ar M, Paul Courmont
(1) La courbe du pouvoir agglotinant che : les typhiques, p (de Lyon). ‘
qui est la courbe d'infection, et la
Pas seulement la propriété |
Le pouvoir vaccinant est
hs.
. ment,
# C'est l:
‘‘ des ré:
“thermi
‘ Phase ‘€ elle-mé
‘“ meiller ‘une ré,
“ p, “ cente d ‘ ]a cout
A 2 à ‘ l'abaiss “ élémen ‘organi ‘ le pouv “ des alte “et prol
‘6 Pa “ bes agg “ avec les “ mauvai, ‘la pério
« B) moment “ rando
[1 Un “ ble de n “ un élém
«€ Un
‘infection, et la dent ensemble de la gravité nt au géro-pro-
at la propriété |
t acquérir des
vaccinant est :
is il existe un ant et, atté-
travail de M.
:— Nous l’a.
nes simples, nent, atteint cend rapide:
locher ou.en
jues, prolonourbes traîu'elle existe agglutinant
dstance agpense,
el s'appuie Dir agglutile déferves.
t, actuelie.
sul Courmont
ment, qu'un des éléments du pronostic général de la maladie, “ C'est la courbo du pouvoir agglutinant, représentant une partie :
*{ des réactions de défenso,qui, surtout si on la compare à la courbe
“thermique, fournira des données pronostiques importantes.
“À. Séro pronostic d'après la courbe du pouvoir agglutinant. ‘ Phase ascendante. — L'ascension du pouvoir agglutinant est, par ‘“elle-même, un élément de bon pronostic ; celui-ci est d'autant . “ meilleur que cette ascension est plus élevé, qu'elle coïncide avec ‘‘ une rémission de la température.
“ Phase descendante. — 11 faut considérer deux cas. Si 1. Ces- “ cente de la courbe agglutinaute s'accuse parallèlement à celle de ‘ la courbe thermique, elle annonce la guérison.
Si fa température s'élève ou reste stationnaire au moment de
‘t l’abaissement du pouvoir a gglutinant, cet abaissement devient un
“ élément de mauvais pronostic, indiquant la défaite des réactions
organiques de défense (formes hypertoxiques, adynamiques): Si
“ le pouvoir agglutinant se relève ensuite, ses oscillations témoignent
“ des alternatives de la lutte de l'organisme dans les formos graves “et prolongées, :
‘# Par conséquent, seront un élément de bon pronostie, les:cour- : “’bes agglutinantes en clocher, dont la phase d'ascension coïncide “ avec les promiers signes de défervescence ; seront un élément de “ mauvais pronostic les courbes oscillantes ou descendantes pendant ‘la période d'état,
“ B) Séro-pronostic d'après l'intensité du pouvoir agglutinatif à un ‘ moment donné. — Les données sont ici moins précises et de moins
“ grando valeur. .\
“Un pouvoir agglutinant élevé (en pratique et pour l'énsenst “ ble de nos observations à partir de 1 pour 200) est par même ‘un élément de bon pronostic, \
‘Un pouvoir agglutinant peu élevé a, en général, une signi; 1)
ee RO
‘ fication pronostique défavorable, à partir d’une cortaino périvde, ‘à moins qu'il ne s'agisse do formes: très bénignes,
‘ Au début de la maladie, uno séro-réaction retardée (n’appa- ‘ raissant qu'au Ye jour) ou un pouvoir agglutinant très peu élevé ‘°se rencontrent dans les formes graves ct dans los formes très bé. “nignes ; mais les rechutes sont fréquentes à la suite do ces for- “mes à pouvoir agglutinant très peu élevé on retardé,
“À la période 2 état, un pouvoir agglutinant peu élevé (au- “dessous de 1 pour 145) #t d'un mauvais pronostic : si, jusque-là, “la fièvre à été sévèr, cn duit craindre une agzravation on une
. “prolongation de la maituia, si jusque.là la forme a été bénigne, ‘on doit eraindre une rocrudescence ou une rechute.”
Cette réaction agglutinante sert également à différencier le ba- Cille d'Eberth du bacille de la psittacose, Une goutte de serum pour dix gouttes de culture de bacille typhique produit facilement l'agglutination, tandis que cette réaction ne se produit guère avec le bacille de la psittacose, Si le serum est dilué, l’agglomération se fera avee le bacille d'Eberth ; mais elle disparaîtra avec l'agent de la psittacuse. De plus, “ si l'on ensemence le bacille dans une cul. ‘ture fraîche avec le serum, un voit au bout de 12 à 15 heures la * culture du bacille d'Eberth rester claire avec microbes en ‘mas ‘dans le fond tandis que le tube contenant le bacille de la psittaco. ‘se est absolument trouble, l'agglutination étant insuffisante et les “ microbes restant en suspension. Voilà donc une réaction tout à “ fuit nette et qui permet de différencier favilement les deux ba. * villes.” (Widal et Sicard).
Le serum des convalescents de la fièvre typhoïde peut 8e: : aussi à différencier le bacille d’Eberth du coli-bacille et d'auics imicroorganisines analogues. L':rè8 R, Pfeiffer et W. Ko,
a “ plification du procédé consist:: : itiliser dans le but diagr”. ‘yne le ‘serum antityphique en dehors de l'organisme animal, Il fau: Done
4% cola avoir un serum excessivement Puissant, Les autours sont
ATDE
vonus à:
Hgique «1 ‘était tir “ à un der “ puisse
bouilion
# ‘une selu
Ù ‘ égaleme
“lc ‘de 2 mil ‘ Parfois ‘ modifics “maximu!
