PEN A
Le bouillon, ensemencé par du bacille typhique, se trouble d'une manière uniforme, et offre, macroscopiquement, un aspect moiré spécial. A cette culture en bouillon, si l’on ajoute quelques gouttes de serum d'un typhique, il se forme au fond du tube un précipité blanchâtre dû à l'agglutination et à l'immobilisation des bacilles. C’est le séro-diagnostic de Widal,
La résistances du bacille tyÿphique dans les cultures est peu ac centuée, D'après Sternberg, une culture de bacille d'Eberth, qui serait portée pendant dix minutes à une température humide de 37°C, deviendrait complètement stérile. D'un autre côté, le bacille typhique vit à + 3° C, et même lu congélation n'a aucun effet sur cet agent infectieux, Si les cultures sont exposées à la lurnière.du soleil, elles perdent la propriété de se développer.
Le bacille d’Eberth, se développant dans un milieu favorable, séerète des prouuits solubles dont une partie, bien étudié par Brie. ger, a été appelée ’yphotoxine. M. Chantemesse, en cuitivant le bacille typhique sur un milieu composé d'extrait de rate ct de moelle osseuse, auxquels ‘ait ajouté une petite quantité de sang humain défébriné, a obtenu une toxine qui se trouve au maximum de concentration du cinquième au sixième jour de la culture, et qui disparait du douzième au quinzième jour environ. Cette découverte de M. Chantemesse est le premier pas vers la séro-thérapie de la fièvre typhoïde ; connaissant le microbe et la toxine qu'il «écrète, il sera plus “facile d'obtenir une subtance spéciale, une antitoxine qui agira à la fois sur le microbe et sur le poison qu'il élabore.
Divers microorganismes, par leur aspect et par leurs caru:tères, offrent certains points de ressemblance avec le bacille d’Eberth. Le coli-bacille et le bacille de la psittacose sont ceux qui se rapprochent le plus de l'agent spécifique de la dothiénentérie.
Différent milieux de culture on été broposés pour obtenir d'une manière efficace et pratique le diagnostic différentiel entre le colibacille et le bacille d’'Eberth.
M. Ramon, se basant sur le fait que la rubine acide 80 décolore en milieu alcalin, ajoute à de Ja gélose ordinaire de lu lactose à 4 pour 100 ; en ÿ udditionnant un peu de rubine et aussi du car bonate de soude, 1] obtient un milieu incolore, Ensemencé sur 6e produit, le coli-bacille donne naissance à de l'uci lore en rouge ce milieu de culture, remment et luisse le milieu incolore,
M, Lucien Robin, dans le même but, ajoute une solution de bleu soluble, décoloré ar la potasse, à un milieu pe toné ut lavtosé, Ù Ù Pep La coloration bleue apparaît quand la lactose décomposé a donné naissance à un milieu acide qui fait réapparaître la coloration bleue lorsqu'il s'agit de coli. La Coloration bleue n'existe pas avec le Lbucille d'Eberth, L'auteur emploie la formule suivante :
de succinique qui reco.
Le bacille d'Eberth uit diffé.
Gélose.
DEP COTET teens 8 grammes.
Peptone COL res snbmrér once — Phosphate de soude... O0 gr, 10, Bleu soluble à 1 pour Muse: L'où AT D 250 grammes,
Potasse normale décime........….
35 CC, environ, Stérilisation à 115° pendant 5 à 10 minutes.
Ajouter sucre de lait 10 grammes, filtrer, Stérilisor à 1052,
Trois caractères principaux distinguent le coli bacille du bacille tyrhique, Le premier fait fermenter la loctose, le se
cond n'a aucun effet sur cette subtanco ; Celui-ci ne produit pas de Jiindol dans les
Cultures, tandis que celui-là en donne abondai coagule sous l’action du :coli-bacille cille d'Eberth,
nment ; le luit se > C6 qui n'arrive pas avec le ba
Cependant ces différences ne sont pas absolues, et certuins parasites du groupe des paracolibacilles offrent beaucon avec l'agent pathogène de la fièvre typhoîde et sembler