‹ Les maladies infectieuses [microforme]Chapitre 18 sur 19 · WEST MAIN STREET · texte numérisé non relu

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Mais ces saprophytes offrent peu de résistance et ne produisent que rarement de la suppuration uréthrale.

Cependant les différences qui existent entro le gonocoque et

les diplocoques de l’uréthrite simple sont peut être plus apparentes que réelles,

Il se peut ‘“ que des données nouvelles, comme celles qui ten.

“ dent à se faire jour, à savoir — que la spécifité vient de moins en “ moins de l'espèce dont le rôle tend à s'effacer et de plus en plus ‘ du poison, dont le rôle grandit de jour en jour — viennent démon-

“ trer que le gonocoque n’est que le saprophyte transformé en pa- ‘{ thogène, grâce à une diastase qui, ainsi que l'a démontré Buchner, “se grefferait sur lui, Quand à la symptumatologie, est-elle diffé. “rente de celle de l’urétrite &onococcique ordinaire ? On a pré- “ tendu que la réaction de la muqueuse était moins

considérable, “ l'incubation plus courte, la douleur à la miction

et à l'érection ‘© moins vive, le pus moins jaune, moins abondant, etc. Cette diffé.

*‘ rence est peut être plus apparente que réelle, car de même qu'il “y a des blennorrhagies bénignes, il peut y avoir des uréthrite go- “nococciques plus ou moins graves,” (Eruud),.

Parmi les cocci pouvant provoquer l’uréthrite simple, MM. Eraud et Hugauneneg ont décrit, en 1892, un diplocoque se rappro- Chant beaucoup, par ses caractères morphologiques du gonocoque

de Neiïsser, et qu’ils ont appelé orchiocoque, Nous en reparlerons plus loin,

Le gonocoque n’agit Pas seulement par sa présence, mais aussi par lu toxine qu'il secrète, M, de Christmas (de Paris) a injecté expérimentalement quelques gouttes de toxine Sonococcique, obtenue par certains milieux de cultures dans l’urêthre d’un homme, et a provoqué toutes les symptômes d’une véritable blennorrhagie : sensation de picotement, caisson au passage de l’ purulente, etc,

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‘ Cette: réaction inflammatoire de la &onotoxine, ajoute de “Christmas sur la muqueuse uréthrale saine de l’homme est carac.

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‘ téristique pour le gonocoque ; elle permettra, à l'avenir, de faire

‘ le diagnostic du gonocoque dans les cas de culture douteuse, et | ‘on pourra, par ce moyen, éviter l'injection de cultures vivantes | “ de gonocoques daus l'urèthre humain, dans le seul but de se ren- | “ dre compte de l'authenticité de la culture.” |

DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL

{ Comme nous l'avons déjà dit, les uréthrites non gonococciques | Î

véritables sont rares.

L'orchiocoque est ordinairement l'agent de ces inflammations

uréthrales, dont l'intensité ot la durée sont de beaucoup moindres que celles de l’uréthrite blennorrhagique. Ce microorganisme vit à i l'étac de parasite dans l’urèêthre normal,et, sous des causes diverser, peut devenir pathogène. Sa forme ressemble à celle uu gonocoque, et se laisse également décolorer par le Gram. Sa présence, presque constante, dans tout écoulement uréthral prête à de nombreuses erreurs ; cependant, par le moyen de la récoloration qui est plus vive chez le gonocoque, et par la culture sur divers milieux qui est plus active chez l'orchiocoque, et surtout par le rapprochement des

symptômes cliniques avec les données bactériologiques, on peut { arriver à ditférencier ces deux microbes. je En présence de tout écoulement de l’urèthre, on doit se deman- |

der si cette sécrétion purulente n'est pas produite par un chancre du canal, par des vésicules d'herpès ou par une balano-posth.te. Chez la femme, le diagnostic est beaucoup plus difficile que chez

l'homme, parceque les organes génitaux sont souvent le siège d'inflammations plus ou moins intenses, produisant d’abondantes sécrétions muco-purulentes. Aussi un praticien doit-il toujours soumettre à l'examen bactériologique toute sécrétion purulente provenant des organes génitaux de la femme ; il y découvrira sans peine la cause spévi fique de ces vaginites, de ces méirites, de ces salpingites, qui sont si rebelles à bien des méthodes de traitement, faute d'en

connaître l'origine gonococcique.

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Dans le cas de blennorrhagie chronique, on peut parfois con. fondre l'écoulement uréthral avec celui produit par l'orchite tuberculeuse et par Ja tuberêulose prostatique, mais l'exploration des testicules et de la prostate permettra do reconnaître la véritable nature

de cet écoulement.

Dans les forines aiguës de la blennazrhagie, avant d'avoir ro- Cours aux lavages, il faut toujours rechercher le gonocoque dans la secrétion purulente provenant de l’urèthre antérieur : dans les formes chroniques, il faut de plus examiner l'urèthre postérieur,

Cet examen bactériologique sera répété plusieurs fois, avant d'en venir à une conclusion définitive ; ceci est un peint essentiel,

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