“de 24he “ les difrér
‘6 Dar “ cilles sot “ au fond ‘ même to “ ditionné
“ L'ez “ ment de:
“typhiqu ‘sont réur
‘gramme, “ forme pt ‘‘ en mouv ‘l'auteur “ des prod : conserva
MM, ] la Société talemont q
aino période,
dée (n'appa-
8 pou élevé
mes très bé.
) 119 CPR rOr-
u élevé (aui, jusque-là, ion on une té bénigne,
ncier le bae de seruin facilement guère avec nération se
l'agent de
ns une çul-
5 heures la es en mag
a psittaco- .
anto et les tion tout à y deux ba.
ut 8e:
; d'aurics 11," Ja 8! N- ‘‘jque le fau: out SONG ;:5,>
‘ vonus à «5 procurer un serum de chèvres environ 10 fois plus éner. ‘gique sue le serum dos convalescents de fièvre typhoïde”; ce serum était tiré à 2 milligrammes et conservé avec une solution phéniquéo “à un demi pour 100, Pour que l'action de l'acide phénique ne “ puisse intervenir, les auteurs diluaient cette solution dans du ‘bouillon au quarantième, Chaque expérience était contrôlée par ‘‘ une solution aussi étendue de serum anticholérique de chèvres Le également additionnée d'acide phénique.
‘1 ce. de serum typhique ou cholérique étendu est additionné ‘de 2 milligrammes de la culture en question et mis à l'étuve à 37°, ‘ Parfois on peut déjà au bout d’une heure constater à l'œil nu des ‘ modifications qui augmentent de plus en plus et atteignent leur “maximum au bout de 4 heures pour disparaître ensuite et au bout “ de 24 heures les doux serams présentent le même aspect trouble, les différences qui existaient entre eux au début s'étant effacées.
‘© Dans le serum typhique traité par la culture typhique les ba- “ cilles sont réunis en flocons blanchâtres,fins déposés le plussyuvent “au fond du tube ; le liquide qui surnage est légèrement trouble ou ‘même tout à fait transparent, Par contre le serum cholérique ad- “ ditionné de la culture typhique est uniformément trouble.
“ I/examen des 2 s:rums dans la goutte pendante donne éy1le- “ ment des différences, très facilement reconnaissables, Les bacilles “ typhiques ensemencés dans du serum typhique sont immobiles et ‘“sont réunis en amas. Dans le serum cholérique titré à un demi milli- “ gramme, les cultures typhiques forment un trouble intense et uni- ‘ forme provoqué par une quantité considérable de bactéries qui sont ‘en mouvement constant, Les variétés coli-bacillaires examinées par “ l’auteur n'ont pas donné les mêmes résultats ; qu’elles sécrétassent “ des produits acides ou alcalins, les variétés mobiles de coli-bacille ‘ conservaient leur mobilité parfaite dans le serum typhique.”
MM, Landauzy ot Griffon, d'après une communication faite à la Société de Biologie, le 6 novembre 1897, ont prouvé expériméntalemont que la mère pouvait transmettre le pouvoir agglutinatif à
de M, Talamon, ün cas de ce genre,
M. Mossé à constaté la transmission du pouvoir agglatinatif de la mère au fœtus, par le placenta.
La réaction agglutinante apparaît dès le septième ou huitième jour de la maladie, Willies et Batile l'ont constatée dès le troisième jour chez deux malades, dès le quatrième Jour chez un autre. Quelquefois, elle retarde, comme le prouve une observation de Gasser qui ne la constata qu'au vingtième jour,
Les personnes qui ont eu la dothiénentérie peuvent conserver un serum agglutinant pendant plusieurs années ; Un ancien typhi que donna même la réaction après 27 ans de l'attaque de la maladie. 1
Comme la réaction peut apparaître tardivement, il est nécessaire de repeter souvent le séro-diagnostic, avant d'affirmer son diagnostic. Un seul examen du serum d'un typhique exposerait à des erreurs nombrouses, ‘ La réaction, dit Widal, peut faire défaut à un premier examen et apparaître le lendemain ou les jours snivants ; elle peut être retardée, aussi n'ai-je jamais cessé de répéter, qu'en présence d’un résultat négauf fourni Pas le serum d'un mala. de suspect, il ne faut jamais négliger de répéter l'examen les jours suivants, | À :
Erhlich découvrit en 1882, la réaction diazoïque des urines. Ce phénomène remarquable est un des signes les plus constants de fièvre tynhoïde, et se manifeste principalement entre le cinquième et.le vingt-unième jour de la maladie, Nous étudierons tout au long ce procédé, qui ne regarde pas l'analyse microscopique, dans un travail que nous devons publier sur l'examen des urines au point de vue du diagnostic des maladies infectieuses,
Denaeee
l'enfant par l'altaftoment. M. Castaigne a obscrvé, dans lu ‘clinique
Let muqueus mésentér tion de |:
vivant,ot La prem que et m tisfactior
Let d'uniline, de méth; coloratio
ploie la n
Les aussi lu f
Le b plus ; no Strauss, certaines pour le p
(1 Mét lo On let de genti:
20 On1 nures, et ulc o Once nitrique à :
une teinte g 40 On!
miné au mic lorante du G bleu.
ns la ‘clinique
rglatinatif de
Ou huitième !
s le troisième autre, Queln de Gasser
it conserver ncien typhide la mala-
, il est néffrmer son Xposerait à aire défaut s jours suide répéter, d'un malaon les jours
les urines.
nstants de cinquième at au long dans un u point de