‹ Les maladies infectieuses [microforme]Chapitre 7 sur 19 · RECHERCHE · texte numérisé non relu

RECHERCHE

L'examen bactérioiogique des fausses membranes diphtéritiques est peu compliqué et, pour ainsi dire, à la portée de tous.

Le praticien, appelé auprès d'un cas de diphtérie, peut recourir d’abord à l'examen microscopique d’une parcelle des fausses mem.

branes, ou mieux à l’ensemencement de cet exsudat sur du serum

solidité, Le premier procédé, quoique pratique, ne donne pas un résultat définitif et laisse toujours un certain doute dans l'esprit du médecin désireux d'établir un diagnostic certain, L'ensemenco. ment sur serum, suivi de l'examen microscopique, étudiant ainsi, une à une, les différentes colonies de bactéries qui peuvent se déve. lopper sur ce milieu de culture, procurera beaucoup plus de satis. faction et, de plus, nous révelera Je nombre et la qualité des asso. ciations microbiennes qui seraient venues

augmenter la virulence du bacille de Klebs Leœffer.

(d) Examee microscopique.

Avec ce procédé, il suffit de recueillir, avec un fil de platine } stérilisé à la flamme, une parcelle de la fausse membrane et d’en faire un frottis sur lame. Quand cette couche mince aura été séchée à une douce chaleur, on colorera cette pièce avec le bleu de Roux (D) ou le bleu de Læftler, ou encore avec le violet de gentiune, On laissera l’imprégnation se faire pendant une ou denx minutes, puis on lavera la lame à grande eau, Quand la pièce à examiner sera

séchée, on y mettra une ou deux gouttes d'huile de sèdre, et on le ? portera sur le champ du microscope.

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(6). Ensemencement

Le médecin se procurera deux ti es de serum coagulé et un äl de platine ou simplement une broche à tricoter. En tenant un tube entre le pouce et l'index de la main gauche, et le fil ou la broche, qui auront ‘té préalablement stérilisés à la flamme d’une lampe à alcool ou d’une bougie, entre le pouce et l'index de la main droite, il enlevera le bouchon du tube avec le medius et l'annulaire de la main droite, et pratiquera sur le serum, avec le fil, ou la broche qui auront été porté sur les fausses membranes, des stries parallèles. Il rebouchera hermétiquement le tube, qu'il aura eu soin de tenir un peu penché pendant l'opération, et: procèdora de la même : manière à l'ensemencement du second tube, sans recharger le fil ou la broche. les deux tubes seront ensuite portés à l’étuve sous une température n'excédant pas 37° C

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Le bureau de santé de Montréal fournit aux médecins un tube renfermant un tampon d'ouate stérilisée, lequel tampon est maintenant à tige métallique. Avec cette ouate, le médecin recueille une parcelle de la fausse membrane, et après avoir fermé hermétiquement le tube, il envoie le tout au laboratoire municipal pour y être examiné,

examiner sera èdre, et on le ?

Ce procédé est très pratique et donne des résultats des plus 8atisfaisants, mais l'emploi des deux tubes de serum solidifié est plus avantageux en ce sens qu'il permet de fuire l'ensemencement de la fausse membrane au moment même de sa prise, et un auteur alle. mand, Giucksmann, insiste fortement sur ce détail,

Les deux tubes de serum, après avoir été placés à l'étuve, main. tenue à une température de 37° C pourron: être soumis à l'examen microscopique à peu près vingt à vingt-quatre heures après ; la bacille de Læffler se développe abondamment, sous une température

8 la solution B, elle-ci à gande

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de 35° à 37° C même après dix huit heures ; à 42° C, le développe.

ment de la culture s'arrête,

À l'examen microscopique, les colonies du bacille diphtérique sont très reconnaissables à leur couleur blanc grisâtre, à leur forme arrondie, et à leur centre opaque. Pour l'examen microscopique, il suffira de transporter sur une lame, à l’aide d'un fl de platine stérilisé, une parcelle de la colonie et l'on colorera la pièce suivant le procédé que nous avons précédemment décrit,

Pour obtenir des cultures pures, il sufii de recueillir avec lefil de platine un fragment de la colonie et de le diluer dans du bouil. lon stérilisé, Avec uno goutte de ce dernier milieu de culture on ensemencera un ou degx tubes de serum, qu'on placera à l’étuve, à une.température de 37° C. Après 14 houres, les bicilles de Lœffler apparaissent en grande quantité,

