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M. Lyonnot (Lyon) se sert de bouillon animal, dégoloré. par le noir animal, et y ajoute 1°/,. d'acide phénique et 20 °/,, de lactose plus un peu de rouge du Congo. Sur ce milieu, le bacille typhique et le coli bugille peuvent seuls se développer, và l'existence de l'a. cide phénique. Le bacille d'Eberth,ensemencé, ne fait pas fermenter la lactose, et trouble le bouillon qui reste rouge ; au contraire, le coli-bacille fait fermenté la lactose, et par la naissance d’adide lactique, le bouillon devient violet.
M. Pierkowski ajoute de l'urine aux milieux de culture suivants : bouillon, gélatine et agar.
‘ Pour le Premier, on dissout 50 centigrammos de peptone ‘ dans 100 parties d'urine ; la solution est filtrée dans des tubes à ‘“ essai,10 ce. par tube, Les tubes sont stérilisés en les chauffant pen- ‘dant 2 jours de 10 à 15 minutes, |
‘* L’urine-zélatine est préparée de même en ajoutant en plus 10 “à 12 pour 100 de gélatine.
“# Dans l’urine-agar, 2 pour 100 d'agar remplacent la gélatine.
‘© Sur tous ces milieux, le coli-bacille donne une culture plus ‘rapide et plus riche que celle du bacille typhoïde dont le dévelop- “ pement paraît retardé."
MM. L. Thoinot et George Brocardel, pour obtenir le diagnostic différentiel entre ces deux microorganisnes, emploie da bouillon peptonisé contenant de l'acide arsénieux, dans la proportion de 1 centigramme pour un litre. Le bacille d'Eberth ne peut pousser sur un milieu additionné d'une petite quantité d'acide arsénieux, tandis que le coli-bacille se développe dans du bouillon contenant même 1 gr. 50 d'acide arsénieux pour 100) grammes.
Comme le bacille typhique, le bacille d'Escherich se laisse décolorer par le Gram, et possède aussi quelques cils, à peu près 2 ou 3. Il se laisse colorer pur le bleu de Kuhne et le rouge de Ziehl,.
Dmochovoski et Janovoski donnent les procédés suivants pou différencier le coli-bacille du acille d'Eberth :
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Dans une culture fraîche, les Mouvements du bacille ty- “’phique sont toujours assez marqués ; ceux du coli-bacille sont “ nuls ou à peu près.
“ 2° Les bacilles typhiques, en cultures fraîches, possèdent tou “ jours de nombreux flagella, jusqu’à dix ; le coli-bacille n’en a sou- ‘ vent qu'un ou deux.
“3° Les cultures de bacilles typhiques, mélangées avec du ‘lait, ne le coagulent pas, ce que ne manqueraient pas de faire les “ cultures du coli bacille ;
“4° Dans un bouillon de culture contenant 2 pour 100 de gly- ‘‘cose, le bacille typhique ne fait dégager aucun gaz y
‘5° Quand on cultive le bacille typhique sur de la gélatine ‘ additionnée de 2 pour 100 de glycose et mélangée avec de la tein- ‘ ture de tournesol, le milieu de cultnre recevant le bacille d'Eberth ‘ met 6 à 8 jours poux rougir ; ensemencé avec du coli-bacille, il ‘ rougit après 24 heures :
6° Dans la gélose contenant 2 pour 100 de glycose, le bacille “ typhique produit à peine quelques bulles gazeuses, tandis que les “autres microbes désagrègent le milieu de culture ;
“7° Sur un milieu contenant 1 pour 15000 de formaline le “ bacille typhique ne pousse pas, tandis que le coli-bacille se déve- ‘ loppé sur un milieu en contenant 1 pour 3000.
“ Les auteurs ont encore utilisé la réaction de Kitasato pour “ l’indol et les procépés colorants de Nüggerath et Gasse,
Un autre microorganisme, /e bacille de la psittacose possède beaucoup d’analogie avec le bacille d'Kberth ; comme celui-ci, il ne prend pas le Gram et ne fait pas fermenter la lactose.
La psittacose est une maladie infectieuse se développant chez es personnes qui sont en contact avec des perruches malades, Les caractères cliniques de l’&ffection sont cenx d'une pneumonie infectieuse, avec état typhoïde, Cette maladie est rare chez l’homme, et est encore à l'étude. Le sérum d’un typhique agglutine le bacille
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de la psittacose,mais d’une manière tout à fait ditérente, et réciproqgnement. Gilbert et Fournier ont donné des règles précices pour arriver à reconnaître le bacille d'Eberth du bacille de la psittacose, découvert par Nocard.
MM. Widal et Sicard, se .basant sur le fait qu'une goutte de sérum typhique ajoutée à 10 gouttes de culture en bouillon de bacille d'Eberth donne une agglutination nette, a obervé que le baville de la psittacose possède, dans les mêmes conditions, une agglutination beaucoup plus lente, Si le serum est dilué, la réaction agglomérante se fera encore avec le bacille typhique, tandis qu'elle aura complètemént disparue avèc le bacille de Nocard.
