RECHERCHE
En face de tout écoulement urèthra!, comme nous l'avons dit précédemment, il faut de toute nécessité recourir aux méthodes bactériologiques qui sont, dans la recher
che du gonocoque, à la portée de tous les praticiens.
" (a) Examen bactériologi,
On recueille au méat urinaire une &outte de pus qu’on étend
en une couche très mince sur une lame, Aussitôt quela Préparation
est sèche, on y répand de l’éosine, solution colorante qu'on laisse deux minutes au plus ; on lave à grande eau et on colore de nouveau la pièce avec du bleu de méthylène (de Læffler), Une minute après, on lave la préparation et on la laisse sècher. Ce résultat ob. tenu, on porte la lame sous le microscope, en ayant sin d'y mettre une ou deux gouttes d'huile de cèdre. Te &onocoque se reconnait à sa coloration bleue, à son Sroupement par deux ou par quatre, à sa situation dans les éléments cellulaires, et à sa forme rénale,
S'il y a doute, on prépare un» nouvelle pièce qu'on colore avec
le bleu de Lœffier ou du violet de gentiane et on lu soumet pendant
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près de trois minutes à l'action décolorante de la soiu (méthodé Gram) durant 2 à 4 minutes,
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facilement. Après lavage de la préparation dans de l'alcool absolu, on recolore avec du bleu de Læffler, et l'on constate que le diplocoque de la blennorrhagie se recolore très vivement, tandis que les autres microorganismes prennent une teinte bleue moins prononcée.
Chez la femme, on recueillera le pus avec une anse de platine, stérilisée préalablement à la flamme d’une bougie.
Dans la double coloration des cellules et des microbes, obtenue par l'emploi du bleu de méthylène et de l’éosine, les cellul:s apparaissent en rose pâle et les agents microscopiques en bleu plus ou moins intense.
Dans la récoloration, on put employer iadi%éremment le bleu de méthylène ou la vésuvine. Avec cetie substance colorante, si l'on a primitivement employé du violet de gentiane, le gonocoque apparaît en brun foncé, los cellules en brun clair, et les autres microbes en violet.
Si l’on vent chercher à différencier le gonocoque des autres diplocoques de la même préparation, on doit alors employer la méthode de Legrain qui consiste à colorer la pièce avec la solution d’Erlich, et, après lavage, à la soumettre à l’action du Lugol. L'alcool décolore ensuite d'abord les cellules,puis les noyaux des globules et des cellules puis les gonocoques et en dernier lieu seulement les autres buctéries et les faux gonocoques. (Trouessart).
En résumé ; l'examen bactériologique du gonocoque consiste en trois procédés principaux :
1° La coloration (violet de gentiane, bleu de méthylène, solu-
tion d'Erlich.)
2° La décoioration (solution iodo iodurée). (1)
3° La récoloration (bleu de méthylène, vésuvine, etc.
(1) Formule de la solution iodo-iodurée de Gram ; MR En Sri nine CEST i granime, Iodure de potassium......... 2 grammes, Eau distillée................. 800 grammes.
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(ë) Ensemencement.
Dans la recherche du &onocoque, il n’est pas nécessaire de re. courir à la culture, car l'examen bactériologique donne toute l'exactitude possible et nermet de prononcer un diagnostic précis ;
mais quelquefois, il peut y avoir doute, et alors, il faut de toute né. cessité recourir à l'ensemencement.
Les meilleurs milieux, qui ont été proposfs pour le développe. ment expérimental du BOnoCoque, sont la gélatine acide de Torro (gélatine ordinaire non alcalinisée), la gélose, le bouillon stérilisé.
Le gonocoque ne se cultive pas facilement, et quand il se déve. loppe, ses colonies sont peu abondantes, Les autres diplocoques, au contraire, possèdent une grande vitalité et s'accroissont très rapidement.