La fausse membrane peut être ensemencée sur gélose, mais ce milieu de culture prête à de nombreuses erreurs, car d’autres mi. crobes s’y développent en même temps que le bacille diphtérique, Celui-ci y apparaît sous forme de petites taches blanches ; l'examen des colonies ne doit se faire qu'après 48 heures,

Sur bouillon, l'agent pathogène de la diphtérie forme des gru: meaux blanchâtres qui s’attachent aux parois du tube ou qui tombent au fond. Le bouillon s'acidule d'abord, et rédevient alcalin: Sur gélatine, le bacille forme des colonies sphériques,

L'ersemencement, suivi de l'examen microscopique des colo: nies, une à une, est le seul moÿen qui permet de différencier avec ln plas grande certitude les fausses membranes diphtériques de celles qui sont produites par divers agents microbiens, tels que le staphylocoque, le streptocoque, le coccus: Brisou, le Pneumocoque, ete,

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Même après vingt-quatre heures, le streptocoque forme sur le serum des colonies pointillées ; le staphylocoque cherche plutôt à s'étaler en trainées rubanées. Un gros coccus apparait quelquefois presqu'en mème temps que le bacille diphtérique, mais sa présence est facile à constater, va qu'il liquéfie le serum,

En résumé, le praticien doit examiner, une à une, toutes ces diverses colonies qui naissent sur le serum solidifié, dans ces vingtquutre heures d'exposition à l'étuve,et qui pourraient être confondu es avec l'agent spécifique de la diphtérie ; d’ailleurs l'examen microscopique levera tous les doutes, en démontrant nettement la différence des cocci et des bucilles,

Comme nous l'avons déjà dit, le pronostic change d'après ces diverses associations, et celles-ci sont toujours en rapport constant avec la réalité pathologique, observée à l'examen clinique. T’observateur série1x, associant son diagnostic, basé sur les symptômes extérieurs, à celui obtenu par l'examen des cultures, verra la cuïncidence parfaite des associations du bacille Læffiler avec les désordres constatés ch: la personne atteinte de diphtérie. Il pourra alors, sur ces données scientifiques, énoncer un pronostic précis et instituer un traitement ad hoe.

D'après les différents milieux de culture, la forme dü bacille

diphtérique varie, comme le confirme, d’ailleurs, les intéressantes expériences de MM. Ferré et Creignon. Ces savants, avec du bacille court, ont obtenu des bacilles courts et des bacilles moyens, Ceux-ci ensemencés de nouveau ont produit des bacilles longs, sauf

‘sur bouillon, où ils ont donné naissance à des bacilles courts, Le

bacille long, sur du bouillon peptonisé, a produit du bacille court. En conclusion de tous ces faits, le praticien devra, dans son examen microscopique, reconnaître comme diphtérique tout bacille présentant une de ces trois formes, ou même ces dernières mêlées,

D'après quelles lois, cet agent microbien affecte.t.il ainsi des différentes longueurs ? La science actuelle ne peut nous le dire,mais

un ÉE

les nombreuses expériences qui se poursuivent sur ce sujet nous dé.

voileront bientôt ce mystère,

Glusksmann insiste avec raison Pour que le classement du ba} eille diphtérique, fait d'après su longueur, s0itabandonné, car celle.

ci varie suivant l’âge, la: nature du milieu, la température, le nom.

bre même des colonies, etc. Il est seulement reccunu que la forme

longue coïncide avec les associations les plus nombreuses, et possède surtout une grande virulence,

ractères, le bacille de Lœffler subit quelquefois, dans les cultures,

certaines formes d'involution, telle que formes de massue, de fu.

seau, etc,

Le bacille Pseudo-diphtérique possède à peu près tous les carac. tères du bacille vrai, dt se trouve dans la bouche et le nez d’indici. dies sains, Sur sérum, il forme des colonies fusiformes, plus blan. ches et moins nombreuses que les colonies di phtériques, à bâtonnets Courts et larges, Il trouble rapidement le bouillon, et le dépot se dépose plus vite que dans un ensemencement fais par du bacille vrai, Il 86 développe à la même température que l’autre, quoique plus

lentement, Sur gélatine, il forme des colonies très abondantes, Sur agar, quand les cultures sont anciennes, il donne à ce milieu de culture une coloration rouge brûnôûtre,

Quelques bactériologistes, comme Roux, Yersin et Escherich, croient que le bacille de la diphtérie et le pseudo-diphtérique n’ap-

partiennent ‘ qu’à une espèce unique, à fonctions biologiques varia.. bles ”,

D'après Lde Massini, il existe deux types de ces bacilles non virulents : un qui acidifie le bouillon neutre, et l’autre qui alcalise nettement ce milieu de culture, Ce bactériologiste croit que le premier est un diphtérique vrai, et que le second est un pseudo-diph. térique véritable, complètement étranger au bacille da Lœffier.