M. Lesage, dans une communication faite devant la Société de Biologie, le 16 octobre 1897, a insisté particulièrement sur le groupe nombreux et disparate des coli-bacilles. Par la méthode expérimentale, il a prouvé que le sérum typhique n’agglutine ni le colibacille normal, ni le coli-bacille infectieux. Il prétend même que le coli-bacille qui engendre chez les nourrisons ces entérites mortelles appartient à une race particulière et que le sérum de ces enfants malades ne peut l'agglutiner qu’imparfaitement ; suivant cet auteur, le coli-bacille en question diffère du coli-bacille de l'adulte.
La réactica agglutinante sert avantageusement à déceler la
présence du bae.lle typhique dans l’eau,
M. Wyatt-Johnston, de Montréal, (1) se basant sur le fait qu'une injection de bacilles typhiques, morts on vivants, pratiquée chez des animaux, produisait chez ces derniers la réaction agglutinante, rechercha le bacille d’Eberth dans l’eau, et fit duns ce but les expériences suivantes :
& 1 centimètre cube de bouillon de culture de bacille typhique it fat introduit dans un flacon contenant 2 litres d'eau, prise au robi- Cette eau donnait, par centimètre cube, onze
“ net du laboratoire.
# mitlo colonies sur gélatine, à la température de la chambre,
{) New-York Medical Journal, 1897, 5 juin.
ss: BE
‘Après avoir agité le flacon, un centimètre cube de l'eau ainsi ‘infectée fut versée dans un autre flacon contenant également 2 “litres d'eau ordinaire, Celle-ci représentait alors une dilution du ‘ bouillon de culture primitif, à 1 pour 4 millions. Un centimètre “ cube de cette dilution fut alors placé dans 5 centimètres cubes de ‘bouillon ordinaire peptonisé, et mis à l'étuve à 37° pendant vingt- ‘quatre heures, Ce bouillon fut ensuite stérilisé pendant une heure “à 65° centigrades, et enfin injecté dans la cavité péritonéale d'un ‘“ lapin.
‘ L'injection fut très bien supportée et ne provoqua qu’une ‘légère diminution de poids. Lo sang, examiné huit jours après, ‘‘agglutinait parfaitement. Examiné avant l’inoculation, il ne pos- ‘sédait pas la propriété agglutinante pour le bacille typhique, Le ‘sang d’un animal témoin, inoculé avec 5 centimètres cubes d’un ‘bouillon de culture, ensemencé avec là même eau que précéde ‘ment, non additionnée de culture ty ‘* réaction.”
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Ces résultats ne sont Pas encore difinitifs, et l'auteur entend prouver par des expériences nouvelles l'efficacité de sa méthode. Il : conseille d’injecter plutôt des lapins que des Cobayes, parce que
ceux-là parviennent à acquérir plus vite la réaction ayglutinante,
Il faut commençer par de petites doses, car autrement la santé de l'animal pourrait être compromise, M. Grimbert, devant la Soviété de Biologie, le 1
9 ma. 1894, a préconisé la méthode suivante pour la recherche du
baciile typhi.
que dans l’eau lorsqu'il se trouve accompagné du coli bacille :
“ J'ai cherché, dit-il, s'il était possible de retrouver ce microbe ‘dans les caux, lorsqu'il se trouve accompagné du coli-bacille.
‘ Dans une première série d'expériences, un ballon d’eau ordi. ‘{ naire stérilisée fut additionné d'un centimètre cube d’une culture “ de bacille typhique provenant d'une rate humaine, et d'un centi. *! mètre cube d'un coli-bacille isoté de l’eau dein Vanne, Deux jours “après, l'application du procédé Péré limité à un seul passage
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“ phéniqué ne donne qu'une culture pure de coli-breille sans trace “ de bacille d'Eberth. En supprimant le passage phéniqué pour en- “ semencer l’eau dans du bouillon qui servait ensuite à faire deb “ plaques, toutes les colonies étaient encore constituées par le seul “ coli-bacille, donnant de l’indoi dans les solutions de peptone.
* Dans une deuxième série d'expériences, un litre d'eau ordi- ‘‘ naire stérilisée reçut un cent, cube d’une culture de bacille typhi- “ que et deux gouttes de coli-bacille. Trois jours après, les plaques ‘{ préparées avec cette eau directement ou après passage par bouil- ‘ Jon ne donnent que du coli.
“ Un ballon témoin ensemencé avec le même bacille typhique “ a donné des cultures florissantes, Ce n’est donc pas lechangement ‘‘ de milieu qui à empêché le bacille d'Eberth de pulluler äans l'ex- “ périence précédente,