La gélatine de Torro permet de reconnaître le gonocoque, vu
que les autres diplocoques ne peuvent s'y développer, Sur gélose à 33°, après vingt heures, ‘ la goutte de pus dépo- ‘‘ sée à la surface du milieu nutritif est devenue une masse peu con- “ sistante, friable ; les &O0noCoques continuent donc leur développe. “ ment au sein des éléments du pus pendant les premières heures. “ Ces derniers disparaissent, la colonie s'étend sur lu gélose, en ‘ donnant à la trentième heure une auréole mince, ciaire, transpa- “ rente, régulière qui sélargit de plus en plus et atteint 3 à 4 milli. “ mètres de diamètre à la fin du troisième jour, L'aspect de la ‘“ culture est vernissée, luisant et plutôt sec qu'humide, Plus tard, ‘ autour du cercle primitif, se développent des cercles secondaires “ beaucoup plus petits, La Préparation peut aller jusqu'à acquérir ‘3 centimètres de diamètre,” (Delefosse).
Sur sérum, le gonocoque se développe mieux que sur les autres milieux, Wertheim ntilise le sérum humain recueilli dans le placenta,
Placées à l'étuve, sous une température de 33° à 37° C, les culures présentent, au bout de quelques heures, do nombreuses colo. uies, sous forme de saillies nettement tranchées, à surface brillante.
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Le bouiilon stérilisé rert à différencier le gonocoque de l'orchiocoque qui trouble le houillon au bout de vingt-quatre heures, tandis que le gonocoque ne produit ce résultat que trente heures après l'ensemencement.
Pour obtenir des cultures pures, il faut se servir du pus provenant d'une blennorrhagie commençante ; après trois semaines, de nombreux microbes se développent en même temps que le gonocoque, et rendent l'examen de la culture tout.à-fait nul,
Suivant M, de Christmas, ‘‘ l'ensemencemert du gonocoque en ‘* milieu liquide, composé de 1 partie de sérum d’ascite pour 3 par- “ ties de bouillon peptonisé et 1 pour 1000 de glucose, permot d'ob- ‘“ tenir un développement vigoureux de ce microbe, Les cultures ‘“ restent en vie de buit à dix jours, et il se forme des produits tox- “ iques, qui se retrouvent en partie dans les corps des gonosoques ‘ morts, en partie dans le milieu de culture,d'où on peut les extrui- “ re soit en précipitant la culture avec l’aicool (la toxine est alors “ précipitée en même temps que l’albumine), soit en évaporant :la “ culture en présence de la glycérine à busse température,”
M. Steinschneider a proposé l'agar-jaune d'œuf comme milieu de culture pour le gonocoque. Si l’ou ensemence ce milieu avec une culture pure, et qu'on l’expose à une température de 37°, il donne, an bout de vingt-quatre à quarante-huit heures, de nombreuses colonies de gonocoques. (1)
Le docteur Adriani, de Naples, emploi un nouveau milieu, composé d'agar-pepto-glycerine et d'urine acide. Il prétend avoir obtenu de bons résultats.
(c) Ænoculations.
Ce procédé, n’est usité que dans les laboratoires et par consé- PAP RER SR Nr
(1) M. Steinschneider prépare ce milieu de la manière suivunte ;
Un jaune d'oeuf de poule est additionné de trois fois son volume d eau stérilisée.
De ce mélange, préalablement agité avec énergie, on pread 20 grammes, qu'on addi-: | tionne de 10 grammes d’une solution de biphosphate de soude à 20 pour ,100, et de 90 4
grammes d'agar, à 2 1-2 ou 3 pour 100, On-verse le mélange dans des tubes, et on le laisse se solidifier.
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— 96 — À quent n'est pas d'une grando utilité dans la recherche du gonoco-
que, au point de vue du diagnostic.
Expérimontalement, la toxine gonococcique, obtenue par la culture, produit chez les animaux auxquels elle est injectée, à peu près les mêmes phénomènes que produirait une inoculation faite avec du pus gonorrhéique, :
Le lapin, le cobaye et la chèvre sont les animaux qui répondent le mieux à cer injections expérimentales de toxine gonococcique.
On peut produire, chez ces anitnaux, un certain degré d'im-
muuitiou, en leur injectant pendant un temps plus ou moins long plusieurs litres de toxines, Par une accoutumance graduelle à cotte toxine,leur sérum parvient à neutraliser les propriétés phlogogènes de la toxine gonococcique,
je | rche du gonoco -
obtenue par la t injectée, à p:
noculation fuite
x qui répondent >nococcique.
in degré d'imou moins long raduelle à cette és phlogogènes