À part de ces trois principaux ca. }

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ce sujet nous dé. Le bacille fusiforme de Vincent peut prêter égalementà de

nombreuses erreurs, et le microscope soul fera connaître la dissemblance qui existe entre le bacille vrai et ce bacille fusiforme, car les signes cliniques sont à peu près identiques. D'après Vincent, ce bacille “ offre deux extrémités amincies ; sa portion moyenne est, au contraire, plus épuisse, Il en existe des formes courtes, partois réunies par deux, bout à bout, Dans sa forme courte, il est souvent infléchi en forme de virgule. Il est parfois plus long et peut devenir même filamenteux, mais il reste reconnaissable, grâce à ses bouts amincis et à son protoplasma habituellement granuleux. Il est, surtout au début de l'angine diphtéroïde très abondant, tantôt dispersé en semis uniforme dans lo champ de la préparation, tantôt groupé en amas confluents, ou même en fuisceaux composés d'éléments divergents et presque radiés ”!

lassement du ba.| donné, car celle.

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Les essais de culture de ce bacille n'ont guère produit jusqu'ici de résultats satisfaisants ; il en est ainsi des inocalations.

M. H. Barbier a étudié un Lacille en navette qu'il a rencontré soit associé au bacille de Læffler, soit à des microorganismes divers Les anyines dans lequelle on rencontre “ce parasite accidentel ” sont des angines véritablement diphtériques ou des angines septiques.

et Escherich, ntérique n'ap- )giques varia.

On a beaucoup discuté sur l'identité de la diphtérie aviaire et de la diphtérie humaine. Le bacille diphtérique aviaire présente les mêmes caractères (culture, formes moyenne, courte et longue), et prend le Gram, comme le bacille vrai. Il possède les mêmes associations. Cette question d'identité est encore à l'étude.

> bacilles non > qui alcalise croit que le pseudo-diph- Lœfiler,

On sait que les bacilles diphtériques, se développant abondamment sur les milieux de culture, produisent une toxine, une toxalbumoso. Celle-ci est obtenue en laissant croître la bacille dans du bouillon au contast de l'air, et cela pendant un temps plus ou moins

iong, un mois, suivant la méthode de M, Yer Courant d'air humide.

Cette toxine n'est pas la même d Pour l'in munisation, l'on ne se sert

Cultures pures ; la toxine obtenue de cultures aux expériences de laboratoire,

M. Uschinsky, dans un tr decine expérimentale, de 1893, décr d’albumine, qui donne pour ainsi di

re de la toxine pure ; il est ainsi composé :

Glycerine,... nee 40 à 50 SR Ne 5à7 Chlorure de nn 0,1 Lactate d'ammoniaque..…........... 10 Sulfute de MAgNÉRIO, ne 0, 2

Biphosphate de TT 1

3.0. de cette vulture filtrée tuo an cobaye de poids ordinaire en 36 heures, Il faut ensemençer ce milieu avec des cultures anciennes, Moiphologiquement, les bacilles sont ident ques à ceux obtenus sur bouillon, Non filtr e, la culture possède Ja même virulence que celle produite sur bouillon, tandis que, filtrée, elle est beaucoup moins active, Les sels de zue ne précipitent pas la toxine et celle-ci demeure dans le liquide.

Si l’on ajoute du sucre,dans Ja de glycose à 5 pour 100, à 75 e.c.

se développe assez 'apidement,

Proportion de 50c.c.d’une solution de bouillon peptonisé, le bacille mais, comme le prouve une expérience de F, Blumenthal faite en février 1897, le bouillon ne produit pas de toxine, Donc le bouillon Peptonisé à 7 pour 100 de snere

empêche ia formation des toxines et devient bientôt acide,

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ans tous les milieux de culture.

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se sert, lui d'un Si l'on ajoute, à 50 c.c. de lait, par exemple, un 4c,c, d'une s0-

lution de bicarbonate de soude à 10 pour 100, le. bacille produira L |

une toxine des plus puissantes ot des plus actives. ieux de culture,

le provenant de ciés sort plutôt

M. Spronck, conseille d'éviter toute acidité du bouillon, si l’on veut obtenir une toxine forte. Suivant lui, le bouillon, fabriqué avec de la viande presque putrifiée, surtout si l’on additionne ce milieu d’un peu de levure de lière, donnera une toxine arrivée à son

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